RÉTABLISSEMENT DE LA PAIX EN FRANGE ET EN BOURGOGNE
Ou se rappelle qu'au moment où le duc Philippe arrivait à Dijon, une alerte imprévue troubla sa quiétude. Les Compagnies venaient de reparaître dans TAutunois, et la rumeur publique leur prêtait Tintention de pousser leurs attaques jusqu'au centre de la Bourgogne. Elles avaient alors pour chef Arnaud de Tallebarde, naguère l'associé de Guyot du Pin. Nous les avons vus tous deux, repousser d'un commun accord les propositions qu'Amanieu de Pommiers était chargé de leur transmettre. Seulement TalLebardon n avait pas commis la maladresse de se laisser prendre, et, sous prétexte de venger son ami, il s'était remis en campagne à la tête de tous les routiers qu'il avait trouvés sous sa main. Justement irrité de cette agression, Philippe le Hardi résolut de châtier son ancien « escuier d'escuerie ». D enjoignit à )a noblesse bourguignonne de se réunir à Vézelay le dimanche avant Noël (1), pour de là marcher contre les Compagnies
(1) Lettres du duc aux nobles de son duché leur enjoignant « qui fuissent par devers li , à son mandement de Verzelay, que en qui faisoit au demoinge arant Noël, qui fust donné (le mandement) le y« jour de décembre cccLxira, Archioes de la Côte-d'Or, B, 2751 , Compte du bailli d*Auxois. Je profite de Toccasion pour répéter une dernière fois qu'il m'est impossible de citer la page ou le folio des comptes qui ne portent aucune trace de pagination ; et ceux du bailliage d'Auxois rentrent dans cette catégorie.