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DU PLAN, DE LA COUPE ET DE L’ÉLÉVATION

façade a de plus six fenêtres et une porte ; cette dernière est au milieu delà façade et de chacun de ses côtés sont pratiquées trois fenêtres. On mesure la dimension de la porte et des fenêtres; la porte a 1“, 25 de largeur et 2 mètres d’élévation. Chacuhe des fenêtres a 1 mètre de largeur et 2 mètres d’élévation ; du sol à l’appui des fenêtres on trouve qu’il y a un mètre, que d’une fenêtre à l’autre il y a 0m, 60, que l’écoinçon ou le plein entre la dernière fenêtre etFangle de la façade al™, 35, etc. On note toutes ces mesures soit sur du papier ou dans un calepin (recueil de notes), ou sur le brouillon fait à main levée. Alors de la somme de ces mesures on peut porter une appréciation exacte sur la dimension réelle et les proportions ou rapports des parties et détails entre eux.

Cette manière de représenter un objet de construction est toujours insuffisante. On demande une image exacte, mathématique de l’objet mesuré et levé , comme on dit4 en termes d’architecture, afin d’avoir non-seulement par le coup d’œil une idée de la dimension et de la proportion des détails de cet objet, mais on demande encore la mesure propre ou spécifique des détails en question , leurs proportions et rapports entre eux par le dessin, sans avoir vu l’original. C’est ainsi que des monuments situés dans des pays éloignés de nous sont mis sous nos yeux au moyen de plans, coupes et façades levés, mesurés et rapportés proportionnellement en se servant d’une échelle ou mesure adoptée.

Il y a même plus : on exige par les dessins géométriques, faits à l’échelle, de représenter un objet quelconque qui n’existe point encore , mais qu’on doit exécuter.

Après ces explications nécessaires , nous arrivons enfin au moyen matériel qui met A même de tracer sûrement l’image géométrique d’un objet quelconque , objet qui existe déjà ou qui doit être créé. Ce moyen est l’ échelle de réduction. Par l’usage de cette échelle, toute personne sera capable de placer sur le papier toutes les portions d’une œuvre dans les dimensions et les proportions que ces portions ont effectivement quand elles existent ou lorsqu’elles seront exécutées. On aura encore l’idée exacte de la liaison de ces portions pour faire un ensemble complet.

SCIENCE ARCH1TECTDRALE.

Or, comme le dessin en question ne peut Être qu’une image réduite en plus petit de l’objet reproduit, que, par exemple, le plus petit bâtiment ne peut être représenté dans sa grandeur naturelle sur une feuille de papier, il tombe sous le sens que l’échelle tracée sur le papier ne peut être celle au moyen de laquelle le bâtiment a été mesuré en nature. Ce qui dans la réalité ne mesure que 2 centimètres, admettons, aura sur l’échelle du papier 30 centimètres et peut-être même plus. Il faut bien comprendre que 30 centimètres de la grande échelle ou mesure avec laquelle nous mesurons les objets dans la réalité sont également 30 centimètres de notre échelle sur le papier, et qu’un bâtiment de 10 mètres de longueur a également 10 mètres de longueur sur le papier, lorsqu’il est tracé d’après l’échelle de réduction. Enfin, cette échelle de réduction est une longueur conventionnelle avec des subdivisions.

Nous nous expliquons. On peut prendre sur un mètre du commerce 10 centimètres , et dire que ces 10 centimètres, formeront 10 mètres pour le dessin que nous voulons tracer. Chaque centimètre sera pour nous un mètre et chaque millimètre , sera pour nous 10 centimètres. Si l’on prend 20 centimètres pour en faire une échelle de 10 mètres, 2 centimètres seront pour nous un mètre et chaque millimètre sera pour nous 5 centimètres. Si l’on prend 5 centimètres pour faire une échelle de 10 mètres , chaque mètre sur notre échelle aura 5 millimètres de longueur, et chaque millimètre représentera 20 centimètres. Comme la mesure du commerce, nommée mètre, contient 100 divisions nommées centimètres, que la longueur que nous prenons sur une ligne tracée en haut ou en bas de notre papier représente en petit ce même mètre également divisé en 100 parties , il est évident que si nous mesurons dans un bâtiment une longueur de 8 mètres 50 centimètres et une seconde mesure de 3 mètres, que nous reportions ensuite sur notre dessin les 8”, 50 et les 3 mètres à leurs places respectives telles qu’elles sont au bâtiment mesuré, ces deux mesures seront dans la même proportion qu’elles ont dans le bâtiment, elles seront seulement infiniment plus petites. L’échelle de réduction sert donc à trâcer un objet quelconque dans une dimension réduite, tel que cet objet se présente ou se présentera

réellement dans la nature et cela dans toutes ses proportions respectives. Ainsi, pour nous servir des mesures indiquées plus haut, on dira, si l’on prend un centimètre pour mètre : l’objet représenté avec cette mesure de convention sur le papier sera cent fois plus petit que ce qu’il représente ou ce qu’il devra représenter. Si l’on prend deux centimètres pour en faire un mètre , l’image sera cinquante fois plus petite que la réalité. Si l’on prend 5 centimètres pour 10 mètres , ce qui fera 5 millimètres pour mètre, l’image sera dgux cents fois plus petite que la réalité.

Il nous reste à parler de l’établissement de l’échelle de réduction.

Règle pour établir l’écbelle de rédaction.

Tirez une ligne droite sur le bas du papier, sur lequel vous voulez tracer un dessin de construction. Divisez avec le compas cette ligne en autant de parties égales que vous le jugerez convenable, et, aux points que marquera le compas, tracez des petites lignes verticales et placez-y des chiffres ainsi que le montre notre figure. Le ponctué de notre figure indique la prolongation arbitraire de la ligne sur f ? laquelle est construite l’échelle;

elle peut contenir, 7, 8, 9 ou 10 divisions de plus, semblables à celles de 0 en I , de I en 2 , de 2 en 3 ; supposons que la longueur 0 en I doive représenter un mètre. Divisez d’abord cette longueur en deux parties égales, ensuite chacune de ces parties en cinq ; vous aurez dix parties de 0 en I et vous adopterez une de ces parties comme représentant dix centimètres, par la raison que vous avez dix parties et que 10 fois 10 font 100, nombre des centimètres contenus dans un mètre. Supposons maintenant des figures au bas desquelles se trouve notre échelle , soit 1° un carré abcd. Supposez que ce carré représente une construction , une guérite. Vous voulez savoir quelle est sa dimension. Prenez avec le compas la profondeur ad, portez-la sur votre échelle de 0 sur la

Fig. 372.

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ligne à votre droite. Vous trouverez que cette guérite a lm,50 sur la face ad. Pour vous assurer de sa mesure en longueur vous opérerez de môme en prenant ab et en portant cette longueur sur l’échelle : vous trouverez une longueur identique à celle de a en d, et vous savez que la ligure abcd est un carré ( ne pas confondre un carré qui a ses 4 faces égales, avec un rectangle qui a bien 4 angles droits mais seulement les faces op • posées égales). Voulez-vous savoir quelle est la dimension du triangle efg, prenez avec votre compas eg, portez-le sur l’échelle de 0 sur la ligne à votre droite; vous trouverez que le côté eg a 2ra,00 de longueur. Prenez ensuite le côté ef, vous trouvez qu’il a de longueur; prenez ensuite le troisième côté fg du triangle ou l’hypoténuse , vous trouvez 2m,25.

Voulez-vous savoir la superficie de ce triangle , opérez ainsi qu’il suit : multipliez le nombre de mètres et de centimètres trouvés sur le côté eg (2“,00) avec le nombre de mètres et de centimètres

j*-41 trouvés sur le côté e[ (1“\03), et

divisez-en le résultat par deux.

Fig. 373.

Fig. 374.

Fig. 375.

Le triangle ef g a selon les deux côtés, chacun de 2,00 et 1,03 de longueur, 1 mètre 3 centimètres de superficie.

C’est de cette manière qu’on peut mesurer toutes les figures au moyen de l’échelle de réduction, et c’est encore ainsi, en sens inverse, qu’on peut construire toutes les figures dont les dimensions sont données, en se servant de l’échelle en question. Ainsi, supposant l’échelle de la fig. 373 donnée : on demande de tracer un rectangle d’après cette échelle , dont la base ou le plus long côté doit avoir 2ro,00 (nous prenons à dessein les mômes mesures employées plus haut) , et le côté vertical 1,D,03 de longueur. Tirez une ligne droite horizontale ge.

Digiti;

prenez avec le compas 2m,00 sur l’échelle et reportez cette mesure sur la ligne ge de g en e. Pour prendre ces 2m,00, placez une pointe du compas au point 0 et ouvrez-le jusqu’au point 2. Élevez sur les points e et g deux perpendiculaires et prenez avec le compas 1 mètre 3 centimètres que vous reporterez sur les deux perpendiculaires gc, ef, en mettant le compas sur e et le portant jusqu’au point f. Faites en autant de l’autre côté et tirez ensuite la ligne cf. La figure gefc sera le rectangle demandé. La superficie de ce rectangle sera de 2®, 06 puisqu’il est le double du triangle efg de la figure 373. Ces 2®, 06 ont été trouvés dans l’exemple de calcul fait plus haut, en multipliant le grand côté par le plus petit.

Le cas peut se présenter où l’échelle doit être dans une grande proportion, afin qu’on puisse, s’il était utile et nécessaire, y voir les centimètres pour pouvoir prendre des centimètres avec le compas et les reporter sur le dessin à tracer. Et au contraire, le cas peut se présenter où les centimètres ne peuvent être appréciés qu’à l’œil. Dans le premier cas il y a une manière particulière de construire l’échelle.

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Fig. 370.

Supposons que l’échelle fig. 376 doive représenter un mètre. Divisez la longueur de la ligne ab en deux parties égales ; chacune de ces parties sera 50 centim. Divisez encore ces deux parties en deux; chacune de ces quatre divisions vous représentera la valeur de 25 centimètres. Divisez ensuite chacune de ces quatre divisions en cinq parties égales, qui représenteront 5 centimètres. Divisez enfin une de ces 20 parties en cinq, qui vous représenteront un centimètre. A cause de l’exiguïté de notre format, nous n’avons représenté sur notre échelle qu’un mètre. On peut prolonger vers la droite la ligne ab et y marquer la quantité de mètres qu’on jugera nécessaires, et sur cette prolongation on reportera la longueur ab qui représente le mètre.

Mais les 20 divisions sur la ligne ab de la fig. 376 peuvent aussi

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représenter 20 mètres. Alors chacune des cinq divisions de

0 en 5 représentera 20 centimètres. Dans ce cas les centimètres se jugeront à l’œil ou approximativement, s’ils ne forment pas un nombre rond qui tombe sur une des quatre petites lignes verticales ; car chaque espace contenu entre les petites verticales marquées de 0 en 5 , représente 20 centimètres comme nous l’avons dit. Si la pointe du compas, placé au point 30 , ce qui représentera 3 mètres de 30 à 5 sur l’échelle , tombe au milieu de la seconde petite division en partant du point 5 et allant à gauche, vous aurez une mesure de 5”, 30; si la pointe du compas tombe au milieu de la quatrième division, vous aurez une mesure de 5m,70. Mais si la pointe du compas tombe dans des longueurs qui ne sont pas marquées sur l’échelle et qui ne sont pas des moitiés des petits espaces de 0 à 5 , il faut les évaluer par approximation ou h l’œil.

Par la même raison la ligne ab peut aussi servir pour représenter 4 et encore 3 mètres. Dans le premier cas nous aurons

1 mètre de 0 à 23, deux mètres de 0 à 50, 3 mètres de 0 à 75 et le quatrième mètre de 75 à 100. Dans le second cas nous aurons un mètre de 0 à 20, deux mètres de 0 à 40, trois mètres de Oà GO, quatre mètres de 0 à 80, et le cinquième mètre de 80 à 100. Si la ligne ab est prise pour quatre mètres, les 5 divisions deO à 5, de 5 à 10, de 10 à 15, de 15 à20, de 20 à 25, représenteront chacune 20 centimètres, et chacune des petites de 0 à 5, 4 centimètres. — Si au contraire la ligne ab était prise par cinq mètres, les cinq divisions de 0 à 5 représenteraient chacune 5 centimètres, et la distance de 0 en 5 vaudrait 25 centimètres.

Il s’ensuit donc de tout ce que nous venons de dire, qu’on peut prendre une longueur arbitraire quelconque pour en faire une mesure, et que tout dessin, plan, coupe ou élévation faits ou dressés selon cette mesure et ses subdivisions , sera en rapport réduit, mathématique et proportionnel avec un objet qui existe et qui a été mesuré , ou avec un objet qui n’existe pas encore et qui doit être créé. Le dessin fait d’après l’échelle est un patron d’une petite dimension dans une proportion quel conque avec la réalité passée ou future.

Mais on n’a pas l’usage en construction de se servir pour établir une échelle , de prendre une longueur arbitraire. On

prend une certaine division du mètre pour cette longueur, soit un centimètre, soit cinq centimètres , soit un ou plusieurs millimètres pour représenter un mètre. Si le centimètre est pris pour mètre, l’objet représenté par le dessin sera yfo de ce que cet objet est ou sera en réalité. Si cinq centimètres sont pris pour faire un mètre, le dessin sera de l’objet réel ou à créer, et si l’on ne prend que deux centimètres pour mètre, il sera de ^ et ainsi de suite.

Toute personne qui fait construire et qui veut avoir conscience de ce qu’elle fait, doit pouvoir lire le langage de la construction, qui n’est autre que les dessins faits à l’échelle de réduction, dessins qui comprennent des plans, des coupes, des élévations et des détails de l’ensemble , destinés à mieux les faire saisir aux ouvriers, parce qu’on trace ces détails avec plus de correction sur une grande échelle que dans les plans, coupes et élévations générales.

Après avoir expliqué ce que c’est qu’un plan , nous devons expliquer ce que c’est qu’une coupe. La coupe est la représentation d’un bâtiment coupé en deux verticalement, soit en longueur, soit en largeur, et dont on aurait enlevé la moitié ou partie antérieure, ou celle qui est la plus rapprochée du spectateur. Le plan ne donne qu’une section horizontale, tandis que la coupe nous offre une section verticale ou perpendiculaire. On comprendra aisément que le point choisi pour pratiquer la coupe d’un bâtiment, est arbitraire et à la volonté de l’architecte ou du constructeur. Il est d’usage de supposer un bâtiment coupé au milieu, mais quelquefois aussi on n’en enlève que les murs de face en sorte qu'on aperçoit l’intérieur des pièces, l’épaisseur des murs de refend et celle des cloisons tel qu’on peut le voir dans la figure 389, page 519.

Si la coupe se fait en longueur du bâtiment, cette coupe est dite longitudinale; si elle est faite en travers, elle est dite transversale. Pour un seul et même bâtiment on fait quelquefois les deux coupes , afin de mieux faire comprendre aux ouvriers ce qu’on a l’intention d’exécuter. Dans la coupe longitudinale, la section est censée être parallèle à la façade principale ou d’honneur; dans la coupe transversale , la section est réputée parallèle aux faces latérales ou de côté.

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La coupe n’est pas à la rigueur essentielle ; le plan et le dessin des façades, nommées élévations en terme technique , suffisent. Le plan indique le nombre et la position des portes, des cheminées, des niches, etc.; la façade indique la hauteur des fenêtres : quant à celle des portes et des niches , on peut l’indiquer en marge du plan. Si l’on conçoit l’inutilité de la coupe, il faut avoir soin d’indiquer la hauteur du rez-de-chaussée et des étages depuis le sol jusqu’au plafond , en marquant aussi l’épaisseur des planchers.

11 nous reste maintenant encore à parler de la façade. Elle représente par le dessin les faces extérieures d’un bâtiment, comme son nom l’indique, ainsi que tous les détails qui s’y trouvent. Elle montre les perrons, les portes d’entrée , les fenêtres , à quelle élévation seront placés les cordons et la corniche, quelle sera la hauteur du toit et des tuyaux de cheminées, les lucarnes et un fronton s’il y en a, etc., etc. La façade est donc une image de ce que sera le bâtiment à l’extérieur quand il sera élevé et achevé , depuis le sol jusqu’au faite. Mais comme un bâtiment a plusieurs façades, on fait le dessin de chaque façade particulière , à moins qu’il n’y en ait qui se ressemblent ou qui soient identiques entre elles.

II n’est question ici , bien entendu, que de dessins nommés géométraux, dont toutes les lignes horizontales sont parallèles, et dans lesquels on n’admet pas d’horizon ni de point de distance. Dans les dessins géométraux, les objets ne fuient pas comme dans les dessins en perspective dans lesquels on peut voir deux faces d’un édifice ou d’un bâtiment quelconques, et dans lesquels des corps ou des ouvertures de même dimension diminuent à mesure qu’ils s’éloignent de la vue , comme cela a lieu quand nous nous plaçons à l’angle d’une colonnade, par exemple. Dans le dessin géométral, l’œil est censé être de niveau et à la même hauteur avec tous les objets vus, ce qui n’a pas lieu pour les dessins en perspective , où le spectateur est réputé embrasser tous les objets d’un seul et même point de vue.

11 faut donc ne pas confondre les dessins géométraux avec les dessins perspectifs, c’est-à-dire les dessins de construction ou d’architecte avec les œuvres pittoresques des peintres qui

ne peuvent être d’aucune utilité aux ouvriers de bâtiment ou constructeurs.

Du dessin de» projeta.

Le tracé d’une esquisse ou d’un brouillon est la première opération à faire pour exécuter le programme écrit. Il s’agit de traduire ce programme dans la langue des constructeurs. Cette esquisse ou ce croquis ne consiste que dans le tracé à main libre de simples lignes servant à indiquer les distributions du bâtiment. Ensuite, dans cette esquisse, on ne tient aucun compte de l’épaisseur des murs, de la dimension des portes et fenêtres et d’autres détails; on ne s’astreint pas non plus rigoureusement aux proportions, car il ne s’agit, au moyen de l’esquisse, que de se rendre compte de la juxtaposition des pièces et du plus ou moins de convenance de leur liaison.. Il ne faut pas s’en tenir à une seule esquisse. Il faut en faire plusieurs, en changeant la position des pièces entre elles. Si vous êtes presque satisfait d’une de vos esquisses , calquez-la sur du papier végétal ou tout autre papier transparent, et sur ce calque étudiez plus commodément les modifications que vous aurez conçues. Votre brouillon doit contenir la figuration des murs et de leur direction, la position des chambres, salles, corridors, etc., etc., la disposition de l’escalier ou des escaliers s’il y en a plusieurs, l’indication des portes et des fenêtres, et l’on écrira en chiffres la longueur des pièces sur leur longueur, et leur largeur.

Supposons qu’il s’agisse de tracer le croquis d’une maison de 16 mètres de longueur sur 12 de profondeur. Cette maison sera isolée et pourra tirer du jour sur ses quatre faces. Indépendamment du rez-de-chaussée, elle aura un premier et un second étage. Elle sera habitée par un homme de moyenne fortune avec sa famille; elle doit être d’une grandeur moyenne, offrir un vestibule, trois pièces et une cuisine au rez-de-chaussée, quatre pièces au premier étage, deux grandes pièces et quatre petites au second.

Tracez sur le papier un rectangle , à peu près dans la proportion de 4 de longueur sur trois de profondeur (ces nombres sont donnés en simplifiant ceux de 16 et 12, 4, dans 16, 4 fois;

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Fig. 377.

4 dans 42 , 3 fois). Prenez ce rectangle pour y tracer la distribution du rez-de-chaussée. Car c’est par le rez-de-chaussée qu’il faut commencer le plan d’une maison ou de tout bâtiment quelconque. Sur la façade, on veut avoir un vestibule D, et, de chaque côté de ce vestibule , deux pièces d’égales dimensions, B, C. Ces deux pièces doivent avoir leur entrée sur le vestibule et être éclairées par trois fenêtres , dont une sur la façade latérale. La profondeur des deux pièces B, C, doit avoir la moitié de la profondeur totale de la maison, et pourra être figurée par la ligne ab, qui sera parallèle à la façade. Tracez au milieu du rectangle et d’équerre sur la façade les lignes ce , df, qui donneront l’espace D pour le vestibule.

Le rez-de-chaussée, ainsi tracé , vous servira aussi pour les deux étages supérieurs; car il est de règle de faire monter les murs et pans de bois ou cloisons en briques d’aplomb depuis le rez-de-chaussée jusqu’au plancher du comble et de ne pas faire (que dans certains cas exceptionnels) de porte-à-faux, c’est-à-dire de pans de bois ou cloisons en brique portant sur le vide. Nous venons de parler de cas exceptionnels dans lesquels on met des distributions sur le vide. 11 ne s’agit pas de pans de bois ni de cloisons en brique , mais de cloisons en menuiserie qui ont peu de poids et qui ne font pas fendre les plafonds qui se trouvent au dessous. Quand un pan de bois est absolument indispensable en porte-à-faux, il faut chercher par une combinaison, dans laquelle s’emploiera le fer, de le lier à la charpente du comble pour soulager le plancher sur lequel il pose. Un charpentier un peu intelligent saura s’y prendre

dans la pratique de cette opération. Voyez aussi les fig. 198,

Nous avons dit que, comme les murs et cloisons doivent en bonne construction monter de fond, que, de plus, le rez-dechaussée est tracé , on aura la môme division pour le premier étage. Seulement l’espace directement au-dessus de D n’aura point de porte sur la façade et servira en partie de dégagement aux deux pièces placées sur B et G du rez-de-chaussée. Au second nous avons les deux grandes pièces EF. Quatre autres pour loger des amis, des enfants ou les domestiques, sont demandées. Divisez les deux pièces sur le derrière en deux parties égales , au moyen des lignes gh, ki. Mais comme il faut trouver accès aux pièces p, q, sans passer dans les pièces y, S, tirez à une petite distance de la ligne gk , une ligne parallèle à gk', qui formera avec la ligne gk les deux couloirs m, n, qu’on traversera pour arriver aux pièces p, q.

Toute la partie à gauche de, la ligne ce , fig, 377, est destinée aux caves.

Ensuite , marquez par de petits traits en travers des murs les portes et les fenêtres, ainsi que nous l’avons indiqué sur les façades et sur les murs latéraux; une porte d’entrée principale qui donne accès au vestibule D, une autre porte à gauche et à droite du vestibule pour pénétrer dans les pièces B et C. La pièce R sera la cuisine, dans laquelle , vu sa grandeur, il y aura une cloison vu, derrière laquelle sera le gardemanger. Derrière le vestibule D , sera la cage d’escalier, contenant les marches pour monter au premier. Derrière la pièce de gauche B, sera un couloir w qui conduira aux anglaises et à la pièce A qui servira de cabinet pour le maître de la maison.

Dans l’axe des deux fenêtres tracées sur la façade, traeezen de semblables sur le mur de face de derrière pour éclairer la cuisine R et le cabinet de maître A.

L’escalier est à la suite du vestibule sur le même axe. 11 s’agit de savoir combien cet escalier doit avoir de marches. Supposons que le rez-de-chaussce ait 2ra,90 d’élévation, du plancher au plafond ; nous aurons l’épaisseur du plancher à ajouter à cette hauteur. Un plancher ordinaire a environ 33 centim. d’épaisseur : 2m,90 et 0m,33, font 3®, 23. Une marche

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doit avoir 0™,16 d'élévation. Pour connaître le nombre de marches qu’il faut pour monter 3™, 23, il faut chercher combien de fois 16 sont contenus dans 323. On trouvera 20. II y aura donc 20 marches pour l’escalier en question ; mais il nous reste 3 centimètres qu’il faut diviser en 20 et de ces 20 petites parties il faut en ajouter une à la hauteur de chacune des marches; on trouvera que ces 3 centimètres divisés par 20 produisent 0™,0155, ce qui, ajouté à la marche, ne lui donnera en aucune manière une élévation incommode. Pour arriver en compte rond aux 16 centim. sans fraction, on peut diminuer l’élévation du rez-de-chaussée de 3 centimètres, ce qui lui donnerait de hauteur 2m87. La marche dans son giron, ou partie horizontale où l’on pose le pied, ne doit pas avoir moins de 25 centimètres de largeur au milieu ; elle peut en avoir davantage , mais pas au-delà de 35 centimètres. Passé cette mesure l’escalier devient un casse-cou. Puisqu’une des marches est formée par le plancher du haut , nous n’aurons plus que dixneuf marches. Nous avons dit que ces marches devaient avoir 25 centimètres de largeur : pour connaître le développement de l’ensemble de notre escalier, nous devons multiplier 25 par 19, ce qui produit 4®, 75. Il faut un palier à cet escalier, de lm,25, qui, ajouté aux 4m,75, fera 6 mètres. Comme la maison a 12 mètres de profondeur à l’extérieur, qu’il faut en déduire l’épaisseur des deux murs de face, de chacun 48 centimètres , ce qui fait ensemble 96 centimètres, lesquels déduits de 12 mètres nous laissent 11®, 04, qu’ensuite nous avons divisé cette longueur en deux parties égales pour y établir le mur de refend ab, il ne reste plus que la moitié de la longueur de ces 11®, 04, soit 5®, 52, mesure dans laquelle nous ne pouvons pratiquer un escalier d’une volée, puisque nous avons trouvé qu’il avait 6 mètres de développement et que la cage n’en a que 5®, 52. Il faut donc trouver un autre moyen d’établir cet escalier. On se sert à cet effet de marches tournantes ou non parallèles , ainsi que l’indique la figure 378. Un tel escalier, ayant 19 marches , ne demande qu’un espace de 2™, 37 de longueur sans compter l’espace qu’on doit laisser en avant de la première marche, et de la cloison qui sépare la cage d’escalier D’ de l’antichambre D, en supposant à l’escalier une largeur de 1 mè-

tre. Nous indiquerons plus loin la manière de tracer un escalier semblable.

L’escalier conduisant au comble peut être la continuation de l’escalier principal et s’étendre dans la même cage, ou il peut être pratiqué ailleurs, comme dans une des pièces y S du second étage. On peut se dispenser de le faire monter de fond.

Quant aux cheminées, celle de la pièce B du rez-de-chaussée peut être placée sur le mur de refend ce qui sépare cette pièce du vestibule D, ou bien sur le mur ab qui divise la maison en deux parties égales longitudinalement. La pièce A aura sa cheminée sur le mur latéral de droite, et la cuisine la sienne, soit sur le mur de refend df, ou sur l’autre refend ab. La même disposition des cheminées sera suivie pour les pièces du premier étage et pour celles du second. 11 faut apporter un soin particulier à ramasser les tuyaux de cheminées , à les grouper ensemble , afin qu’au-dessus du toit elles sortent autant que possible des mêmes corps de tuyaux, ce qui est d’un meilleur effet que de les voir s’élever en trop grand nombre et éparpillées sur la toiture. On comprendra aussi facilement qu’en les groupant , qu’en les ramassant ensemble , il y a encore grande économie.

Les cheminées et leurs tuyaux ne doivent jamais être appuyés contre un pan de bois. Il faut les combiner et étudier de manière à ce qu’ils trouvent toujours un point d’appui contre des murs ou des cloisons élevées en briques. Mais, dans le dernier cas, les tuyaux sont en saillie dans la pièce, ce qui n’est pas d’un bon effet. Quand cela a lieu dans un cabinet, on peut le tolérer; dans une petite pièce accessoire , également. On masque alors la saillie du tuyau en remplissant ce qu’il a laissé vide dans la pièce , par des placards. Mais c’est cependant ce qu’il faut éviter autant que possible, en ayant soin d’élever des murs au lieu de cloisons en brique , là où l’on place des cheminées et leurs tuyaux. C’est un surcroît de dépense à la vérité, mais qu’on est loin de regretter, par la symétrie que ce parti pris donne aux chambres et aux salles.

Fig- 378.

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Mise an net de» projet» en »e «errant de l'échelle de réduction.

Les détails du travail dans lesquels nous allons entrer pour la mise au net des projets, ne serviront pas seulement aux dessins qu’on fait soi-même, mais encore à la compréhension de dessins et de projets faits par d’autres.

Pour bien comprendre les dessins qui représentent les objets qu’on veut exécuter, il faut en partie savoir les dresser soimême. Cette opération en miniature sur le papier est identiquement la même que le tracé sur le sol pour l'exécution définitive , sauf l’étude des proportions.

Il s’agit de la mise au net et à l’échelle de dessins destinés aux ouvriers maçons , charpentiers et autres , sur lesquels sont indiquées les diverses pièces composant une maison, la disposition des portes, des fenêtres, etc. Il s’agit d’un plan de rez-de-chaussée, de ceux des deux étages supérieurs, d’une coupe en longueur et enfin d’une façade.

Pour exécuter ces dessins divers, nous supposerons une maison d’habitation, dont le programme a été étudié et mûri, dont l’esquisse ou croquis est représenté par la figure 377.

Il faut d’abord déterminer quelle est la mesure qu’on prendra pour l’échelle, si l’on prendra pour figurer I mètre, un ou deux centimètres, cinq millimètres, etc. Une échelle commode, qui permet d’opérer avec précision, est celle d’un centimètre pour un mètre. Les dix millimètres contenus dans le centimètre ( et dont chacun représente 10 centimètres sur votre échelle réduite) vous permettent de prendre avec le compas d’une manière exacte, 10, 13, 20, 25, etc., centimètres sur votre échelle. Quant à 11, 12, 13, 14, ou 22, 23, etc., centimètres, on a l’usage de les prendre à l’œil, par approximation. Un peu de pratique et d’attention feront bientôt arriver à la précision qu'il faut avoir soin de mettre dans l’usage du compas sur l’échelle.

Ayez soin que le papier sur lequel vous voulez tracer vos projets dépasse en tous sens les dimensions du bâtiment que vous représentez , c’est-à-dire prenez une feuille de papier assez grande pour vous laisser des marges au pourtour du

MISE Aü NET ET DE L’ÉCHELLE DE RÉDUCTION. 499

dessin. Cetle précaution est encore nécessaire pour que vous n’employiez pas de papier plus petit que la plus longue mesure que vous aurez à prendre sur l’échelle.

11 peut arriver que ce soit au contraire le format du papier qui force à déterminer la proportion de l’échelle. Alors dites par exemple, je laisse dans la longueur du papier 3 centimètres de marge de chaque côté ; ôtez 6 centimètres de la longueur en question, et ce qui reste servira à proportionner l’échelle. Supposons une feuille de papier de 31 centimètres de longueur et 20 de largeur (papier dit pot), ôtez de ces 31 centimètres 6 centim., il restera 23 centimètres. Si votre maison a 16 mètres de longueur, vous pourrez prendre pour unité de votre échelle 0m,(M5 (quinze millimètres) par la raison que 16 fois 15 font 21 centimètres. 11 reste de vos 23, un centimètre, dont vous ajouterez une moitié à chaque marge de gauche et de droite. Alors au bas du papier vous tirerez une ligne approximativement plus longue que 24 centimètres, et sur cette ligne , vers son milieu , vous ferez un petit trait vertical de quelques millimètres de hauteur. Ensuite prenez avec votre compas 15 millimètres (qui représentent un mètre), portez-en 5, 6, 7 ou 8 fois la longueur sur la ligne, et, à chaque point que marque le compas , faites également un petit trait vertical. Divisez la dernière division de gauche en dix parties égales et vous aurez les centimètres , car chacune de ces dix petites divisions représentera 10 centimètres de votre échelle.

Pour la mise au net des plans figurés en brouillon dans la fig. 377, nous supposons une échelle de 5 millimètres pour mètre. Cette échelle est un peu trop petite, mais notre format ne nous en permet pas de plus grande. Au reste , les opérations sont les mômes avec une échelle de 5 millimètres ou d’un centimètre pour mètre.

Tirez une ligne horizontale sur le papier à' une distance telle du bord du bas, qu’il reste une distance au-dessus de cette ligne assez grande pour y tracer la profondeur de la maison. Cette première ligne représentera le pied d’une surface verticale qui sera la façade principale. A l’endroit de cette ligne et au milieu du papier, élevez une ligne perpendiculaire à votre première ligne tirée parallèlement au bord du papier. Prenez

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sur votre échelle 8 mètres et marquez ces 8 mètres à droite et à gauche en mettant la pointe du compas sur l’intersection de la ligne horizontale avec la ligne verticale ou perpendiculaire. Aux deux extrémités de la ligne horizontale oh aboutiront les 8 mètres, tirez deux autres lignes verticales, qui représenteront les deux faces latérales ou en retour de la maison. Prenez ensuite 12 mètres, portez-les sur les deux lignes verticales , pour déterminer la profondeur de la maison. Des deux points de droite et de gauche où aura abouti la pointe de votre compas, renfermant 12 mètres entre ses deux branches, tirez une ligne droite qui sera nécessairement parallèle à la première ligne tirée, si vous avez opéré avec précision. Doublez ces lignes dans l’intérieur, par des lignes parallèles que vous tracerez à 48 centimètres des premières. Ces doubles lignes donnent l’épaisseur des murs extérieurs et figurent les faces ou parois intérieures de ces mêmes murs.

Fig. 370.

Vous avez à tracer les deux murs de refend qui forment les deux côtés latéraux du vestibule D, ainsi que ceux de la cage

d’escalier D'. Supposons que vous vouliez donner 2 mèlres 50 centira. de largeur à ce vestibule. Prenez avec votre compas sur l’échelle 1 mètre 25 centimètres, moitié de la largeur demandée; placez ce mètre vingt-cinq de chaque côté de la ligne perpendiculaire du milieu , qu’on nomme l’axe du bâtiment : ces deux mètres cinquante réunis formeront la largeur du vestibule demandée. Aux points où le compas vous indiquera 1 mètre 25 centimètres, en appliquant cette mesure parallèlement à la face principale, tirez deux parallèles à l’axe. Ajoulez-y 48 centimètres en vous éloignant de l’axe pour former l’épaisseur de vos deux murs.

Maintenant, en additionnant les quatre épaisseurs de murs (4 fois 48 centim. ) aux 2 mètres 50 centimètres de largeur du vestibule , vous trouverez 4 mètres 42 centimètres. Si vous ôtez ces 4m,42 de votre longueur totale de 16 mètres, il restera 11 mètres 58 centim. dont une moitié forme la longueur des deux pièces B, G : soit 5®, 79. Il est clair qu’avant le tracé géométrique vous auriez pu vous rendre compte par le calcul quelle serait la longueur des deux pièces en question. N’oubliez pas que presque toutes les opérations géométriques qu’on fait sur le papier peuvent également se chiffrer, puisque les lignes représentent des nombres.

On aura donc, en défalquant l’épaisseiir des deux murs latéraux extérieurs (c’est-à-dire 96 centimètres) de la longueur totale de 16 mètres, 15™, 01; c’est ce qu’on nomme une mesure dans œuvre, dans l’intérieur d’une construction quelconque.

Si ensuite on soustrait l’épaisseur des deux murs de face longitudinaux de la profondeur du bâtiment, c’est-à-dire 96 centim. de 12 mètres, on aura U mètres 4 centimètres de largeur dans œuvre. Nous avons dit que la profondeur de la maison serait divisée en deux parties égales. Divisez-la ainsi avec le compas et tirez une ligne en travers du dessin parallèle à la ligne de façade. Portez à cheval sur cette ligne l’épaisseur du mur qui doit séparer les pièces du devant des pièces situées sur le derrière : soit encore 48 centimètres. Ces 48 centim. déduits des H mètres 4 centimètres laisseront un espace de 10™, 56, dont la moitié fera la profondeur des pièces B, C, R.

Voilà donc tous les gros murs de votre construction tracés

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sur le papier. Pour tracer ce même plan sur le terrain à bâtir, vous procéderez de la même manière, en vous aidant des indi* calions que nous avons déjà données auparavant.

Derrière la pièce B, est établi un corridor pour donner accès aux lieux. Il sera suffisamment large en lui donnant ! mètre de largeur. Ajoutez en haut de votre mur de refend longitudinal une distance de 1 mètre : tirez une ligne; marquez au-dessus de cette ligne 16 centimètres pour l’épaisseur de la cloison qui doit séparer le corridor de la pièce A. Donnez 2 mètres de profondeur aux anglaises.

Dans la pièce R, à une distance de 1 mètre 50 centimètres du mur latéral, tracez une cloison également de 16 centimètres d’épaisseur. Cette cloison séparera la cuisine du garde-manger. Tracez une autre petite cloison d’équerre sur la dernière , à 1 mètre 50 centim. de distance du mur de refend longitudinal. Le carré qui en résulte est destiné à la communication de la cuisine R avec la salle à manger C, communication qui ne doit pas être directe, pour éviter les odeurs de cuisine de pénétrer dans la salle à manger.

Voilà donc les murs et les cloisons de distribution tracés , soit sur le papier., soit sur le terrain.

Il s’agit maintenant d’y ajouter les détails, comme portes, fenêtres , cheminées, etc. Commençons par la principale porte d’entrée, donnant accès dans la maison par le vestibule. Cette porte peut être à un vantail ou à deux vantaux. A un vantail on peut lui donner I mètre de largeur; à deux vantaux on peut lui donner! mètre 25 centimètres, ou enfin lm,40 de largeur qui est celle des fenêtres. Comme un des deux vantaux reste souvent fermé, on passe aisément dans une ouverture de 62 centimètres. Nous donnons donc à la porte d’entrée ! mètre 25 centimètres de largeur.

Il faut déterminer la place de la cheminée de la pièce B , que nous nommerons le salon. La place la plus convenable est celle contre le mur de gauche du vestibule. On sait que le salon a 5m, 28 centimètres (moitié de 10'", 56 trouvés plus haut) de profondeur. C’est au milieu de cette largeur ou profondeur que doit se trouver l’axe de notre cheminée. Divisez donc la profondeur du salon en deux parties égales, et au point que

vous marquera le compas tirez l’axe en question sur le mur de refend qui sépare le salon du vestibule. Comme vous aurez une niche de poêle à tracer dans la pièce C, que nous nommerons salle à manger, et que cette niche doit Être au milieu de cette salle, tirez en même temps que l’axe de la cheminée du salon, l’axe de celte niche sur l’autre mur de refend du vestibule. .

Comme vous aurez une fenêtre à pratiquer sur les deux murs de face latéraux , et que la place de ces fenêtres est vis-à-vis de la cheminée et vis-à-vis de la niche , tirez le même axe à travers les deux murs latéraux. Vous aurez ainsi le milieu de ces deux fenêtres.

Supposons que pour le salon il s’agisse d’une cheminée de lm,30 de longueur. Prenez avec le compas la moitié de celte longueur, soit O'",6o, et reportez ces 65 centimètres de chaque côté de l’axe de cheminée de bas en haut , et de haut en bas. Aux points marqués par votre compas tirez deux petites lignes, parallèles au mur de face. Donnez à la cheminée 30 centimètres de saillie dans la pièce , et donnez-en 20 de face aux jambages (ou petits montants de côté). Prenez la moitié de l’épaisseur du mur de refend contre lequel est adossée votre cheminée , et faites-en le fond du foyer, auquel vous donnerez 60 centimètres de largeur. Tirez ensuite les deux lignes biaises.

N. B. Si cela convenait mieux, on pourrait mettre la cheminée sur l’autre mur de refend , vis-à-vis du mur de façade. Alors on mettrait la porte du vestibule au salon à la place de la cheminée indiquée sur la Dg. 379.

En face de la cheminée et sur l’axe tracé , pratiquez une fenêtre de lm,40 de largeur sur le mur latéral de droite.

Il s’agit maintenant de placer les deux fenêtres du salon sur la façade. On demande un trumeau du milieu et deux écoinçons d’égale longueur. Pour trouver la mesure de ces trois parties pleines de mur, voici comment on s’y prendra. Il faut déduire les vides de la longueur et diviser ce qui reste en trois parties égales. Les fenêtres ont lm,40, on donne 8 centimètres à l’ébrasement. On aura donc Ira,40 4- I'n,40 O"1, 32 = 3™, 12.

La longueur à diviser est de 5ra,79. Défalquez 3,n,12 de 5in,79 , il restera 2m, 67 qui, divisés par trois, vous donneront 89 centimètres pour le trumeau et chacun des deux écoinçons:

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Mais nous ne pouvons pas avoir de trumeau de 89 centimètres de largeur, parce que un côté de persiennes ouvert doit se développer extérieurement sur le trumeau. Les deux moitiés forment ensemble lm,40, largeur des fenêtres. Il faut donc que le trumeau ait au moins Ira,40, afin que les persiennes ouvertes aient de la place pour se loger. Dans une pièce plus longue que la nôtre, qui n’est que de 5™, 79, la division en trois de l’espace plein de mur, restant après défalcation des vides, peut se faire pourvu que le trumeau soit assez large pour le développement des persiennes.

Divisez la longueur du salon en deux parties égales ; faitesen de même pour la salle à manger; tracez un axe au travers du mur de face. Prenez sur votre échelle 70 centimètres, reportez-les de chaque côté de l’axe (ces 70 centimètres sont la moitié de la largeur des fenêtres). Prenez lm,40 que vous reportez à la suite de la mesure précédente, de chaque côté du trumeau. Ce lm,40 représente la baie ou ouverture des fenêtres. Tirez des petites lignes verticales en travers de votre mur de face , et les fenôtrès seront tracées.

Il faut maintenant tracer le tableau et l’embrasure de la fenêtre. Donnez, supposons, 16 centimètres au tableau, le tiers de l’épaisseur du mur. Ajoutez intérieurement 8 centimètres de chaque côté à la largeur de votre fenêtre, et tirez du dehors , de l’intersection de la ligne extérieure de face avec la ligne qui indique la largeur de la fenêtre , les petites lignes biaises, indiquées sur la fig. 380. C’est ainsi qu’on trace les fenêtres dans un plan.

Les embrasures des portes 6e tracent de la même manière.

Il faut déterminer la place de la porte du vestibule au salon. Elle doit se trouver soit à gauche soit à droite de la cheminée. Nous préférons la mettre à droite , afin d’éviter un trop fort courant d’air amené par la porte d’entrée de la maison. Divisez donc l’espace depuis la cheminée jusqu’au mur de refend longitudinal, en deux parties égales; tracez un axe qui sera le

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Fig. 380.

milieu de votre porte. Une porte d’intérieur peut avoir 84 centim. de largeur quand elle est à un battant ou vantail. Prenez la moitié de 84, soit 42 , et placez cette mesure à droite et à gauche de l’axe de porte, et vous aurez la baie qui du vestibule donne accès au salon. Faites la même opération pouçla porte de la salle à manger.

Si l’on préférait mettre la porte à gauche de la cheminée, il n’y aurait point d’autre empêchement que celui de l’introduction de courants d’air. Pour simuler la porte de l’autre côté de la cheminée , on en établira une qui servira de fermeture à un placard tracé sur le plan fig. 379.

On a demandé de pouvoir sortir du salon sans traverser le vestibule. On a, pour répondre à celte demande, ouvert une porte dissimulée ouvrant sur le corridor qui est situé derrière le salon. Ces portes de dégagement n’ont d’ordinaire que 75 à 80 centimètres de largeur. Il ne faut jamais les placer tout à fait dans l’angle d’une pièce , si c’est possible , mais laisser un écoinçon : celui de notre plan a 25 centimètres de longueur.

Au fond du vestibule, on a ouvert une arcade de 4m,50 de largeur pour donner accès à la partie postérieure de la maison. Cette arcade terminée par un arc à plein cintre (demi-circonférence du cercle) peut aussi se terminer carrément, comme une porte. Elle peut encore contenir des portes vitrées.

A droite du plan, derrière la salle à manger, on a tracé une cloison (en briques) à lm,50 du mur latéral. Elle sépare le garde-manger de la cuisine. En avant de ce garde-manger on a laissé un petit couloir carré afin de ne pas pénétrer directement de la salle à manger dans la cuisine. Ce petit couloir est éclairé par un œil-de-bœuf ou une petite fenêtre de 60 centimètres de diamètre ou de largeur. Le garde-manger est éclairé et tire de l’air au moyen d’un œil-de-bœuf ou petite fenêtre semblable à celle du couloir.

Les fenêtres de la 'façade postérieure sont pratiquées sur l’axe de celles de devant. La pièce A aura une cheminée au milieu du mur qui la sépare de la cage de l’escalier D’, et une porte ouvrant sur le couloir qui la sépare du salon.

Près de la fenêtre de la cuisine sont placés les fourneaux ; vient ensuite le foyer.

506 SCltNCfe ARCHITtCTUltALt.

Il faut qu’il y ait une porte d’entrée sur la façade postérieure et dans l’axe de la maison. Cette porte doit avoir au moins 2 mètres de hauteur. 11 faut faire attention que le dessous des marches de l’escalier ne vienne pas empêcher l’établissement de-la porte. Cherchons donc combien il faut de marches de 16 centimètres de hauteur pour arriver dans l’angle supérieur de droite A de laçage d’escalier D’. Nous avons 2 mètres de hauteur de porte. Convertissons ces 2 mètres en centimètres : soit 200 centim. qu’il faut diviser par 16 , hauteur de chacune de nos marches, 200 divisés par 16 font 12. Nous donnons 1 mètre de largeur à l’escalier. Prenez 1 mètre sur l’échelle, marquez cette mesure de chaque côté de la cage, et tirez deux lignes parallèles à l'axe de la maison. Marquez encore la largeur d’un mètre de haut en bas de l’intérieur du mur de face postérieur. Comme vous avez donné 2IU,50 de largeur au vestibule et que la cage d'escalier porte en largeur la môme mesure , il restera pour le jour ou vide de l’escalier 50 centimètres, puisque vous avez donné t mètre de largeur à vos marches , mesure qui se répète deux fois, votre escalier se retournant, en montant, vers la direction d’où la première marche est partie.

Vous avez mis 1 mètre sur l’axe de la maison en partant de l’intérieur du mur de lace postérieur. Nous avons 50 centimètres de vide d’escalier. Prenez la moitié de 50 centim., soit 25, mettez-les sur l’axe en parlant du mètre tracé antérieurement, et faites, avec ces 25 centim.

comme rayon, un demi-cercle dont les extrémités rejoindront les deux lignes indiquant l’extérieur de la Largeur de l’escalier. Vous aurez alors la limite du vide dans le tournant de l’escalier. Prenez 75 centimètres avec le compas et, du point de centre avec lequel vous avez tracé le petit cercle, tracez-en un plus grand comme vous l’indique la figure 381. Ce grand demi-cercle vous donnera juste le milieu de votre escalier, tant des parties droites que de la partie tournante. Prenez 25 centimètres (largeur des marches

en travers), et sur la ligne du milieu de l’escalier que vous venez de tracer, marquez, en partant de l’axe, 10 ou 12 fois ces 25 centimètres. Il s’agit maintenant de savoir où doit être placée la première marche du bas de votre escalier. Il faut que la marche le plus près de l’angle de droite A arrive à quelques centimètres plus haut que 2 mètres ; comptez donc depuis la marche B combien il vous faut de fois 16 pour faire 200 centimètres (ou les 2 mètres, hauteur de votre porte); vous trouverez 12. Vous devez donc avoir 12 hauteurs de marches, ce qui forme onze marches, comme l’indique la figure 381.

Les marches tournantes aboutissent presque toutes au point de centre duquel on a tiré les deux demi-circonférences. Les marches droites sont parallèles. Mais il y a des marches entre celles qui sont parallèles et celles qui en tournant se dirigent au point de centre indiqué, qui balancent ou dansent, comme on dit en terme de bâtiment. Ainsi la ligne entre 2 et3, et celle entre 3 eL4, forment le balancement dont nous avons parlé. On fait varier la marche 4, plus large auprès du mur que vers le vide. 11 en est de môme de la marche 3. On fait varier les marches les plus rapprochées du tournant, au profit des marches tournantes , et cela suivant une progression qui augmente et diminue par degrés insensibles sur les deux portions consécutives du contour semi-circulaire. On tâche que cette progression soit aussi correcte que possible; il faut que l’œil soit conduit insensiblement de la plus large extrémité des marches à la plus étroite, ainsi que le montre la fig. 381.

Les traits indiqués pour l’escalier représentent ce qu’on nomme la contre-marche ou partie verticale d’une marche où aboutit le bout du pied.

N. B. On doit pouvoir monter et descendre les yeux fermés ou dans l’obscurité un escalier bien tracé en se tenant au milieu de cet escalier, par la raison qu’au milieu toutes les marches doivent avoir la même largeur. Cette règle est invariable.

La largeur jd’une marche ou giron ne doit pas avoir moins de 23 centimètres, et son épaisseur pas moins de 40 millimètres; autant que possible elle doit être d’un seul morceau. Quant â la contre- marche, son minimum d’épaisseur est de 27 millimètres. En France les escaliers se font toujours en chône;

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dans d’autres pays, comme en Angleterre, en Allemagne, on les fait aussi en sapin du nord : en Italie , en bois de cèdre.

Les escaliers peuvent être placés dans une cage carrée, rectangulaire, circulaire, semi-circulaire, elliptique. La règle pour la construction des marches est toujours la même dans ces différentes formes d’escaliers. On appelle limon une pièce de charpente droite ou circulaire qui termine l’escalier vers le vide et dans laquelle on assemble les marches de l’escalier. On nomme faux limon une pièce rampante posée contre le mur, laquelle ne reçoit pas le bout des marches comme le vrai limon, mais qui est découpée pour en supporter le dessous, et en appuyer les contre-marches.

On nomme escalier à l’anglaise celui dont le limon est recouvert par les marches qui se profilent aussi en retour du côté du vide. C’est celui que nous avons adopté dans nos figures. Dans ce cas, on a soin de réunir les marches par des clefs entaillées dans les joints et serrées par dessous au moyen de chevilles, pour prévenir le relâchement des assemblages.

La fosse d’aisances doit être verticalement en dessous des lieux d’aisances. Dans notre plan une partie de cette fosse est comprise sous le siège et le reste est en dehors de la maison où se trouvera aussi la pierre destinée à être enlevée lors des vidanges. On construit les fosses solidement et elles doivent toujours être voûtées.

Nous avons supposé que le dessus du plancher du rez-dechaussée est établi à G4 centimètres au-dessus du sol, ce qui nécessite quatre marches, chacune d’elles ayant et devant avoir 16 centimètres de hauteur. Nous avons laissé un palier en avant de la porte d’entrée ; ce palier n’est pas de plain-pied. avec le plancher ou carreaudu vestibule, il a 2 mètres de longueur sur 80 centimètres de largeur (la partie longitudinale en dehors de la maison ). Les deux autres lignes qui le circonscrivent sont les deux autres marches. Pour plus de commodité nous avons établi ce perron de manière à pouvoir monter des trois côtés, en face et sur les deux côtés latéraux. Ces perrons en pierre sont plus légers et par conséquent aussi plus élégants que ce dernier genre de perron que nous avons figuré sur la face postérieure, qui est cependant fréquemment employé. Dans

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ce dernier genre de perron on ne monte que de face. Les extrémités des marches sont terminées par deux petits murs, soit en pieTre de taille, soit en meulière, soit en bonnes briques dures, qu’on recouvre d’une dalle en pierre pouvant résister à la gelée.

Il va sans dire qu’on peut varier à l’infini la forme, la disposition et les dimensions des perrons qui forment une série sans fin depuis le grand perron ou escalier extérieur de la cour du Cheval blanc du château de Fontainebleau jusqu’aux deux que nous avons indiqués dans notre fig. 379.

Fig. 382.

Il s’agit maintenant de tracer sur le papier le plân du premier étage. Comme tous les murs de face et de refend doivent monter d’aplomb, on commencera par tracer, comme nous l’avons indiqué pour le rez-de-chaussée, un rectangle indiquant la lace extérieure des murs de pourtour; on tracera ensuite l’épaisseur des murs, on établira les deux murs de refend perpendiculaires à la façade, et enfin on mettra à sa place respective le mur de refend longitudinal. Il faut que le tracé de tous ces murs soit identiquement le môme que celui qu’on aura fait pour les murs du rez-de-chaussée. Les détails seuls,

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comme emplacements des cheminées , des niches , des portes, etc., etc., doivent varier, mais jamais les murs.

Commencez par établir vos fenêtres d’aplomb sur celles du bas; pour cette opération vous n’avez qu’à copier la disposition de ces baies telle que vous l’avez tracée sur le plan du rez-dechaussée. Copiez ensuite avec une très-grande précision l’escalier.

Vous aurez, comme vous avez eu au rez-de-chaussée, quatre grands espaces et un cinquième au milieu, d’une forme trèsallongée. Les quatre grands espaces sont destinés à autant de chambres à coucher. Vous arrivez par l’escalier en a, sur le palier a\ qui doit desservir les quatre chambres à coucher.

A 30 centimètres, dans l’intérieur des quatre pièces, du mur de refend longitudinal, il a été établi quatre portes b, c, d et e.

Dans la pièce B’ est établie une cheminée sur l’axe de celle du salon B au rez-de-chaussée. On lui a donné la même dimension. A côté de cette cheminée est figuré le tuyau de la cheminée du bas. Contre le mur latéral de gauche est figuré en ponctué un rectangle avec ses deux diagonales. C’est ainsi qu’on indique les lits. Ce. rectangle est placé dans une alcôve de 1 mètre 40 centimètres de profondeur et 2 mètres 40 centimètres de longueur. De chaque côté de cette alcôve se trouvent deux cabinets, 1, 2, ayant chacun une porte y donnant accès par la chambre à coucher (B’). Cette distribution, tout en donnant une proportion convenable à la pièce B’, offre cependant un inconvénient qu’il faut toujours chercher à éviter. La cloison en profondeur de la chambre, et dans laquelle sont pratiquées les deux portes des cabinets 1 et 2 , vient aboutir perpendiculairement à la façade principale au milieu de la dernière fenêtre de gauche, au point 3. On aurait d’abord une demi-fenêtre dans l’angle de la pièce à l’intérieur, et à l’extérieur on serait obligé de figurer une moitié de fenêtre , ce qui ne doit jamais se faire sur les deux façades principales de devant et de derrière. On se permet des fenêtres et des demifenêtres feintes sur les faces latérales. Mais, en général, il faut autant que possible éviter en architecture les baies feintes, les choses postiches, qui ne font jamais un bon effet.

Supprimons donc un instant la demi-fenêtre au point 3, et

figurons-la seulement sur la façade à l’extérieur. 11 ne nous restera plus qu’une seule fenêtre pour éclairer la pièce B’, dont la profondeur est de 5m,28; elle a plus de 4 mètres de largcûr. Cette pièce ne serait pas assez claire avec une seule fenêtre, laquelle, déplus, ne serait pas au milieu du mur qui la limite sur la façade. Il y aura peut-être des propriétaires auxquels cette disposition pourra convenir. Mais nous supposons qu’on veuille obvier à l’inconvénient que nous avons signalé. Il faut donc avoir recours à une autre distribution. Entrons dans l’espace C’ par la porte d. Là, nous avons pratiqué une autre alcôve avec deux cabinets 4 et 5 , vis-à-vis des deux fenêtres du mur de face. Cette alcôve et ses deux cabinets s’appuient contre le mur de refend longitudinal ou du milieu. La pièce C’ reste régulière , elle est plus longue que profonde. Sa cheminée est située sur son axe longitudinal. Tout est bien jusque-là. Mais il a fallu supprimer sur la face latérale la fenêtre qui se trouve au-dessus de celle pratiquée dans la salle à manger du bas, C, en face de la niche. Il a fallu la supprimer, parce que, maintenue, elle ne serait point en face de la cheminée et par conséquent point dans Taxe de la pièce C’. Mais, pour la régularité du dehors de la façade latérale de droite , on a figuré à l’extérieur cette fenêtre , qu’au surplus tout propriétaire qui ne tiendrait pas à une stricte régularité pour la chambre C’ pourrait laisser ouverte, surtout si Ton jouissait d’une belle vue de cette partie de la maison.

Si Ton rejetait ces deux distributions, il y en a une troisième à proposer, qui est celle qu’on a Ogurée dans la pièce A’. L’alcôve est encore au milieu de la pièce avec cheminée en face. En ayant franchi la porte c, on entre dans un ctibinet 6, qui a la forme d’un trapèze. De l’autre côté de l’alcôve , sur la face postérieure du bâtiment se trouve un autre cabinet 7, l’inverse du cabinet 6, mais construit comme le cabinet 6. Au moyen de celle troisième manière de distribution, on ne bouche aucune fenêtre sur la façade, on^ n’y a pas de fenêtre feinte, et la cheminée est placée en face de l’alcôve sur Taxe de la pièce; elle est à la vérité éclairée par une seule fenêtre, moins de travers toutefois dans la pièce que par la distribution proposée dans la chambre B’, sur le devant.

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Si l’on ne voulait pas d’alcôve, on aurait quatre chambres à coucher comme celle en R’, dont deux sur le derrière sans, et deux sur le devant avec cabinets. Le dessus du vestibule D offrirait l’espace nécessaire pour établir les cabinets 8 et 9, séparés du palier par une cloison légère, et l’un de l’autre également par une cloison, comme on l’a indiqué sur le plan fig. 382.

Les deux tuyaux de cheminée figurés à droite et à gauche de la cage d’escalier dans les deux murs de refend sont (celui de gauche de la cheminée de la pièce A) ceux des cheminées du rez-de-chaussée (celui de droite du foyer de la cuisine R).

Nous avons maintenant à nous occuper de la mise au net du second étage. Comme nous avons dit que les murs extérieurs et les murs de refend s’élevaient verticalement les uns sur les autres dans l’élévation totale du bâtiment , nous pouvons reproduire tcus les murs du plan du rez-de-chaussée , tant de faces que de côtés et de refend. Les mesures seront donc absolument les mômes pour les quatre grahdes pièces et la cage de l’escalier. Quant à l'escalier, il sera aussi identiquement le môme que celui qui mène du rez-de-chaussée au premier étage, puisque, pour ne pas compliquer les opérations, nous avons

Eig. 383.

supposé que le rez-de-chaussée et les deux étages auraient la même hauteur. Commencez par reporter sur votre deuxième étage l’axe de vos fenêtres et de vos cheminées; délerminezen la largeur et faites la pièce E égale à la pièce B du rez-dechaussée. La pièce F sera égale à la pièce E, mais en sens contraire.

On a demandé quatre pièces plus petites, pour les amis et les enfants ou domestiques. Divisez d’abord chacune des grandes pièces sur le derrière (au-dessus de A’ et R’) en deux partieségales, transversalement, et, sur la ligne d’axe que vous tracez, placez une cloison indiquée par deux petites lignes parallèles, distantes l’une de l’autre de 7 centimètres, mesure que vous estimerez à l’œil sur votre échelle, qui est trop petite pour que vous preniez ces 7 centimètres avec les deux pointes de votre compas. Ces deux cloisons sont représentées dans le croquis par lesdeux lignes hg et ik, fig. 377. Maintenant il s’agit de tracer le couloir m et le couloir n , afin de passer par m dans la pièce p et par n dans la pièce q. Prenez avec le compas 1"',20 et reportez cette mesure de la ligne supérieure du mur longitudinal de refend , verticalement, pour former la largeur des couloirs, et tirez une ligne parallèle audit mur. Maintenant mettez 7 centimètres pour l’épaisseur des cloisons et tirez une autre parallèle à la première. Cette cloison de droite et de gauche ne doit pas se continuer au-delà de la largeur des pièces r et s. Autrement ils rapetisseraient les deux pièces p et q, ce qui est inutile. Sur la cloison transversale vous établirez les deux portes aa à la distance du mur de refend que vous jugerez convenable ; dans notre figure elle est placée à 20 centirn. de ce mur. Au bout des deux couloirs vous établirez les deux portes bb , qui donnent accès dans les pièces p et q , dans lesquelles vous établirez aussi une cheminée.

Quant à la distribution des cabinets des deux grandes pièces sur le devant, elle est la môme que celle du premier étage.

Les pièces r et s n’ont pas de cheminée. Si l’on en demandait, sa place serait contre le mur de refend qui sépare ces pièces de la cage de l’escalier.

Il faut avoir soin de ne pas oublier de marquer les tuyaux de cheminée du rez-de-chaussée et du premier étage, et sur-

5 1 i SCIENCE ARCHITECTURALE.

tout s’assurer si par la distribution adoptée il y a place pour leur passage d’un étage à l’autre.

Maintenant nous avons à nous occuper de la coupe par laquelle on fait voir aux ouvriers l’intérieurvertical du bâtiment.

Reprenons un instant notre étui à aiguilles. Pour en avoir le plan, nous avons supposé qu’il était placé verticalement et qu’on le coupait horizontalement. Supposons-le dans la môme situation, et coupons-le verticalement en deux. Nous verrons alors son intérieur de haut en bas. La partie figurée en hachures est le vide où se trouvent les aiguilles. Nous voyons son épaisseur ainsi que. la manière dont le dessus s’ajuste à la partie plus longue du dessous. Nous avons donc supposé que la moitié antérieure de l’étui était enlevée , comme on enlève une moitié de pomme quand on la partage en deux avec un couteau.

Pour faire la coupe d’une maison, on procède absolument de môme.' On suppose enlevé le mur qui cache derrière lui les pièces , dont on veut montrer une face. Oh peut couper une maison soit en longueur, soit en largeur. Quelquefois il est utile de donner deux coupes aux ouvriers, une longitudinale , une autre transversale. Mais dans les maisons d’une distribution simple une seule coupe suffit, voy. fig. 389.

Nous avons supposé le mur latéral de gauche enlevé pour dresser notre coupe. Alors, au rez-de-chaussée, nous voyons la face de la pièce B sur laquelle est établie la cheminée : ensuite le couloir entre la pièce B, et la pièce A, cette dernière sur la face où est sa cheminée. Nous avons l’épaisseur des deux murs de face, celle du mur de refend et enfin celle de la cloison qui sépare le couloir de la pièce A. Nous voyons encore la porte x qui, de la pièce B, communique au vestibule D, et celle du couloir qui conduit dans la cage d’escalier D'. La porte ponctuée dans la pièce B, est celle du placard ou armoire.

Au premier étage nous avons supposé le bâtiment coupé sur la ligne ponctuée cd, fig. 382, et non aussi près du mur de refend que pour le rez-de-chaussée, que nousavons coupé en ab, fig. 379. En avançant la ligne ponctuée (cd) fig. 382 vers nous, nous avons pu faire voir les deux pans biais de l’alcôve dans la pièce A'.

Sur ces deux pans coupés sont figurées les portes des cabinets 7 et 6.

Enfin au second étage nous avons une pièce identiquement la môme que celle du dessous (B'). Mais ce second étage, nous l’avons supposé coupé sur la ligne ponctuée ef, fig. 383. A gauche on voit la pièce p avec sa porte b conduisant au couloir»?.

Le tracé d’une coupe est facile quand on a dressé les plans, toutes les dimensions horizontales étant données par eux. Voici comment on s’y prendra.

Tracez une ligne sur votre papier assez éloignée de la marge pour pouvoir figurer sous cette ligne la coupe du souterrain. Prenez par exemple 3 mètres sur votre échelle ou plus. Marquez ces 3 mètres sur votre papier en partant du bord. Au point de ces 3 métrés tirez une ligne horizontale qui vous figurera le dessus du parquet du rez-de-chaussée. Sur cette ligne et au milieu de votre papier, élevez une perpendiculaire qui figurera l’axe transversal du bâtiment. Placez sur cet axe , à cheval, le mur de refend qui divise la maison longitudinalement en deux parties égales. Prenez sur votre plan du rez-de-chaussée la demiprofondeur extérieure de la maison et reportez-Ia de chaque côté de l’axe, et tirez deux lignes verticales parallèles à l’axe, et vous aurez l’extérieur des deux faces principales du bâtiment. Marquez ensuite, en vous dirigeant vers l’axe, l’épaisseur des murs de face de devant et de derrière, que vous savez être de 0m,-l8

d’épaisseur et que vous pouvez „ x ^ prendre sur le plan. Voilà donc nos trois murs établisses repères^ Fifi‘ 385 ‘ pourront vous guider.

Il est bien entendu que, puisque votre rez-de-chaussée et vos deux étages supérieurs ont ensemble , planchers compris , au-delà de 9 mètres d’élévation , vous devez prolonger verticalement les lignes que nous venons d’indiquer, au moins à 10 mètres de hauteur, afin de ne pas être obligé de recommencer l’opération du tracé des murs à chaque étage.

Parallèlement à votre ligne principale, qui indique le dessus du plancher du rez-de-chaussée, vous en tirez une autre à 2m,90 que vous prenez sur votre échelle. Cette nouvelle ligne représentera le plafond. Nous avons dit plus haut que l’épais-

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seur ordinaire d’un plancher, charpente , enduit et menuiserie compris, était de 0™,33 qui, ajoutés à 2™, 90, font 3ra,23. Pienez sur votre échelle 3m,23 que vous reporterez de la ligne du plancher du rez-de-chaussée, verticalement, sur votre papier, et au point que marqueront ces 3m,23, tirez une nouvelle parallèle qui représentera le dessus du plancher du premier étage. Répétez cette opération deux fois , vous aurez vos planchers du second étage et du grenier, puisque nous avons admis que les deux étages auraient la même élévation que le rez-dechaussée.

II va de soi qu’on peut varier la hauteur du rez-de-chaussée, lui donner par exemple 4 mètres au lieu de 2'”, 90. On peut aussi donner 3 mètres au premier étage, et notre première mesure de 2m,90 au second. Ces mesures sont arbitraires et dépendent du goût et de la volonté du propriétaire.

On peut aussi augmenter l’épaisseur des murs , leur donner au lieu de 0,48, 55 ou 60 centimètres. Il s’agit des murs de face. Quant aux murs de refend, s'ils doivent contenir des tuyaux de cheminée, il faut leur donner 0m, 48 d’épaisseur. S’ils n’ont point de tuyaux de cheminée, on peut les élever de 0,35 à 0,40 d’épaisseur, s’ils doivent supporter des poutres ou des solives de longue portée.

Dans la pièce B à votre droite , tracez l’axe au milieu de cette pièce. Comme toutes les cheminées des pièces B, B, E sont au milieu respectif de ces pièces, tirez l’axe de la cheminée du rez-de-chaussée jusqu’au dernier plancher du haut, afin de ne pas être obligé de recommencer l’opération pour les deux étages. Prenez sur ce plan du rez-de-chaussée la demi-

largeur de la cheminée qui sera de 0ra,65, si l’on a donné lm,30 à cet largeur, et reportez ces 65 centimètres à droite etàgauche de l’axe et tirez deux lignes verticales qui figureront l’extérieur des deux jambages bb ( ou montants latéraux de la cheminée ). Prolongez ces Fig 38«. lignes au-dessus du plancher

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des premier et second étages, à environ lm,50 ou 2 mètres du plancher. Quand vous aurez déterminé la hauteur de la cheminée, pour laquelle nous avons adopté 9o centimètres, portez cette mesure à partir des planchers verticalement, dans la pièce du rez-de-chaussée ainsi que dans celles des deux étages. En contre-bas de cette ligne, tirez-en une autre parallèle , à 3 centimètres de la première, et ces deux lignes horizontales figureront l’épaisseur de la tablette. Tracez dans l’intérieur de la cheminée deux autres lignes verticales à une distance de 30 centimètres de l’axe de la cheminée. L’espace compris entre ces deux lignes figurera le fond du foyer c. A 23 centimètres du haut de la cheminée, tracez une autre ligne horizontale parallèle à celles qui figurent la tablette ou dessus de la cheminée, et vous en avez alors tracé la plate-bande horizontale ou traverse a.

Nous donnons le plan de cette cheminée, mais sur une échelle beaucoup plus petite. M indique l’axe de la cheminée.

Prenez sur le plan l’écoinçon du mur de refend jusqu’à la porte et reportez-le sur votre coupe. Prenez la largeur de la porte, que nous supposons ici de 0m,80, et reportez-la à la suite de l’écoinçon. Faites-en autant du côté de la fenêtre ou mur de face. Donnez à ces portes, dont l’une conduit dans le vestibulé et dont l’autre (ponctuée) est celle du placard ou porte simulée, donnez-leur 2 mètres d’élévation.

La largeur de ces portes est également arbitraire. Nous avons dit que nous leur donnions 0m,80, mais on peut leur donner 0,90 si elles sont à un vantail ou battant. Si on adopte la largeur de 0m,90, il faut que leur élévation soit au moins de 2m,20 pour qu’elles aient un aspect convenable à l’œil.

Les portes à deux vantaux ou deux battants peuvent avoir lm,30 parce qu’on passe habituellement et d’une manière assez commode dans une ouverture de 0m,6o : alors il faudra au moins leur donner 2,n,85 de hauteur, plus si l’on veut. Il va de soi que des portes de cette élévation ne doivent être pratiquées que dans des hauteurs d’appartements au-delà de

SCIENCE AltCIIlTECTUHALË.

2m,90. Car une porte qui s’étend en hauteur presque jusqu’au plafond est d’un mauvais effet.

Le constructeur fera bien d’examiner des portes exécutées, et d’en choisir qui pour leur proportion sont à sa convenance. C’est surtout en voyant les choses faites, qu’on peut bien les juger quand on n’est pas architecte. Si une porte exécutée vous semble trop large ou trop haute ou pas assez élevée , prenez un mètre, et, en mesurant la porte exécutée , Lûtes vos modifications selon vos convenances. Mais il faut bien se souvenir que toute porte doit au moins avoir deux fois’sa largeur pour hauteur. Il faut aussi autant que possible les placer au milieu des espaces où elles seront à établir. C’est ce que nous avons indiqué dans la pièce B de notre coupe.

Dans la pièce du rez-de-chaussée A, vous tracerez encore un axe au milieu, et vous figurerez une autre cheminée qui pourra être d’une plus petite dimension. A droite on voit aussi la cloison qui est entre elle et le couloir qui longe le mur de refend et qui conduit aux anglaises. Dans le fond du couloir, on voit une porte qui est celle qui mène à la cage de l’escalier I)'. Au-dessus de cette pièce A , au premier, nous avons la pièce A'. Les deux lignes verticales indiquent la longueur de l’alcôve. Les deux portes à droite et à gauche sont celles qui conduisent dans les cabinets 7 et 6.

Au-dessus de la pièce B est au premier étage la pièce B'. Les portes de chaque côté de la cheminée ne sont pas dans l’axe de celles du bas (pièce B). La position de la porte e, motivée par la distribution de la pièce C', doit se trouver en face de la porte d, elle-même placée sur l’axe du cabinet 4, qui, du palier, donne accès à la pièce C'. Nous avons dit que la distribution de cette pièce C' était préférable à celle qui est indiquée dans la pièce B'. En faisant des écoinçons de 20 à 25 centimètres, il y a place pour un encadrement convenable de porte, qui souvent n’a que 10 centimètres de largeur. On nomme écoinçon

la partie de muf plein d’un angle à une porte ou à une fenêtre, ainsi que l’indique en a, c, la fig. 388.

L’autre porte e de notre pièce, en étant placée à 20 centimètres

Fig 388.

de l’intérieur du mur de face, correspond pour la distance du centre de la cheminée, avec la porte e de l’autre côté. Si on la rapprochait de la cheminée, elle ne laisserait pas un écoinçon assez étendu pour y placer un meuble. Il faut dcyic la pratiquer où nous l’avons indiquée, ce qui de plus nous donne une bonne longueur de mur dans le cabinet 8, derrière la cheminée de la pièce B'.

11 faut en général apporter un grand soin à l’emplacement * des portes, ne pas donner trop d’étendue aux écoinçons, et surtout ne pas hacher l’étendue des murs, qui alors n’offrent plus assez d’espace pour y placer commodément les meubles.

Il faut môme quelquefois savoir sacrifier un peu de symétrie à la commodité.

Sur nos murs de face, à l’endroit des fenêtres, on voit trois

SCIENCE AIICHITECTL'RA LE

lignes verticales; celle du dehors représente la face extérieure du bâtiment, celle du dedans, la paroi intérieure du mur, et la troisième, qui est entre elles à une inégale distance, indique le tableau, qu’elle sépare de l’embrasure.

La descente de cave se trouve en dessous de l’escalier du rezde-chaussée au premier étage.

Quant au comble, nous renvoyons le lecteur à L’explication des figures 2H et 239, pages 313 et 336 de ce volume.

Les deux portions de cintre indiquent la réunion des cheminées pour les conduire dans un seul et même corps.

La façade d’un bâtiment ne peut être tracée ou dessinée que lorsqu’on a arrêté le plan et la coupe dans tous leurs détails. On tracera une ligne horizontale qui figurera le sol. Ensuite on élèvera , au milieu de cette première ligne , une seconde ligne verticale qui figurera l’axe de la façade.

La seconde ligne horizontale sera celle qui indiquera le dessus du plancher du rez-de-chaussée et en même temps le sommet du soubassement. Comme nous avons supposé quatre marches pour arriver du sol au niveau du premier plancher ou celui du rez-de-chaussée, que chaque marche a 16 centimètres de hauteur, il faut prendre sur l’échelle quatre fois 16 centimètres ou 64 centimètres et reporter cette mesure avec le compas vers les extrémités du papier en marquant deux points, et réunir ensuite ces deux points par une ligne qui sera parallèle à la ligne de terre.

Prenez ensuite sur le plan la distance de l’axe jusqu’aux murs latéraux et reportez-la de chaque côté de l’axe de votre façade projetée. Tirez deux lignes perpendiculaires ou verticales aux extrémités où vous aurez marqué la mesure prise précédemment. Ces deux lignes vous indiqueront les deux angles que la façade fait avec les faces latérales de la maison.

Maintenant il faut déterminer la place de la quatrième ligne du bas de votre façade qui indique le dessus du cordon. On voit, dans la coupe, que nous avons donné 40 centimètres de hauteur au petit mur d’appui de fenêtre, à partir du haut des planchers. Prenez 1 mètre 4 centimètres (les 64 du soubassement plus les 40 du mur d’appui) et du sol reportez cette mesure au-dessus, et tirez une ligne qui doit être parallèle à votre

ligne de terre. La largeur des cordons dépend des dimensions de la façade. Celui de la nôtre a huit centimètres de largeur. Prenez cette mesure sur votre échelle et reportez-la en dessous du dessus de votre cordon. Voilà donc le soubassement et le premier cordon de votre façade tracés.

Pour le second cordon, celui qui est en dessous des fenêtres du* premier étage , vous prendrez avec votre compas sa distance supérieure jusqu’au sol que vous reporterez de chaque côté de votre façade , et de même pour le troisième cordon , celui qui règne en dessous des fenêtres du second étage.

Fig. 390.

Pour avoir la hauteur du dessus de la corniche de couronnement, vous la prendrez également avec le compas sur la coupe en plaçant une pointe sur le sol et l’autre sur le dessus de cette corniche , écartement de compas que vous reporterez verticalement sur la façade en plaçant une pointe de compas sur le sol. Ensuite en dessous de cette ligne supérieure de la

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corniche , vous marquerez son épaisseur et les différentes lignes qui simulent les moulures dont elle est composée.

Four avoir la hauteur du faîtage, vous supposerez la ligne du sol prolongée h travers la coupe et en mettant une pointe du compas sur cette ligne vous prendrez la distance entre cette ligne et le faîtage que vous reporterez sur votre façade.

Quant aux fenêtres, reportez-en les axes respectifs à droite et à gauche de l’axe de la façade et tirez quatre lignes verticales parallèles à cet axe. Prenez ensuite avec le compas 70 centimètres sur votre échelle (70 centimètres moitié de l'",iO largeur des baies et des fenêtres) et reportez cette mesure à droite et à gauche de l’axe des fenêtres et tirez des lignes verticales jusqu’au dessus de la corniche. Ces lignes indiqueront l’arête extérieure du tableau des fenêtres (voyez page 216, figure 101. et page 504, figure 380).

Pour la hauteur des fenêtres, prenez sur la coupe la mesure à partir du dessus du mur d’appui ou dessus du cordon jusqu’au tableau horizontal ou 2m,35 sur l’échelle; reportez cette mesure sur la façade en mettant la pointe du compas sur la ligne supérieure du cordon et en piquant un point avec l’autre pointe sur le papier. Cette opération doit être répétée deux fois, à gauche et à droite de la façade à une petite distance soit intérieure, soit extérieure de la ligne qui forme la limite de gauche et de droite de la façade. Faites-en autant pour le premier et le second étages.

Quant aux cheminées, elles sortent presque toujours d’aplomb hors des murs de face latérale ou de refend, à moins que dans certains cas on ail trouvé convenable de les dévoyer ou de les réunir. Pour la naissance de la portion hors du toit, elle se prendra sur la coupe, à l’endroit où cette naissance rencontre les chevrons.

La partie du toit appelée croupe (voyez page 312, figure 206) doit avoir une pente ou inclinaison semblable à celle des longs pans, situés dans la direction des deux façades longitudinales de face et de derrière (voyez page 316).

Pour tracer le perron, on divisera les 64 centimètres de la hauteur du soubassement en quatre parties égales, ce qui fera quatre marches de chacune 16 centimètres de hauteur. Pour

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