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TRACÉ D’UN BATIMENT SDR LE SOL ET FOUILLE. AG

tions, et qui est environ de 8 cenlim. de chaque côté , la tranchée aura 0ra,66 au lieu de 0”,i8. Pour la commodité des maçons, il faut encore ajouter quelques centimètres de chaque côté, ainsi qu’ils ont l’habitude de l’exiger.

Si le bâtiment a des caves, il faut en prendre sur votre plan la longueur et la largeur et les reporter en mètres réels à la place qu’ils doivent occuper dans le tracé que vous aurez fait. Supposez que vous ayez une cave dont la superficie est le rectangle cdo'o : Si lamaison doit encore en avoir ailleurs, tracezles ; mais dans toutes les opérations que nous venons de vous indiquer efforcez-vous de ne pas vous tromper, tenez toujours bien compte des épaisseurs de murs de façade, et quand vous aurez tracé en nature le plan du bâtiment à élever, ne vous lassez pas de vérifier vos mesures et surtout vos mesures principales. Car d’une erreur dans le tracé du plan , et dont on ne se serait point aperçu, peuvent naître des inconvénients irrémédiables dans la suite.

Les piquets de repère bien garantis, les terrassiers peuvent commencer le piochage, le pelletage et exécuter tout ce qui constitue leurs travaux.

La première opération à faire , après avoir nivelé le terrain sur lequel on veut bâtir, c’est de tracer le contour extérieur du bâtiment à élever , et de déterminer quelles sont les parties où seront placées les caves, les fosses d’aisance et les murs de refend, si on ne creuse pas toute la superficie de la maison , ou, en d’autres termes, si on ne met pas tout le rez-dechaussée sur caves. On nomme fouille, toute ouverture fouillée en terre, soit pour une fondation d’un simple mur, soit pour y asseoir le souterrain d’une maison entière , et de l’enlèvement des terres, le tout suivant les dimensions données.

La fouille offre moins de difficultés quand elle se pratique dans des terrains secs ef fermes, que dans des terrains humides et meubles. Si l’on fouille dans des terrains sablonneux, il faut surtout se précautionner contre les éboulemcnls qui, en compromettant la vie des terrassiers, augmentent aussi la dépense. Pour des fouilles d'une certaine étendue dans le sable, il ne faut pas les faire verticales, mais en talus à l’extérieur, et si on va à une certaine profondeur, il faut de plus former

LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS

ce talus au moyen de retraites formant gradins. Si l’on fait la fouille d’une cave ou d’une fosse de lieux d’aisance, on doit placer, à mesure qu’on descend, des madriers en sens vertical, les uns opposés aux autres, entre lesquels on place des pièces de bois transversales, un peu inclinées, et dont on fait marcher le pied avec le bec d’un ciseau ou d’un pied de biche , de manière à retenir les terres dans la direction voulue.

Le plus grand obstacle à vaincre dans les fouilles, c’est quand on trouve une nappe d’eau naturelle ou de l’eau de source. L’eau de source peut dans certains cas être supée, mais la règle générale est qu’elle doit être, ainsi que l’eau qui provient d’une nappe naturelle, dévoyée si c’est possible ou épuisée. Mais on ne peut dévoyer l’eau quelconque d’un sol qu’en l’introduisant dans un tuyau ou canal et la dirigeant vers un lieu situé plus bas que son niveau, d’où elle ne peut pas refluer ou retourner vers sa source. Dans des travaux de quelque importance on se sert, pourl’épuisement de l’eau des fouilles, de pompes foulantes ou de vis d’Archimède.

Dans des cas importants, où il s’agit de jeter des fondations très-solides, on est obligé d’^lever des murs provisoires, formés de pieux contre lesquels on place des madriers et qui contiennent dans leur milieu de l’argile damée. Quand on pratique des fouilles dans l’eau, il faut circonscrire ou enceindre le lieu à creuser de ce qu’on nomme un batardeau qui empêche l’eau de pénétrer. Quand l’eau n’est pas considérable et au-dessus du niveau delà rivière qui n’en serait point éloignée, on peut généralement se contenter d’élever autour de l’endroit à fouiller de petites digues en terre glaise ; mais quand l’eau est abondante et profonde, plus basse que la rivière à proximité , on doit se servir des batardeaux. Le batardeau est une enceinte formée de deux rangs verticaux et parallèles de pieux, plantés à très-peu de distance les uns des autres, réunis par des palplanches, dont l’intervalle est rempli de glaise ou de terre franche. Pour faire cette espèce d’enceinte, on pratique dans les pieux, plantés à très-peu de distance les uns des autres, des rainures dans lesquelles on fait entrer des palplanches ou madriers en bois de

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