UES FASSE11ELLES
La passerelle se compose 1® de quatre pieux, dont deux sont enfoncés de chaque côté du cours d’eau dans la rive au niveau des eaux ordinaires; 2° de deux traverses, fixées l’une sur chaque couple de pieux et destinées à recevoir le plancher; 3° du plancher, formé de deux madriers fixés sur les traverses à chaque extrémité; -t® de deux potelels , assemblés sur les traverses vers leur milieu et 5° d’une pièce de bois assemblée longitudinalement sur les potelels pour former le garde-corps. Les potelets sont consolidés par des contre-fiches, assemblées à tenon et mortaise dans ces derniers ainsi que dans les traverses. D’autres contre-fiches, consolident les potelels avec le dessus du garde-corps.
Si l’on ne peint pas les bois de la passerelle , il sera convenable de goudronner les pieux, les assemblages, ainsi que le dessous de toutes les pièces de charpente, afin de les garantir de l’humidité. C’est une précaution peu difficile à prendre et peu coûteuse, et qui donnera une plus longue durée à la passerelle.
Quand la passerelle est destinée au passage de bestiaux , il faut lui donner une plus grande largeur que celle que nous avons indiquée précédemment. Il faut en outre que les madriers soient jointifs, c’est-à-dire qu’ils se joignent, pour que les pieds des moutons , par exemple , ne puissent pas s’y engager. On établira aussi des deux côtés un garde-corps pour que les bestiaux ne puissent pas tomber dans l’eau.
Si l’on voulait établir une passerelle invisible de loin, au lieu de potelels en bois on se servirait de montants en fer et l’on réunirait ces montants au moyen d’un ou de plusieurs forts fds de fer peints en brun foncé ou en vert, en se servant de vert-degris. Si la passerelle devait ôlrc fréquentée par des enfants, il faudrait employer, au lieu de fil de 1er, un treillage à mailles également en fil de fer.
Fig. 403.
DES rOJiCEAl'X.
Des ponceaux et des brise-glace.
Les ponceaux sont des ponts de peu de longueur qui rattachent l’une à l’autre des parties de routes interrompues, soit par des routes inférieures, soit autrement; ces ponceaux ont donc à supporter d’assez lourds fardeaux.
Le plancher d’un pont doit toujours avoir un haut degré de solidité et de durée. Il est d’habitude formé par une rangée de madriers posés en travers du pont et des longerons. Mais comme les voitures usent la face supérieure de ces madriers quand le pont est très-fréquenté , on est dans l’usage de placer sur celte première rangée de madriers, une seconde rangée, qui ne recouvre la première que dans la superficie parcourue par les voilures. Les madriers de la rangée inférieure doivent toujours former saillie dans le vide sur la face verticale extérieure des deux longerons extrêmes. Les joints des madriers supérieurs doivent toujours tomber au milieu des madriers inférieurs et jamais sur leurs propres joints. 11 est aisé de comprendre quelle sera la facilité avec laquelle on pourra restaurer le plancher du pont dès que les madriers supérieurs seront usés par le frottement des voitures et les pieds des chevaux, tandis que les madriers inférieurs resteront pour ainsi dire constamment intacts.
On établit quelquefois des planchers sur des ponts en bois au moyen d’une couche de gravier ou d’un pavé posé sur forme de sable reposant sur des madriers. Cette sorte de plancher a de grands inconvénients, car elle entretient une humidité permanente qui n’est pas longtemps à attaquer et à endommager tous les bois du pont. On ne devrait se servir de cette espèce de plancher que pour les ponts couverts , dans lequel ce dernier est à l’abri des eaux pluviales.
Si cependant il y avait nécessité absolue d’établir un plancher en macadam ou en pavés, il faudrait adopter une disposition avec trottoir élevé pour les piétons, avec pavés et rigole pour l’écoulement de l’eau. Nous ferons remarquer qu’au lieu de pavés en grès, on peut se servir de pavés en bois debout ou de champ pour former le plancher d’un pont de bois. 11 ne
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