Et non 1547 mètres comme Pindiquent les anciennes cartes
majestueux qui est par l'altitude le second sommet de l'île et a longtemps passé pour le plus élevé * : son flanc oriental est beaucoup plus abrupt que son versant occidental*.
En tout cas, battu par les flots comme au plateau des Lacs et sur la côte orientale, ou bordé par des formations d'origine sédimentaire comme à l'Ouest et au Nord, le grand épanchement serpentineux ne présente, sur tout son pourtour, que des falaises escarpées ou des pentes abruptes.
Le massif serpentineux de Canala-Kouaoua3 peut être considéré comme un prolongement vers le Nord-Ouest du grand massif du Sud. Il longe la côte depuis Nakéty jusqu'à Houaïlou ; vers l'intérieur, il est limité par une ligne capricieuse. Il mesure 45 kilomètres dans sa plus grande longueur, de Nakéty au mont Arago, 30 kilomètres dans sa plus grande largeur; la surface irrégulière qu'il occupe a environ 70000 hectares. Il est moins élevé que le massif du Humboldt, mais tout aussi accidenté. Dans toute la région côtière, les crêtes se tiennent à des hauteurs assez uniformes comprises entre 400 et 700 mètres ; vers le milieu de l'île, les sommets ont de 900 à 1200 mètres. Au massif de Canala on peut adjoindre le massif de Monéo, dont les collines basses marquent l'extrémité Nord des épanchements serpentineux de la côte orientale.
Le massif du Maoya, situé à peu près au milieu de l'île, dans le Nord-Est de la vallée de Bourail, est à cheval sur les deux versants de l'Ile, depuis le mont Boa jusqu'au pic Adio. Il fixe pour ainsi dire le point de passage des épanchements de la côte Est à ceux de la côte Ouest en s'épanouissant tout autour du mont Maoya (1441 m.). Ce massif, d'une surface de 25000 hectares, n'étant pas, grâce à sa situation, creusé de ravinements aussi profonds que les deux précédents, présente un relief un .peu moins tourmenté.
Le massif serpentineux de Muéo, à peine séparé de celui du Maoya par l'étroite bande houillère de la Poya, est étalé sur le versant occidental : sa superficie est d'environ 45 000 hectares. Bien que les montagnes n'y soient pas très élevées, la région n'en est pas moins parmi les plus abruptes du pays.
Au milieu des terrains primitifs, perpendiculairement à la direction de la chaîne centrale, s'étend le massif du Tchingou (30000 hectares). Il forme le grand chaînon presque rectiligne qui se détache du mont Tandji pour gagner la côte Est en séparant les deux vallées de la Tiwaka et de la Hienghène. Ce chaînon, remarquable par sa crête en dos d'âne d'une hauteur à peu près uniforme, est très escarpé vers la vallée de
1. Les cartes lui donnaient 1650 mètres, et ne faisaient pas mention du Panié, qui lui est légèrement supérieur.