QUALITÉS INDISPENSABLES AUX PROJETS DE CONSTRUCTION
déterminer leurs extrémités de gauche et de droite, on aura recours au plan, ligure 379, page 500, où ces extrémités sont indiquées. On déterminera d’abord la longueur du palier, supposée ici de deux mètres. On reportera ensuite deux fois de chaque côté de ce palier la mesure de 25 centimètres, largeur ou giron de la marche et qui doit toujours être la môme que celle donnée aux marches de face ou de devant (voyez page 348 et suivantes).
D«‘» qualité» ou propriété» indispensable» aux projet» de construction.
Le plan d’une construction projetée est la chose essentielle pour tout constructeur. 11 faut que son ordonnance et sa distribution soient réfléchies et étudiées. Il faut qu’il y ait dans un plan ce qui est appelé ordre et symétrie réunis en général avec les convenances personnelles et domestiques.
La symétrie n’est autre chose que la proportion et le rapport entre les différentes parties d’un tout. C’est encore un rapport de parité entre la hauteur, la longueur et la largeur des portions destinées à composer un ensemble élégant , gracieux et beau. On dit, par exemple, qu’il y a de la symétrie dans une façade quand non-seulement les portes et les fenêtres sont placées à une égale distance à droite et à gauche d’une ligne d’axe, supposée au milieu de cette façade-, mais quand encore les fenêtres de cette façade sont établies toutes sur une même ligne horizontale , à leur base aussi bien qu’à leur sommet.
Plus la construction est considérable , plus aussi doit-on tenir compte de la symétrie, et dans les monuments publics elle est de toute nécessité. Dans les constructions particulières elle est jusqu’à un certain point également de rigueur; mais cependanfil y a certains cas exceptionnels où l’on peut s’en affranchir, et cette liberté peut devenir plus large en proportion de l’exiguïté du bâtiment. 11 ne faut que peu sacrifier à l’œil de la commodité et des convenances intérieures. Il faut bien avoir ceci présent à l’esprit, c’est qu’on habile une maison à Y intérieur et non à l’extérieur. Ainsi un point de symé-
SCIENCE ARCHITECTURALE
trie, c’est qu’une façade ait la porte d’entrée au milieu, mais si la façade n’est pas très-étendue, il s’en suit qu’on aura non des pièces spacieuses au rez-de-chaussée, mais des pièces petites, ressemblant pour ainsi dire à des cabinets. Pour les habitations de campagne surtout, on doit chercher à donner de l’espace aux pièces et tirer le meilleur parti possible d’une petite superficie.
Malheureusement la symétrie des portes et des fenêtres est devenue un esclavage chez nous. La symétrie a souvent été mise de côté dans les constructions d’Angleterre et d’Allemagne. On a cherché à satisfaire aux convenances des mœurs des habitants , tout en tenant compte d’une sorte de régularité extérieure et destinée à ne pas choquer la vue des habitants et des passants. En France on veut toujours encore imiter dans de petites maisons d’habitation fort insignifiantes l’ordonnance et la symétrie exigées pour les monuments publics de la souveraineté, où les espaces sont tellement grands, où il n’y a que rarement des exigences ménagères et domestiques à ménager, qu’on peut , sans nuire aux affaires qui s’y font, s’astreindre à la symétrie. Tout esprit réfléchi comprendra qu’il est puéril de suivre cette règle dans une certaine catégorie de maisons dans lesquelles la commodité, l’espace et l’air doivent passer avant tout.
Mais la symétrie doit être observée pour la dimension des fenêtres et des portes si de ces dernières il y en a plusieurs sur les façades. Une certaine symétrie est incontestablement un des éléments subordonnés de la beauté ; mais , comme nous l’avons dit, elle n’est pas absolue : l’homme de goût sait s’en affranchir et la compenser agréablement.
Un plan est conçu avec ordre et symétrie lorsque les portes et les fenêtres sont placées à une égale distance des murs de refend, lorsque les portes et les cheminées sont établies les unes sur les autres sur les mêmes axes , lorsque les escaliers se trouvent dans la même cage , lorsque leurs révolutions se suivent régulièrement, etc., etc. C’est dans cette conformité des parties d’un édifice et d’une maison d’habitation que l’œil et l'esprit se trouvent satisfaits et ressentent une sorte de contentement. C’est donc encore dans cette conformité que