‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 82 sur 133 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

qu^un peu exagère par son auteur. Les principales

constructions dues au maître sont le château de Saint-

Maur-les-Fossés (1546), le tombeau de François I" à Saint-Denis (i55o}, le château d'Anet (r552) et le château des Tuileries (1564), En outre, durant les année» oQ il conserva la surintendance des bâtiments du roi, il

mit personnellement la main à plusieurs résidences telles que Villers-Cotterets et Fontainebleau. Dans cette dernière, depuis que le bel escalier donnant sur la cour du Cheval-Blanc n'existe plus, — il a été remplacé au XVII* siècle par une conception de Jacques Lemercier, — on montre surtout la tribune de la chapelle Saint-Saturnin, le plafond et la cheminée de la galerie Henri IL Jean Bullant, né au plus tôt vers i5i2, contrairement à l'opinion reçue jusqu'à nous*, n'a pu fournir les plans du château d'Ecouen, commencé très probablement en 1 532 ou i533. Mais après avoir fait ses preuves dans diverses constructions des environs, il a été appelé, en i55o, à continuer l'œuvre d'un nommé Charles Billard ou Baillard. La manière propre à cha^ |

cun des deux maîtres est facile à reconnaître : Bullant [;

a seulement élevé l'aile de droite et appliqué contre celle de gauche quatre hautes colonnes corinthiennes surmontées d'un entablement, le tout servilement imité du temple de Jupiter Stator, à Rome. Quel que soit le respect de Jean Bullant pour l'antiquité, il ne laisse pas d'innover, ainsi qu'on peut le voir à Ecouen, où des arcs pénètrent dans les frontons, où des fenêtres viennent couper le couronnement, où des ordres classiques montent du bas d'un étage au milieu de l'étage supé- 1

rieur. Ces particularités très caractéristiques ont permis, entre autres choses, de restituer au grand architecte le petit château de Chantilly et le pont-galerie de Fère-en- Tardenois. Quant aux nombreuses églises bâties en style delà Renaissance dans la région autour d'Ecouen,

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