‹ L'Architecture de la Ceinture pelvienne: Essai de construction statigraphiqueChapitre 17 sur 21 · PRET · texte numérisé non relu

PRET

Il s'ensuivrait une très puissante traction dans la symphyse pubienne, traction qui ne pouvant écarter les surfaces artieulaires les rapprocherait du promontoire. Pour Walkhoff un tel mouvement serait impossible dans la station ou la marche. Il ne pourrait y avoir qu'un enclavement solide des surfaces articulaires l'une contre l’autre. Dans l'attitude droite la pression des têtes fémorales contre les faces latérales du bassin doit s'exercer de dehors en dedans, d’où une compression énorme de la symphsye pubienne. Les tirants précités supporteraient done des forces de pression et non des forces de traction. Ce n’est que dans le decubitus dorsal que la symphvyse pourrait subir une certaine traction par la pression qu'exerce sur les fosses iliaques internes le contenu abdominal. Cette conception est confirmée par une observation dejFreund dans un cas où la symphyse était fendue. Quand le sujet était couché sur le dos, celte symphyse était largement entrebaillée, tandis qu'elle se fermait lorsque le sujet était débout.

Cette conceplion de la mécanique pelvienne nous paraît la plus admissible. Nous en trouvons une preuve dans l'étude des bassins à luxation double congénitale. Sur ces derniers, le point d'appui des têtes fémorales étant reporté en arrière de leur place normale, la pression des fémurs doit s'exercer moins parfaitement dans le sens transversal. Les têtes fémorales, en effet, appuient dans ce cas en arrière du diamètre transverse maximum et suivant une direclion presque antéropostérieure. Or, sur 26 bassins biluxés que nous avons mensurés, nous avons presque toujours trouvé le diamètre transverse maximum du détroit supérieur augmenté de valeur et dans les rares pièces où il était diminué encore ne s'agissaitil que d’une diminution relative due à l’atrophie générale du bassin, Cette théorie nous paraît dans l'accouchement devoir

cp faire préférer au decubitus latéral adopté par les Anglais le decubitus dorsal avec abduction des cuisses adopté en France, position dans laquelle aucune pression ne s'oppose à l’écartement physiologique maximum de symphyses.

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