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U NIVEAU DE MACON

Du niveau de maçon.

Le niveau dont on se sert le plus habituellement dans la construction est nommé niveau de maçon ; il est formé de deux côtés assemblés d’équerre à 90 degrés. Au sommet est fixé un petit cordeau au bas duquel eslassujéti un petit plomb. Au milieu de la traverse destinée à maintenir l’angle droit formé par les deux côtés, est pratiqué un petit cran en travers de la traverse et dont la direction aboutit au sommet du niveau.

Ce niveau se place sur une règle bien droite qu’on pose soit sur de la charpente, soit sur de la maçonnerie ou le sol. On fixe une des extrémités de la règle , et l’autre extrémité est calée en dessous jusqu’à ce que le cordeau du niveau tombe sur le petit cran ou l’entaille verticale de la traverse. Dès que cela a lieu la règle est de niveau, c’est-à-dire parallèle à la surface de l’eau.

Si le cordeau penche à gauche du cran, le côté droit est trop élevé; si au contraire il penche à droite du cran, le côté droit est trop bas. On arrive au résultat demandé en calant plus ou moins un des côtés , dont le choix est arbitraire.

Nous donnons ici l’explication du niveau, parce qu’il en a été souvent question dans les pages précédentes.

Fig. 3 US.

APPENDICE

APPENDICE

Cabinets d'aisances.

Il y a un-objet dont on ne tient pas assez compte dans la composition et dans la distribution d’une maison : il s’agit des anglaises. On est étonné d’apprendre qu’une loi municipale n’ordonna qu’en 1513 que chaque maison aurait un cabinet d’aisance, et en 1100 la police est encore obligée d’ordonner la construction de fosses.

La convenance et la salubrité exigent impérieusement qu’on prenne un soin particulier pour l’établissement des cabinets d’aisances , qu’ils soient inodores ou non. On semble avoir pour habitude de s’occuper de la disposition des salons, salles à manger, chambres à coucher, cuisines et dépendances, sans s’inquiéter des cabinets en question. Quand la distribution générale est faite, alors seulement on semble dans bien des cas avoir pensé aux lieux d’aisances, qu’on relègue comme on peut dans un coin, au fond d’un corridor sans air ou sous un escalier — quand on ne les oublie pas tout à fait, comme cela arrive encore quelquefois de nos jours.

Il faut chercher autant que possible à placer ces cabinets de manière à ce qu’ils aient le plus de lumière et surtout le plus d’air possible. Il faut ensuite qu’ils soient aisément accessibles, que leur entrée ne frappe pas directement la vue, mais soit pour ainsi dire dissimulée. En Angleterre et en Allemagne on a rempli ces conditions d’une manière beaucoup plus convenable qu’en France. Tout cabinet d’aisances devrait avoir au moins un mètre de largeur, 11U,60 à 2 mètres de longueur et pour hauteur celle de l’étage ou du rez-de-chaussée où il est situé. S’il n’est point inodore, il doit être à proximité de la fosse, d’aplomb dessus même si cela est possible, et éviter de trop grandes longueurs de tuyaux posés en biais.

CABINETS ll'AlSANCES.

Quant à la situation des cabinets d’aisances , il faut s'efforcer qu’elle soit au levant ou au nord : ces deux expositions sont plus convenables et plus salubres que celle au midi ou au couchant. Il faut ensuite qu’ils soient éloignés de la cuisine et de ses dépendances; il est facile de deviner dans quel but.

La routine a consacré l’établissement des cabinets d’aisances dans l’intérieur du périmètre des maisons, surtout pour les maisons de campagne. Quand ces dernières sont vastes, cela est et peut être convenable ; mais quand elles sont petites ou moyennes on gagne beaucoup de place en établissant ces cabi-* nets en saillie sur une des façades latérales ou sur celle de derrière. On peut les placer dans des tourelles circulaires ou carrées attenant au bâtiment principal. L’auteur de ce livre en a const ruit de cette manière, qui lui laissait intacte la bonne distribution intérieure. Seulement il faut avoir soin que ces tourelles soient placées à proximité des escaliers, afin que les grands escaliers ou les escaliers de service servent à monter aux cabinets établis dans les différents étages.

11 ne faut jamais sacrifier une convenance d’intérieur domestique à un effet ou aspect plus ou moins désagréable de l’extérieur. La plus grande régularité doit régner dans un monument public , mais elle n’est pas rigoureusement nécessaire dans les habitations particulières. Le bon goût dans les maisons d’habitation ne doit pas être despote au point de faire renoncer, par symétrie, à des convenances personnelles et journalières. C’est ce qu’on a senti de tout temps en Angleterre et en Allemagne, où la maison de campagne n’a pas voulu assumer l’aspect du château et du palais, et les habitants s’en trouvent on ne peut mieux.

Il est inconvenant que l’entrée des cabinets d’aisances soit située dans une antichambre. Dans la composition du plan il faut chercher à placer cette entrée sur un corridor ou dans un dégagement. Il faut qu’en y allant et qu’en en revenant personne ne puisse deviner d’où l’on vient ou où l’on va, c’est-àdire qu’il y ait d’autres portes à proximité par lesquelles on aurait pu passer soit pour entrer soit pour sortir de chambres auxquelles ces portes donnent entrée.

Des écuries.

La largeur d'une écurie est déterminée par le nombre de chevaux qu’on veut y loger. On peut les placer sur une seule rangée ou sur deux, en les tournant dos à dos. Chacune de ces dispositions est donnée par l’espace à construire.

Pour un seul rang de chevaux , on doit donner pour profondeur à l’écurie, au moins 4”, 50; on compte que l’espace occupé par un cheval est un rectangle de 2m,60 de longueur sur de largeur, dans le cas où une simple barre de bois cylindrique, le sépare de son voisin. Si les chevaux sont séparés les uns des autres par une sorte de cloison en bois, la largeur du rectangle en question peut varier de im,50à l»>,8ü. Les largeurs indiquées se comptent toujours entre les barres ou cloisons de séparation. Si l’on donne -y11, 50 de profondeur à une écurie , on aura donc lm, 90 d’espace derrière les chevaux, c’est-à-dire entre eux et le mur de face.

On donne cependant en Angleterre jusqu’à G mètres de profondeur aux belles écuries. 11 est aisé de comprendre que si l’on n’est pas restreint par l’économie ou l’espace, il est toujours préférable de donner de fortes dimensions aux écuries. Ges dimensions ont cependant des limites qui ne doivent pas dépasser les plus fortes mesures que nous donnons.

La hauteur la plus convenable pour une écurie est de 4m,60 à 6 mètres, mais jamais moins de 3m,70 à 3'», 80.

Quand les chevaux de labour sont doux et tranquilles, l’espace qu’ils occupent entre les barres est limité en Autriche et dans d’autres parties de l’Allemagne à lm,42 et même à lm,26, et la largeur de l’écurie n’est portée qu’à 3ID,16.

Le sol des stalles doit être pavé en bonnes briques dures, posées sur champ. Ce sol doit être tout à fait imperméable, afin d’empêcher les urines de s’y infiltrer. De la tête aux pieds de derrière , le sol sera légèrement incliné ( de 25 millimètres par mètre, par exemple) pour que les urines puissent se diriger facilement vers de petites rigoles pratiquées dans la longueur de l’écurie et pour leur donner un écoulement à

l’extérieur. On peut aussi employer le grès pour la confection du sol des écuries.

Il est raisonnable que l’entrée d’une écurie soit au nord et les fenêtres au sud. On placera les fenêtres le moins possible en face des chevaux , pour que la lumière ne les frappe pas directement sur les yeux. On comprendra que les écuries doivent être claires , afin que les pansements puissent se faire convenablement et que l’œil du maître puisse s’assurer de la propreté si indispensable aux chevaux.

Il est d’usage d’employer pour les écuries des fenêtres semicirculaires, d’un diamètre de 90 centimètres à 1 mètre. On les pose à deuxmètres etplus du sol, et, ce qui vaut encore mieux, à une petite distance en contre-bas du plafond , afin qu’en les ouvrant, l’air soit entièrement renouvelé. On peut encore établir des ouvertures dans le bas des murs, et qui faciliteraient considérablement le renouvellement de l’air en l’absence des chevaux ; ces ouvertures, munies de trappes ou de portes en madriers, doivent pouvoir s’ouvrir et se fermer à volonté, et ne jamais être ouvertes que dans les grandes chaleurs les chevaux étant présents.

L’arête supérieure de la mangeoire doit être à im,!() audessus du sol. La mangeoire d5it avoir 25 centimètres de profondeur, 30 de largeur en haut et 20 dans le fond.

On placera l’aréte inférieure du râtelier à tm,70 au-dessus du sol et son arête supérieure à 2m,20. Son inclinaison sera telle qu’avec ces hauteurs le râtelier aura 65 centimètres de largeur. On écarte ses fuseaux de 8 à 13 centimètres.

Nous recommandons une attention toute particulière à la ventilation des écuries, et qui ne doit cependant pas atteindre les chevaux. C’est pour cette raison qu’on place les fenêtres à une certaine distance au-dessus de leur tête; il ne faut pas qu’ils soient dans des courants d’air.

Quant aux portes d’écurie, elles doivent avoir au moins lm,25 de largeur, sur 2m,25 â 2m,40 de hauteur, afin que les chevaux harnachés puissent y passer avec facilité.

Nous croyons utile de donner en ce lieu la description de certaines écuries autrichiennes et hongroises ; on sait combien les chevaux de ces pays sont beaux et bons.

Dans leurs stalles fig. 399, les chevaux se tiennent sur ce qu’on nomme en allemand le pont de l’écurie ; ce pont ou sol est

Fig. 399.

formé de madriers transversaux et dans une pente semblable à celle que nous avons déjà indiquée. Ces madriers posent sur des poutrelles, dans lesquelles ils sont entaillés de leur épaisseur. Les poutrelles elles-mêmes sont assemblées dans des enchevêtrures, dont l’une est placée à la tête du cheval et l’autre à la queue. Les bois employés sont le chêne ou le mélèze. En dessous du pont d’écurie est un pavé à superficie concave, établi en pierre ou en brique, qui reçoit les urines pour les conduire à travers une petite ouverture dans un canal moyen recouvert soit en panneaux de bois soit en dalles. De ce canal les urines sont conduites dans le trou à fumier. Toutefois, pour que l’urine puisse couler du plancher en bois sur le sol concave placé en dessous, il faut pratiquer dans les madriers et à l’arrière du cheval des trous d’environ trois centi-

mètres de diamètre. Les poutrelles sont posées sur de petits murs de refend , contre lesquels sont adossées les petites voûtes renversées. Ces murs n’ont que 35 centimètres d’épaisseur. Au point de réunion des poutrelles avec les enchevê-trures de face, formées de deux pièces de charpente, sont posées deux agrafes biaises pour les lier ensemble. Au-dessus de ces enchevêtrures s’élèvent des poteaux cylindriques de 0m,20 à 0ra,22 de diamètre et de 2m,20 à 2“, 50 de hauteur, placés à la distance les uns des autres selon la largeur donnée aux stalles. Ces poteaux sont en chêne ou en mélèze. Ils doivent être cylindriques ou octogones, être solidement fixés dans le sol à une profondeur de 1 mètre , et avoir la forme carrée en coupe dans cette profondeur; ils auront donc 3”, 20 ou 3m,50 de longueur.

A l’extrémité supérieure des poutrelles ou à la tête des chevaux, sur l’axe des cloisons, sont posés des poteaux de 15 à 18 centimètres d’équarrissage, reliés au mur de fond par des traverses et aux poteaux au moyen d’équerres solides. C’est sur ces traverses que pose la mangeoire, formée de madriers ou d’un tronc d’arbre creusé dans une forme concave, de 35 centimètres de largeur sur 22 de profondeur. Pour maintenir tous les poteaux en question dans leur position respective, ils sont recouverts d’une sablière ou chapeau arrondi au sommet , et recouvert de fer-blanc ou d’une tôle de zinc. A lm,70 du. sol est posée l’arête inférieure du râtelier. La partie du mur comprise entre le dessus de la mangeoire et le dessous du râtelier est revêtue de bois , de planches posées horizontalement sur champ, ou mieux encore en dalles si l’on en a à sa disposition. L’espace dans la largeur de la stalle, du sol à la mangeoire, est également fermé par des madriers : on y pratique quelquefois une porte en trappe afin d’utiliser l’espace en dessous de la mangeoire , pour y placer la paille destinée à la litière.

Pour séparer les stalles les unes des autres, on se sert de barres quand on n’établit point de cloisons. Ces barres se posent à une hauteur de 0ra,94 du sol : elles doivent être cylindriques et d’environ 8 à 9 centim. de diamètre, ferrées aux deux bouts , avec collier et œillet. L’extrémité à la tète du cheval est fixée par l’œillet dans un crampon, l’autre extré-

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