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DE L’ORIENTATION DES HABITATIONS PARTICULIÈRES

Un philosophe de la Grèce a dit, il y a vingt-trois siècles : « Que la commodité d’une maison en constitue la véritable beauté, et c’était donner le meilleur principe de construction ; or voici comment il raisonnait : » Quand on veut bâtir une maison , ne doit-on pas s’étudier à la rendre en même temps agréable et commode? » Cette proposition étant avouée, «n’estil pas à désirer, ajoutait-il, qu’elle soit fraîche pendant l’été , et chaude en hiver? » Ce point lui était encore accordé. « Eh bien, continuait-il , quand les maisons regardent le midi, le soleil pénètre en hiver dans les appartements ; et en été, passant au-dessus de nos têtes et pardessus les toits, il procure de l’ombre. 11 faut par conséquent donner de l’élévation aux édifices qui sont au midi, pour que les appartements reçoivent le soleil en hiver, et tenir fort bas ceux qui sont exposés au nord , afin qu’ils soient moins battus des vents froids. En un mot, la plus belle, la plus agréable maison est celle qui fournit la plus agréable retraite en toute saison , et où l’on renferme avec le plus de sûreté ce qu’on possède» (1).

Dans l’orientation des maisons , on néglige assez généralement de les tourner de manière à ce que les pièces le plus longtemps habitées profitent le plus possible de l’action bienfaisante du soleil, dont de nos jours on semble peu tenir compte. Il serait inopportun en ce lieu d’entrer dans des considérations hygiéniques sur l’influence du soleil, sur la santé et la beauté de la race , dont les anciens faisaient grand cas; mais nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que la privation du soleil dans certaines contrées , comme dans le canton des Grisons en Suisse, par exemple , dans les. vallées où une ombre éternelle couvre pour ainsi dire les populations , a amené des monstruosités physiques et intellectuelles, en donnant naissance et en perpétuant ce qu’on nomme le crétinisme.

Qu’on cherche donc en combinant le plan d’une maison de faire en sorte que le salon, les chambres à coucher et surtout celle des enfants soient situés au midi. Réservez le nord pour la salle à manger, la cuisine avec ses dépendances, la salle de bain, etc., etc.

(1) Xénophon, Mémoires sur Socrate, livre III , chapitre vin

SCIENCE ARCHITECTURALE

Si le terrain sur lequel on bâtit est planté de grands arbres, tâchez que ces arbres servent à garantir la maison du vent du nord. Les arbres, môme en hiver, lorsqu’ils sont dépourvus de leurs feuillages, rendent encore des services en brisant l’action du vent, en empêchant sa force de se manifester en bourrasques et par masses continues.

Il faut donc avant toutes choses s’occuper de la salubrité, et pour cela examiner, ainsi que nous l’avons dit, les différentes expositions et choisir la meilleure pour la maison. Qu’on n’oublie pas non plus que la dimension de cette dernière doit, jusqu’à un certain point, être proportionnée à l’étendue du terrain, et à la campagne à l’étendue des terres ainsi qu’à la fortune et aux besoins du propriétaire. Que de fois à notre époque ne voit-on pas la construction de maisons trop considérables pour les moyens et les exigences de ceux qui les habitent.

Des corniches et entablements.

Les corniches sont les saillies profilées pratiquées aux parois extérieures des bâtiments, qui couronnent la partie supérieure de la totalité d’une construction , ou bien certaines de leurs portions seulement. D’autres saillies, appelées également corniches , sont destinées à séparer horizontalement les étages les uns des autres, et en même temps à préserver les murs des eaux de pluie.

La combinaison de moulures horizontales qui termine et couronne le sommet des murs d’un bâtiment est nommée entablement, et celle qui ne couronne que certaines parties , comme par exemple portes, fenêtres, niches, etc., eslnommée corniche. On dit cependant indistinctement couronnement et aussi corniche de porte et de fenêtre, et les moulures qui séparent les étages les uns des autres sont appelées cordons.

On doit distinguer dans toute moulure la saillie et la hauteur. La saillie et la hauteur d’une moulure ou d’une corniche dépendent de la nature des matériaux employés. 11 faut que la h, auteur d’une corniche soit en harmonie et en proportion avec l’élévation du bâtiment ; car elle ne doit être ni trop lourde

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