Heurteau, p. 17U
à la presqu'île de Poume. Ils réapparaissent même au delà de la mer, et dans le Sud de la Grande-Terre avec l'île des Pins, et dans le Nord avec Tîle Yandé et les îles Bélep. La grande surface occupée par ces roches éruptives, comparativement à celle qui est dévolue aux autres terrains, a fait dire à M. Garnier1 que Tîle n'est qu'un amas de roches éruptives, au milieu desquelles subsistent, çà et là, quelques îlots des anciennes formations. On essaiera de décrire, en allant du
THIO : MONTAGNES SERPENTINE USES (L'EMBARCADERE). Photographie communiquée par M. L. Pela tan.
Sud au Nord, l'étendue et le relief de ce pays de la serpentine, le pays calédonien par excellence.
Le plus étendu des massifs serpentineux est celui qui compose toute l'extrémité méridionale de la Grande-Terre calédonienne. Il est limité au Sud et à l'Est par la mer, excepté dans la partie de la cote comprise entre Kouébuni et Ounia, le long de laquelle s'étale en bordure le plateau corallien émergé de Yaté ; à l'Ouest, il est borné par la mer, depuis le canal Woodin jusqu'au mont Dore, et ensuite par la série des terrains sédimentaires depuis le mont Dore jusqu'à Kuenthio ; au Nord, par les mêmes terrains de Kuenthio à Nakéty. Ce massif a 110 kilomètres de longueur moyenne et 30 kilomètres de largeur moyenne, ce qui correspond à une superficie ^environ 3300 kilomètres carrés (330 000 hectares), plus que l'île de la Réunion tout entière.