DES CORNICHES ET ENTABLEMENTS
ni trop légère, ce qui dans les cas contraires donnerait trop de lourdeur ou trop de légèreté aux façades.
Toute corniche de couronnement se compose de trois parties distinctes : 1° d’une partie (A) qui supporte, 2° d’une partie (B) qui abrite et 3° d’une partie (C) qui' couronne. Chacune de ces trois parties est composée de moulures planes et curvilignes que le bon goût dispose de manière à ce qu’elles alternent convenablement pour produire un jeu d’ombres et de lumières. Dans la partie qui couronne, la moulure principale devra toujours être légère, curviligne, une doucine, par exemple; dans la partie qui abrite, on aura une forte saillie, le larmier, et enfin dans la partie qui supporte, ou partie inférieure , il faudra pratiquer une moulure curviligne , mais d’une certaine force ou épaisseur, un talon renversé, bien accentué par exemple.
Dans les beaux monuments de la renaissance italienne, les corniches de couronnement ont ordinairement un quinzième de l’élévation totale de l’édifice, et l’expérience a prouvé dans beaucoup de cas qu’une plus grande ou une moindre élévation de l’entablement ne satisfaisaient pas l’œil et le goût du spectateur exercé.
On pratique quelquefois en dessous de la corniche de couronnement, pour les monuments et les maisons particulières, soit en ville , soit à la campagne, ce qu’on nomme une frise , portion verticale, ornée de guirlandes, de rinceaux, de basreliefs, etc. Nous ferons observer que la frise est comprise dans la dimension que nous venons d’indiquer plus haut.
La règle générale pour tracer correctement une corniche d’entablement, c’est de faire saillir le larmier de la longueur d’un côté du carré tracé du bas de la corniche jusqu’à la partie inférieure du larmier, ainsi que l’indique la fig. 392.
Le larmier doit toujours être d’une assez forte saillie; d’abord pour abriter
Fig. 391.
SCIENCE AKGUITECTURALE.
les murs des eaux de pluie, et ensuite pour produire une ombre qui détache bien ce larmier avec sa corniche ou moulure de couronnement, de la paroi de la construction, ce qui est toujours d’un bon effet en architecture.
Ilu style le plus convenable pour les maisons particulières.
Pendant de longues années, architectes et amateurs constructeurs ont eu la fatale idée d’imiter dans de petites maisons la disposition symétrique des grands édifices élevés par l’État. 11 s’agit de la stricte régularité des façades. Combien de lois n’at-on pas vu et ne voit-on pas encore de nos jours sacrifier la commodité et les convenances intérieures et domestiques à la régularité de l’extérieur? 11 ne faut sans doute pas chercher l’irrégularité ou la bizarrerie; mais quand elle naît pour ainsi dire d’elle-mCme, de la bonne conception d’un plan, on ne doit pas la fuir, on doit en tenir compte. Que de fois ne voit-on pas la bonne conception d’un plan compromise par cet excès de zèle pour obtenir une symétrie extérieure. Les Grecs et les Romains ainsi que les Européens de l’époque de la renaissance ne sacrifiaient pas le confortable intérieur au plus ou moins de passion pour la régularité que peuvent avoir le public et les passants. C'est que ces hommes avaient conscience de ce qu’était la maison particulière d’habitation. Ils n’étaient point non plus orgueilleux comme on l’est aujourd’hui : car de nos jours le nombre des parvenus est considérable, et s’ils s’élèvent une demeure, ils veulent qu’elle soit taillée sur le patron de quelque Louvre ou Tuileries. La faute en incombait d’abord et en grande partie autrefois aux architectes de la fin du dernier siècle et du commencement de celui-ci. Habitués par la tyrannie absurde de l’école à composer- des monuments bons pour les mœurs romaines, des monuments gigantesques où l’on étalait tout son savoir, ils croyaient ne pouvoir mieux faire que de l’introduire aussi dans des constructions de bien moindre importance. De là cette habitude , cette véritable manie de décorer la maison d’un pauvre petit particulier comme le palais d’un prince ou les bains de Rome antique. Il fallait bon gré mal gré qu’un marchand médiocrement enrichi par la vente du
poivre ou de la cannelle eût une façade comme celle d’un riche financier ou d’un ministre en retraite. Il fallait que la porte d’entrée fût au milieu et qu’il y eut autant de fenêtres à droite qu’à gauche. On surchargeait la façade d’ornements et de moulures , les portes et les fenêtres d’encadrements et de chambranles coûteux, et comme on est obligé dans le nord de l’Europe d’employer des volets et des persiennes, ces volets et ces persiennes, ouverts pendant la journée, coupaient et cachaient l’ornementation verticale des baies qui n’est visible que durant la nuit quand les volets et les persiennes sont fermés. Nous pensons qu’il est inutile d’insister davantage sur l’absurdité qui naissait de cette manière de procéder.
Depuis que les chemins de fer ont facilité les communications, un petit nombre d’architectes intelligents, abandonnant les traditions surannées, sont allés puiser des inspirations à l’étranger et surtout en Angleterre, où les maisons de campagne ont un caractère particulier et parfaitement conforme à leur usage. Dans les années qui ont suivi la révolution de quarantehuit, on vit s’élever aux environs de Paris de fort jolies maisons de campagne, les unes régulières, les autres pittoresques, mais s’élevant peut-être encore à des prix considérables et trop considérables pour des fortunes moyennes. Ces maisons témoignent d’une fertilité et d’une richesse de goût inconnues en France jusqu’alors. Mais ce goût entraîne encore toujours, ainsi que nous le disions, à des dépenses de pur luxe extérieur et qui n’ajoutent en aucune manière à la commodité de l’habitation. Il serait à désirer qu’un constructeur amateur comprit qu’avec des faces lisses de belle proportion , des cordons simples pour séparer horizontalement les étages et .une corniche conçue avec vigueur et ayant une saillie bien accusée, on peut obtenir des façades de bon goût et agréables à l’œil d’un spectateur habitué à la vue des plus beaux monuments.
Nous insistons surtout sur une sobriété d’ornementation si l’on veut bâtir à bon marché, et nous répéterons sans cesse qu’il faut absolument apporter une grande économie dans l'emploi des moulures et des ornements tant intérieurs qu’extérieurs. Le vulgaire ne sait pas apprécier la simplicité qui n’exclue pas l’élégance, mais qui au contraire sait la manifester à
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peu de irais. L’élégance en architecture, c’est la fierté, la hardiesse alliées à l’harmonie et à la grâce. Or, tout cela peut être concentré dans une petite maison de campagne aussi bien que dans un grand monument public d'une capitale. L’essentiel dans la construction aussi bien que dans la décoration des murs et des plafonds, c’est que chaque chose , chaque ornement ait sa raison d’être et qu’on ne puisse rien supprimer sans que l’œuvre n’en souffre dans sa totalité.
Depuis un quart de siècle on a essayé de faire renaître le style du moyen âge, dit gothique. Ce style était triste, dispendieux et ne permettait pas l’entrée d’une lumière suffisante dans les appartements : aussi a-t-il été abandonné peu à peu pour être remplacé par l’architecture dite de la renaissance. Cette architecture a ses grands avantages : elle nous a laissé des exemples de richesse décorative et de simplicité. Les premiers peuvent servir d’ir.spiration pour des constructions où l’on ne vise pas précisément à l’économie. Le style de la renaissance offre aussi des modèles d’une grande simplicité et d’une grande élégance, et qu’on peut adapter à des constructions dans lesquelles on vise à une sage économie. Il y a une quantité de maisons et de petits monuments publics sur les bords de la Loire, comme à Orléans et ailleurs , qui offrent des motifs charmants à introduire dans la composition des façades des maisons de campagne. Nous citerons entre autres la maison dite du Lion rouge, rue Pierre percée, celle dite de Ducerceau , rue des Hôtelleries-Ste-Catherine, à Orléans , et dans la même ville la maison de Jean d’Alibert, marché de la volaille. On trouvera dans les ouvrages intitulés. Z, art architectural en France depuis François Ier jusqu'à Louis XIV , par E. Rouyer, Paris, 1859, in-4°, et la Renaissance monumentale en France, par À. Berty, Paris, 1838 , in-4®, des ensembles et des détails d’architecture propres à être introduits dans la composition architectonique des constructions rurales.
Si l’on aimait plus de sévérité dans le style , si l’on avait du goût pour l’architecture antique, il faudrait feuilleter les œuvres d’un grand architecte italien qui florissait vers le milieu du seizième siècle. Cet artiste était sain d’esprit, avait un sentiment naïf pour la vérité et a élevé un nombre prodigieux de
STYLE CONVENABLE l’OCR LES MAISONS PARTICULIERES. 0.37
maisons de ville et de campagne. Son imagination était fertile, riche; il eut le talent de produire une variété séduisante de motifs dans un cercle restreint, et cela avec une petite quantité d’éléments. Cet architecte est André Palladio, né en 1518 et mort en 1580. On est vraiment ravi de la grâce des façades de Palladio, de ces façades si simples, composées souvent et uniquement d’un socle ou soubassement, d’une corniche qui couronne une façade à plusieurs étages et dont les fenêtres et la porte d’entrée sont ornées avec une sobriété telle qu’il n’v a rien à en retrancher. « De fait, dit Quatremère de Quincy, il n’est point d’architecte qui, après avoir formé ou réformé son style sur les grands modèles de l’art des anciens, et des premiers maîtres de l’Italie moderne, ne se croie pas obligé d’aller encore étudier dans la patrie et les œuvres de Palladio un genre d’applications plus usuelles, et plus en rapport avec l’état de nos mœurs; c’est-à-dire le secret d’accommoder tour à tour et nos besoins aux plaisirs d’une belle architecture et l’agrément de celle-ci aux sujétions que de nouveaux besoins lui imposent (1). » Les Œuvres de Palladio ont été publiées par Chapuy et Beugnot; Paris 1827 à 1842 , 2 volumes in-folio.
Il y a encore un tout autre style pour les habitations rurales : c’est celui employé en Angleterre d’abord pour les châteaux et ensuite pour les petites maisons de campagne nommées cottages par nos voisins d’outre Manche. La première des deux catégories que nous venons d’indiquer rappelle l’architecture castrale anglaise du moyen âge : on y voit des tourelles , des pignons, des mâchicoulis et des créneaux ; dans la seconde, il règne une très-grande simplicité tout en étant un diminutif du style castrai. Les façades en sont irrégulières, avec des avantcorps et des retraites : les ornements utiles seuls y sont pratiqués, comme cordons horizontaux pour contribuer à éloigner les eaux pluviales des faces extérieures, et larmiers rectangulaires pour préserver de la pluie les portes et les fenêtres. Une variété moyenne entre ces deux catégories a été tentée aux environs de Paris dans les portes de concierge du bois de Bou-
(1) Histoire de la vie et des ouvrages des plus célèbres architectes du onzième siècle jusqu’à la fin du dix-huitième; Paris, 1830, 2 vol. in-4°.
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lognc, dans quelques maisons du boulevart Maillot ou du Nord et ailleurs. S’il y a en France pénurie d’ouvrages sur la matière qui nous occupe, il n’en est point ainsi en Angleterre. On trouvera des plans et des façades de cottages dans les ouvrages de F. Goodwin, de Kobinson, de Papworth et de J. C. Loudon. Nous ne prétendons pas qu’on doive copier ces maisons; mais on puisera d’excellents renseignements dans les auteurs anglais que nous venons de citer.
Nous avons parlé de l’inconvénient de la régularité extérieure pour des habitations particulières de moyenne dimension. Supposons l’emplacement d’une maison ne devant ou ne pouvant avoir que neuf à dix mètres de façade : on veut cependant avoir un salon et des chambres à coucher spacieuses où l'on soit à l’aise. Un vestibule convenable ne peut pas avoir moins de 1 mètre 50 centimètres de largeur. Ajoutons à cette mesure 9(3 centimètres pour l’épaisseur des deux murs latéraux, soit 2 mètres 46 centimètres. Ajoutons-y encore 32 centimètres, les deux épaisseurs des cloisons de gauche et de droite formant le vestibule, soit cnèore 2 mètres 78 centimètres. Déduisez cette mesure de 9 mètres, il restera 6 mètres 22 centimètres, qu’il faut diviser en deux parties pour chacune des pièces à disposer à droite et h gauche du vestibule. On aura donc pour la largeur de chacune de ces deux pièces 3 mètres H centimètres, dimension insuffisante pour la largeur d’un salon et trop grande pour la cuisine d’une maison de 9 mètres de largeur.
Nous avons donc donné au salon de la maison que représente notre plan 4 mètres 30 centimètres de largeur, et à la cuisine 2 mètres 30 centimètres de largeur, largeur demandée par la maîtresse de la maison.
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Fit,’. 3» 3-
Souterrain.
l Cave pour le combustible.
2, 4 , 5 Caves pour divers usages.
3 Cave au vio.
Rez-dc-chauuée.
A Vestibule.
B Salon.
C Salle & manger.
D Cuisine.
E Passage du vestibule à la cuisine.
F Garde-manger.
G Chapeaux, paletots, parapluies, etc.
H Cabinet du maître de la maison.
I Sortie postérieure.
J Cabinet d’aisance.
K Avant-cuisine,
c Emplacement du tonneau inodore des lieux.
Étaye.
L Chambre à coucher.
M id.
N Chambre de garçon.
O id.
P Cabinet de toilette de la chambre A coucher M.
Q Cabinet de toilette de la chambre h coucher L.
R Petite lingerie.
S Pièce de provisions sèches.
T Palier. !
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Voici maintenant la longueur de la façade principale de la maison, et nous donnons le détail suivant afin d’initier tout constructeur aux calculs qu’il faut faire pour établir en lon-
gueur les pièces d’une maison :
Épaisseur du mur latéral de gauche. . . 0,48
Largeur du salon 4,30
Épaisseur de la cloison en brique fie gauche du vestibule 0,16
Largeur du vestibule 1,50
Épaisseur de la cloison en brique de droite
du vestibule 0,16
Largeur de la cuisine 2,30
Épaisseur du mur latéral de droite. . . . 0,48
Total. . . . 9,38
Si la porte d’entrée avait été placée dans l’axe de la façade, on aurait eu de chaque côté 4 mètres 69 centimètres. Dans la disposition adoptée, la porte d’entrée est placée à 5 mètres 69 à partir de l’angle gauche de la façade , c’est-à-dire à 1 mètre plus à droite que l’axe principal. S'il y a cette irrégularité dans la laçade extérieure, elle est amplement compensée par l’agrément d’un salon qui a 1 mètre 19 centimètres de plus de largeur que si la porte d’entrée était placée au milieu de la façade.
Entrons dans le vestibule : nous ne trouverons pas immédia tement à gauche la porte qui donne accès au salon. D’abord l’architecte n’a pas voulu mettre cette porte auprès de la porte d’entrée ; placée entre cette dernière et l’axe de la cheminée du salon, elle aurait établi un fort courant d’air qu’il faut toujours savoir éviter. Ensuite la porte du salon se trouve à 4 mètres de la porte d’entréfe, parce que le propriétaire n’a pas voulu de porte de communication directe du salon à la salle à manger. Car il savait que quelque close que soit une porte, il est bien difficile que l’odeur des mets ne pénètre pas à travers, en sorte qu’en quittant la salle à manger et en entrant au salon, cette odeur vous poursuit. La porte du vestibule au salon est donc pratiquée à la place où elle est, d’abord pour éviter le courant d’air dont nous avons parlé et ensuite pour communiquer plus promptement du salon à la salle à manger.
Le salon, de 4 mètres 30 centimètres de largeur, a 5 mètres 25 centimètres de profondeur, ce qui produit une superficie de 22 mètres 57 centimètres La cheminée est appuyée sur le mur extérieur. Dans la cloison du fond, celle qui sépare le sa- - Ion de la salle à manger, est pratiquée une ouverture de 1 mètre 20 centimètres de largeur sur 2 mètres de hauteur, fermée par une glace sans tain. Celte disposition a été prise pour donner encore plus de lumière dans les deux pièces et en agrandir l’espace à la vue.
Si l’on avait continué la largeur de 4“, 50 du vestibule jusqu’à l’autre extrémité de la maison, cet espace n’aurait pas été assez large pour établir un escalier d’une largeur convenable. La cloison de droite du vestibule traverse donc seule toute la profondeur de la maison. Il a donc fallu reculer la cloison de gauche et la placer à 2 mètres de celle de droite, afin de pouvoir obtenir un escalier de 90 centimètres de largeur avec 20 centimètres de jour.
La salle à manger a 3 mètres 79 de largeur sur 5 mètres 70 centimètres de longueur. La porte d’entrée de cette pièce est aussi près que possible de la porte du salon; elle vient à la suite du tuyau de cheminée du calorifère et du tuyau de chaleur. Elle est éclairée par une seule grande fenêtre, à peu de chose près dans l’axe de la glace sans tain et de celui de la fenêtre du salon. Le salon, comme on peut le voir, n’a point de trumeau et une large fenêtre au milieu , accompagnée de deux demi-fenêtres, à gauche et à droite, séparées de la principale par un poteau en bois.
Comme la vue était belle derrière la maison, on a voulu en jouir du salon même et afin de ne pas avoir un massif de maçonnerie vis-à-vis de la glace sans tain, on l’a remplacé par la grande fenêtre en question. Mais cette seule fenêtre n’aurait pas éclairé suffisamment le salon, c’est pourquoi on y a ajouté les deux demi-fenêtres.
La largeur du salon étant de 4m,30, et celle de la salle à manger de 3m,79, leur paroi de gauche, de plus, étant sur une même ligne, c’est-à-dire sur l’intérieur du mur latéral, il s’ensuit que les axes de ces deux pièces ne tombent point ensemble. La moitié de la largeur du salon est de 2ra,15, celle de la
SCIENCE AUCIUTi-.CTL'IlALE.
salle à manger est de fm,89, ce qui établit une différence de 2(i centimètres. Il a donc fallu faire une compensation : on a pris la moitié de 20 centimètres, soit 13, qu’on a ôtée de. 2"',lo, moitié de la largeur du salon , de sorte que dans le salon le milieu de l’ouverture avec glace sans tain se trouve à 2“, 02 à la droite du mur latéral; on a au contraire ajouté 13 centimètres à la moitié de la largeur de gauche de la salle à manger, ce qui donne 2"', 02 à partir du mur latéral de gauche, et ainsi cette différence d’axe accusée par l’ouverture et les deux parties latérales de cloison est diminuée à tel point qu’elle ne choque plus la vue dans l’une ou l’autre pièce.
Sur la droite du vestibule se trouve la cuisine de2ra,30 de largeur sur 3m,G5 de profondeur, dimensions qui produisent imè superlicic de 8 mètres 39 centimètres. Elle est éclairée par une fenêtre pratiquée sur la façade, et elle communique à l’intérieur par une porte ouvrant sur un petit dégagement de 4 mètre de largeur sur lm,23 de profondeur. Une arcade à plein cintre donne accès de ce dégagement dans le vestibule. À la suite de la cuisine se trouve le garde-manger dans lequel on entre par le dégagement dont nous venons de parler. Plus loin, en profondeur, est un couloir, à la suite du garde-manger, pour placer les chapeaux, les manteaux, les parapluies, etc. Ce couloir donne accès à une pièce de 2m,30 de largeur sur 3m,30 de longueur, éclairée par une feftêtre, et dont le maître de la maison peut faire son cabinet de travail. On remarquera qu’il n’y a dans cette pièce ni dans la salle à manger de cheminée ou de poêle, quoique leur tuyau soit .accusé dans le plan. Il y a absence de cheminée et de poêle dans ces deux pièces , parce qu’elles sont chauffées par un calorifère établi dans le souterrain.
A l’extrémité du vestibule et de l’escalier est un petit avantcorps , d’où une porte conduit dans le jardin et qui a une fenêtre qui éclaire la cage d’escalier au rez-de-chaussée.
A la droite dans ce petit avant-corps , sont établis les cabinets d’aisances (inodores dans la maison devant nous).
A droite de la cuisine il y a un petit bâtiment qui ne s’élève pas au delà du rez-de-chaussée. Ce bâtiment renferme l’avanlcuisine où est établie une chaudière pour la lessive, et placé
le réservoir d’eau de rivière, ainsi que le filtre d’eau. On y entre par une porte sur la façade qui elle-même est un peu en retraite sur la façade principale. Une autre porte donne accès à la cuisine. Cette avant-cuisine est éclairée par une fenêtre latérale et son sol est de plus de 16 centimètres plus bas que celui de la cuisine, afin que les eaux qui proviennent des travaux domestiques qu’on y fait nç puissent pas s’introduire dans la cuisine.
Toutes les pièces du rez-de-chaussée, sans exception, sont sur caves. Le sol du rez-de-chaussée est à 1 mètre 30 centimètres d’élévation au dessus du sol naturel. Le souterrain a 2m,25 d’élévation jusqu’au-dessous des solives du plancher du rez-de-chaussée.
En dessous du cabinet de Monsieur est placée la cave à vin, d’environ 7 mètres de superficie, couverte en solives de fer ; elle a des entrevous en briques à plat, formant de petites voûtes méplates.
Dans l’angle central, au-dessous du salon , est établi le calorifère destiné à chauffer la totalité de la maison, à l’exception des deux pièces moyennes situées sur le derrière au premier étage.
Ayant monté l’escalier, on traverse le palier T qui sert de dégagement à toutes les pièces de l’étage. D’abord à la pièce L, première chambre à coucher, de même dimension que le salon, c’est-à-dire de 4m30 de largeur sur 5 mètres 25 centimètres de profondeur, éclairée par une seule fenêtre dans l’axe de celle du salon. Dans cette chambre à coucher il y a une cheminée, pour s’en servir le matin et le soir en automne et au printemps, quand il ne fait pas assez froid pour utiliser le calorifère. Cette chambre a son cabinet de toilette Q, de 1 mètre 50 centimètres de largeur sur 2 mètres 75 centimètres de longueur, éclairé par une demi-fenêtre pratiquée sur la façade latérale. De ce cabinet on pourrait établir une communication avec le palier T.
Du palier T on a accès à la chambre à coucher M, de 3m95 de largeur sur 4 mètres 75 de profondeur, et pourvue d’une cheminée; cette pièce a également son cabinet de toilette P, de 1 mètre 60 centimètres de largeur sur 2 mètres 15 centimètres de longueur.
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La petite pièce S est destinée aux provisions sèches. La pièce Il renferme l’armoire à linge.
La chambre à coucher N, de moyenne dimension, de de longueur sur 2m65 de largeur, est destinée à un enfant, un jeune homme ou un ami. 11 en est de même de la chambre O.
L’étage a 2 mètres 90 centimètres d’élévation.
Dans le comble se trouvent sur le devant une belle chambre de maître et plusieurs chambres de domestiques.
Le cabinet d’aisances du rez-de-chaussée est destiné aux hommes et un autre pour les femmes est établi au-dessus de celui-ci; on y arrive au niveau de la treizième marche de l’escalier, où l’on trouve une porte vitrée qui en dissimule l’entrée; car devant ce cabinet des dames il y a un petit dégagement qui, au moyen d’une fenêtre, éclaire l’escalier.
Cette maison est située au levant il 12 mètres de la rue et qui forment un jardin. Le salon devait nécessairement être placé sur le devant. Quoiqu’il y eût un concierge, on voulut que la cuisinière ou autres domestiques fussent à même de voir qui entrait. C’est pour cette raison que la cuisine est sur la façade principale, tandis que le cabinet du propriétaire ou maître de la maison se trouve sur le derrière. Il serait facile de changer cette disposition et de mettre l’un h la place de l’autre.
Nous ferons remarquer, et il sera aisé de comprendre, que si l’on avait voulu placer l’avant-cuisine et le cabinet d’aisances sous le môme toit que la maison, on aurait eu une bien plus grande superficie et par conséquent une dépense beaucoup plus considérable.
Quant à l’irrégularité de la façade principale au rez-dechaussée, on s’apercevra qu’elle provient de la distribution convenable et commode des pièces de l’intérieur. La grande fenêtre dite vénitienne est bien dans l’axe du salon ; la porte d’entrée est dans l’axe du vestibule et la fenêtre de droite est dans celui de la cuisine. La fenêtre de la pièce, ou chambre à coucher L du premier étage est dans l’axe de cette pièce, ainsi que dans celui de la grande fenêtre du salon du rez-de-chaussée. La fenêtre de la pièce M est bien dans l’axe de celte pièce, et il n’y a nulle part de porte à faux, ce qui est essentiel à faire remarquer.
Toutes les fenêtres des deux façades principales sont larges et élevées, afin de bien éclairer les pièces auxquelles elles appartiennent. 11 n’y a pas de fenêtres au rez-de-chaussée sur le mur latéral de gauche; sur celui de droite il y en a la moitié d’une pour éclairer et aérer le garde-manger F. Au premier étage il n’y a de haies que celles des demi-fenêtres éclairant les cabinets H, Q, S et P.
Les pièces L, M sont chauffées par le calorifère au moyen de bouches de chaleur. Cependant une cheminée a été établie dans chacune de ces chambres à coucher, pour pouvoir chauffer ces appartements sans avoir recours au calorifère.
On a employé le toit à deux versants par économie ; il forme saillie de 1 mètre sur la face des quatre murs. Les corps de cheminées latéraux sont montés à 50 centimètres au-dessus du niveau du faîtage et maintenus par des barres de fer. Ces corps de cheminées dominent dans la façade géométrale, mais leur importance et surtout leur élévation diminuent dans l’exécution par l’effet de la perspective.
Le propriétaire avaitdemandé à l’architecte de supprimer les moulures et ornements sur les façades, et c’est ce qui a eu lieu dans la construction. •
Le soubassement a été exécuté en meulière; dans l’enduit extérieur recouvrant les murs du rez-de-chaussée, on a mêlé au plâtre du noir et un peu d’ocre; dans l’enduit extérieur de l’étage on a mis de l’ocre jaune pur, et enfin les deux pignons sont restés blancs.
La façade offre donc quatre tons différents : le ton brun de la meulière, le gris assez prononcé du rez-de-chaussée , le jaune du premier étage et le blanc des pignons. Une bordure brune de 50 centimètres de largeur fait tout le tour du bâtiment et sépare le rez-de-chaussée du premier étage. Une autre bordure brune de la môme largeur fait également le tour de la maison et sépare sur les deux faces l’étage du pignon.
Comme cette maison a été construite sur un des boulevards d’Argentcuil, près de Paris, et que par conséquent elle a été considérée comme maison de campagne, rustique même, on a remplacé les perrons en pierre, toujours dispendieux, par des perrons en bois tels qu’on en voit dans le nord de l’Europe.
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Le perron principal de noire maison se compose de trois * limons à crémaillère en bois de chêne et dont le pied pose sur un dé de pierre. Le haut des limons est scellé dans le mur. Les marches, de hauteur et de largeur ordinaires, mais de 2 mètres de longueur, sont en madriers de bois de sapin, et vissées sur lés limons. Toutes les parties invisibles à l’œil ont été goudronnées à trois couches. Les marches et les laces latérales des limons ont été peintes à l’huile à plusieurs couches. 11 suffit d’en renouveler la peinture tous les deux ans, pour préserver suffisamment le bois de l’effet des intempéries de l’air. Les contre-marches ont été supprimées, afin de donner plus de légèreté au perron. L’auteur de ce livre a vu en Allemagne nombre de perrons en bois qui ont plus d’un demi-siècle d’existence, et qui sont encore en fort bon état.
La maison de la fig. 394 est un bâtiment de 13 mètres de longueur sur 9m50 de profondeur, non compris l’avant-corps.
L’entrée de cette maison se trouve sur une des faces latérales. De cette entrée a de im50 de largeur on passe dans l’antichambre b, de 3"13o de profondeur sur 3m2o de largeur, éclairée par une fenêtre pratiquée dans le mur de face latéral. De cette antichambre on entre au salon c, de 5 mètres de largeur sur 6m15 de profondeur. Comme on suppose que la vue qu’on a de ce salon est belle, on a préféré les pans coupés à la forme carrée pour la partie qui forme saillie sur le devant. Cette disposition laisse plus facilement et plus complètement
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embrasser à l’œil du spectateur placé dans le salon ce qui se trouve en dehors, que si cette pièce se terminait carrément à chacun de ses angles extérieurs. Ensuite, au lieu de trois fenêtres, le salon n’aurait pu en avoir que deux avec trumeau au milieu, en face de la cheminée, ce qui, à la campagne, est toujours un inconvénient, parce que ce trumeau se reproduit dans la glace qui surmonte la cheminée. Disons aussi que ces pans coupés avec leur fenêtre donnent du mouvement, de la vie et par conséquent de la gaieté où ils sont pratiqués.
Du salon c on passe dans une chambre à coucher d, de 2m90 de largeur sur 5m10 de profondeur, éclairée, comme l'antichambre b , par une fenêtre latérale et chauffée par une cheminée. De celte chambre à coucher on passe dans un cabinet de toilette e, qui n’a pas dans notre plan de dégagement, mais qui pourrait en avoir un par la pièce f, dont nous parlerons plus lard.
De l’entrée a, et par le dégagement h, on passe dans la salle à manger gr, de o mètres de largeur, et, comme le salon , de 3ra90 de profondeur. La petite pièce / est un office de lm50 de
Rez-de-chaussec.
Fig.
Premier étage.
a Entrée ou vestibule.
b Antichambre. * c Salon.
d Chambre à coucher.
e Cabinet de toilette de la chambre (/.
/ Oflice.
g Salle à manger.
h Dégagement avec l’escalier du premier étage.
I 2e Salon , bibliothèque ou billard, m Chambre à coucher.
n Cabinet de toilette de la chambre m.
o Cabinet de toilette de la chambre p.
p Chambre à coucher.
g Cabinet d’aisances.
.t Pièce de dégagement ou antichambre.
Souterrain.
1 Salle fraiche d’été.
2 Cuisine.
3, 4 Caves.
5 Garde-manger.
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longueur sur 3”25 de profondeur. Dans le mur qui sépare le salon de la salle à manger est une niche destinée au poêle, dans le cas où la maison ne serait point chauffée par un calorifère.
Au premier étage on trouvera, au-dessus de l’antichambre b, une pièce pareille, au-dessus du salon c, un second salon, ou bibliothèque ou billard , et au-dessus de la chambre à coucher cl, une semblable un peu plus profonde que la première. Par le palier on entre dans une autre chambre à coucher p, troisième de la maison, qui a, comme celle de cet étage, son cabinet de toilette o.
La cuisine 2 (sous la salle à manger), le garde-manger 5, une salle fraîche 1 (sous le salon), se trouvent dansle souterrain, avec les caves à vin, à légumes, etc.
En avant de la cuisine sera établi un fossé avec escalier extérieur pour le service domestique.
Un coup d’œil sur la façade suffira pour convaincre le lecteur de la simplicité de celte partie de la maison. Les deux faces en retraite de l’avant-corps sont ornées de niches et de statues, et au premier étage de petites niches circulaires avec bustes. Si, au lieu de placer les fenêtres des deux chambres de gauche et de droite sur la façade latérale, on les eût pratiquées sur la façade principale, il y aurait eu quatre fenêtres de plus sur cette façade, ce qui aurait été d’un mauvais effet; car la maison aurait ressemblé à une cage vitrée. En éclairant ces quatres pièces de côté, on a évité cet inconvénient.
La salle à manger g est éclairée par une fenêtre entière et deux moitiés qui ensemble forment la fenêtre dite vénitienne.
Quand un propriétaire est privé du concours d’un architecte, ou bien qu’il veut se procurer le plaisir de combiner lui-même la construction et l’architecture d’une maison *d’habitation, il se trouve souvent dans l’embarras, surtout pour les questions de goût. Quelquefois aussi il n’a pas sous la main de modèles convenables ni d’ouvriers pouvant exécuter autre chose que des moulures linéaires. On peut cependant avec des moyens restreints arriver au but qu’on se propose, en choisissant pour les façades un style simple qui n’exclue pas l’élégance et la distinction.
ST ÎLE CONVENABLE POUIl LES MAISONS PARTICULIÈRES. 549
Le second ordre ou style grec , d’une grande simplicité, d’une richesse gracieuse de moulures, produisant des variations de lumière et d’ombre, des effets agréables à l’œil de l’bommede goût, le second ordre grec, nommé ionique, est on ne peut plus convenable pour l’emploi de la décoration en architecture. 11 est de plus d’une exécution facile et peu coûteuse.
Comme les constructions dont nous nous occupons dans cet ouvrage ne sont pas des palais ni des édifices publics, et dans l’ornementation desquels n’entrent point les colonnes, nous n’offrons pas à la vue du lecteur l’ordre ionique complet , c’està-dire la colonne avec base et chapite.au à volutes, etc. Nous donnons seulement l’entablement de cet ordre , c’est à-dire l’architrave, la frise et la corniche du couronnement.
Dans la coupe à droite en haut de la fig. 396, dont la partie pleine ou massive est indiquée par des hachures, la portion supérieure a représente la corniche de couronnement , la portion b, la frise, et enfin la portion c, l’architrave.
Au-dessus de la corniche supérieure doit exister une partie biaise, rampante A, destinée à laisser écouler les eaux pluviales avec facilité. Vient ensuite ce qu’on nomme un filet, petite bande verticale; une doucine, moulure en S, formée de deux quarts de cercle , et concave en haut , convexe en bas ; un filet, plus petit que le premier; un talon, formé également de deux quarts de cercle, et convexe en haut, concave en bas ; un larmier, fort membre carré avec face verticale, avec un canal creusé en dessous pour empêcher l’eau de couler le long du mur un quart de rond, moulure convexe ; un petit talon ; un filet, et enfin un fort talon.
En dessous de cette corniche vient la frise B, partie verticale, lisse ou avec ornements.
En dessous de cette frise est l’architrave, composée d’un filet, d’un talon, de .deux faces. Pour couronner les façades d’une maison, on peut se servir de la corniche et ne pas employer la frise et l’architrave ; mais, dans le cas où des pilastres seraient adaptés aux façades extérieures, il faudrait de toute nécessité employer l’entablement entier, c’est-à-dire la corniche avec la frise et l’architrave. Le détail à la lettre M est une base destinée à ces pilastres. Les détails aux lettres E, F, représen-
SCIENCE A RCH 1TECTC II A LE .
lent la base et le couronnement d’un piédestal dont la hauteur peut varier : on sait que le piédestal est un corps carré qui porte une colonne et qui lui sert de soubassement. La proportion la plus convenable d’un piédestal, est de lui donner un peu plus de hauteur que deux fois sa largeur, en comprenant dans cette hauteur la base et la corniche.
On peut poser la base d’un pilastre sur un piédestal, mais dans ce cas le piédestal ne forme plus le carré ou un dé plus haut que large; il n’cst plus qu’un corps en saillie qui ne doit avancer que légèrement sur le pilastre, afin de donner l’espace nécessaire pour la saillie de la base.
La corniche 'G d’un piédestal de l’ordre ionique se compose d’un filet, d’un talon , d’un larmier, d’un tore, d’un petit filet, et enfin d’un cavet, fig. 390, lettres G et E.
La base F, D se compose, en partant du bas , d’une plinthe, large partie verticale, d’un filet, d’une doucine renversée , d’un petit tore, d’un filet et d’un cavet.
Le détail de la lettre G est une archivolte avec un imposte. L’archivolte est un arc contourné en bandeau orné de moulures qui règne à la tête des voussoirs d’une arcade. L’imposte est un composé de moulures horizontales et droites, sur lequel s’élève un des côtés de l’arcliivolle ; c’est ce qu’indique le détail en G, où l’on a figuré en coupe avec hachures la forme et la saillie des moulures constituant l’archivolte.
Les cannelures (petites cavités circulaires) qui ornent les pilastres se tracent de la manière suivante. Ayant déterminé la largeur de la cannelure, on divise cette largeur en deux parties égales : de la moitié de chacune de ces deux parties comme point de centre, on figure les deux cercles de notre détail en L. Prenez ensuite la distance d’un point de centre à l’autre, portez-la, à partir de la ligne ponctuée horizontale, sur la ligne verticale, et du point supérieur tirez en passant par les points de centre les deux lignes ponctuées biaises de notre détail. Du point inférieur où elles toucheront les deux cercles au point supérieur sur la ligne verticale comme rayon, tracez un arc : cet arc fera le fond de la cannelure, ainsi que l’indique le détail en L.
11 existe encore un autre ordre .d’architecture fort simple et
SCIENCE ARCHITECTURALE
souvent employé dans la construction. Cet ordre a pris naissance en Italie, pendant les derniers temps de la république romaine : il est nommé ordre toscan et n’est qu’une imitation abâtardie de l'architecture étrusque. Le détail II de la fig. 39G en reproduit l’entablement entier avec chapiteau de pilastre en dessous. On peut voir que ce style, plus simple encore que l’ionique, ne manque pas d’élégance malgré sa simplicité. Les détails I et J représentent la base du pilastre ou de la colonne, le couronnement du piédestal et sa base qui est de la plus grande simplicité.
Nous n’entrerons pas dans cet ouvrage dans les détails de proportion des parties d’architecture entre elles, ni des proportions et des saillies des moulures. Il existe des feuilles volantes et des livres élémentaires sur ces proportions diverses, qu’il est facile de se procurer.
Le détail en R est le profil d’un cordon qui peut servir à séparer les étages sur les façades extérieures.
De l'arc rampant.
Comme on peut être obligé de se servir de l’arc rampant dans les constructions particulières, soit pour voûte, soit pour perron et autres usages , voici comment il faut opérer pour tracer cet arc.
Tirez d’abord la ligne droite ab, c’est-à-dire une ligne d’une naissance à l’autre. Divisez ensuite celte ligne en deux parties égales au point c. Élevez la perpendiculaire cd. Reportez la longueur ce sur la ligne ab au point /. Enfin tirez gd perpendiculaire à la ligne ab, en passant par le point /, h sera le point de l’arc ad et g sera celui de l’arc db.