LIVRE PREMIER
sance construisait des hôpitaux, et il faut bien avouer qu'elle a rarement été mieux inspirée que danscertains
Fie- j
ScuoU di Saa Rocco, à Vcniu (Burekhardt).
de ces derniers édifices où, par un sentiment de délicatesse, au moyen de terres cuites émaillées, les notes gaies se trouvent multipliées plus que partout ailleurs.
là
ijo L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.
\ Ainsi, à Florence, la façade de Thôpital des Innocents
est de'corëe d'une série d'enfants, les uns emmaillotés, les autres à moitié débarrassés de leurs bandelettes, qui se détachent en blanc et en bleu sur le ton bruni de la pierre. A Pistoja, Thôpital du Ceppo va plus loin encore, et sept bas-reliefs, représentant les Œttvre^rfcA/wt?- 1 ricorde, forment, au-dessus du portique, frise continue. Ces terres cuites, dont la renommée est très grande, sortent, les premières de l'atelier d'Andréa délia Robbia, neveu de Luca, les secondes de celui de Giovanni, fils d'Andréa.
Les établissements d'éducation ne furent pas non plus négligés, et nous pouvons citer, à Rome, le Coly lège Romain-, œuvre d'Ammanati, et celui connu sous
t- le nom de Sapience, dont la majestueuse cour est en-
tourée d'un double étage de portiques dessinés, dit-on, par Michel-Ange. Venise est encore mieux partagée, y car parmi ses plus beaux monuments figurent la Scuola
di San Giovanni Evangelista(i48i), due à un inconnu ; la Scuola di San Marco {1485), élevée sur les plans de Martino Lombardo; la Scuola di San Rocco (i5i7f.'. i55o), à laquelle travaillèrent successivement Barto-
^. lomeo Bon, Santé Lombardo et Antonio Scarpagnino;
^ la bibliothèque Saint-Marc (i536-i582)qui, même dans
\- les parties terminées par Scamozzi, porte la vigoureuse
\ . empreinte de Sansovino. Le célèbre architecte est en-
\ core l'auteur, à Padoue,du palais de l'Université (r 552),
U;. remarquable par les beaux portiques de sa cour inté-
i- rieure.
\ On sait quelle réputation s'était acquise Frà Gio-
\ condo par la construction d'un pont sur l'Adige, à