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DES PONCEAUX

faudrait pas poser les pavés de bois immédiatement sur les madriers transversaux, mais recouvrirces derniers d’une couche de sable ou de gravier fin de quelques centimètres d'épaisseur.

Les garde-corps ou balustrades des ponts sont destinés à la sécurité des passants et leur plus ou moins de travail et de richesse sert à l’ornementation de l’œuvre. Il faut que leur dimension et leur forme soient en rapport avec la construction du pont. Plus un pont est près d’une habitation, plus aussi le garde-corps peut être compliqué, orné et soigneusement travaillé. Si le pont est solitaire, à l’écart ou hors de vue, son garde-corps doit être combiné de manière à n’offrir que de la solidité et de la sécurité. Dans ce cas, la balustrade peut être très-simple et n’ôlrc formée que de montants , de pièces horizontales et longitudinales, maintenus par des contre-fiches. • Dans les ponts élevés par les particuliers dans leurs propriétés, l’élévation des garde-corps est tout à fait arbitraire et dépend du goût du constructeur; elle peut varier entre 90 centimètres et lm,20.

Les brise-glace sont des combinaisons de pièces de charpente assemblées qu’on

FONTS EN l’IEII UE.

sent en pointe et qui sont d’inégales grandeurs, en sorte que le moins élevé sert ce qu’on nomme d’éperon. Ils sont recouverts d’une pièce de bois ou chapeau posé en rampant.

Les fig. 404, 405, 406 et 407 les feront suffisamment connaître et comprendre.

Ponts en pierre.

Le pont est une construction qui établit une communication directe et facile entre deux points séparés par un espace qui ne pourrait être franchi autrement sans rencontrer de grands obstacles, qui augmenteraientlesdifficulléss’ilsne la rendaientpas impossible. On sait que les ponts sont établis sur des fleuves , des rivières, des ravins, des fossés, des marais, etc. Un pont peut avoir une ou plusieurs arches, dont le nombre est déterminé par la distance l’un de l’autre des deux points qui doivent être réunis.

Les ponts se composent de culées , de piles , de voûtes, d’une chaussée et de garde-corps. La culée ou butée est un massif de pierre dure de formes diverses, qui arc-boute la poussée de la première et dernière arche du pont. Toute arche a naturellement une tendance à exercer une poussée ou une pression sur

son point d’appui ou culée , à la renverser ou à causer un glissement des assises les unes sur les autres , et c’est cette tendance qu’il faut combattre et annihiler. Le premier moyen consiste à continuer la’construction de l’arche à travers la culée, jusqu’à ce qu’elle rencontre une fondation solide ainsi que le montre la tig. 408. Le second moyen consiste à donner à la forme de la culée en plan celle d’un arc horizontal avec deux murs remplissant l’office de contreforts, et qui retiennent la buttée ou la poussée. Le troisième moyen consiste à unir les assises les unes aux autres

l'ONTS EN HEURE.

d’une manière solide en scellant dans les pierres contiguës soit des goujons en 1er, soit de doubles queues d’aronde en guise d’agrafes.

Dans le cas ou les contreforts horizontaux d’une culée seraient bâtis ainsi que le fait voir la fig. 410, la poussée des terres aura une tendance à les rompre à leur jonction avec la culée proprement dite, ainsi que l’indiquent les lignes a b,cd. Pour éviter cet inconvénient trèsvicieux, on obtiendra une solidité identique et avec un volume de matériaux égal, en construisant un certain nombre de petits murs longitudinaux et transversaux. Cette espèce de grillage en maçonnerie offre une grande résistance, les terres sont fortement retenues sur plusieurs points divers, et, enfin, la pression se trouve pour ainsi dire annihilée , répartie qu'elle est en plusieurs endroits fig. 411.

Quant aux piles, leur construction n’est qu’une partie de l’ensemble des constructions dans l’eau dont nous avons parlé plus haut.

« Les voûtes des ponts, dit Bruyère , présentent généralement à l’intrados une surface cylindrique, dont la génératrice s’appuie constamment sur une courbe d’espèce variable suivant les circonstances. Cette courbe peut être une demi-circonférence de cercle ou une demi-ellipse; mais on substitue le plus ordinairement à cette dernière , une courbe à plusieurs centres , nommée anse de panier. Les anciens ont presque toujours adopté le demicercle pour les arches de leurs ponts. Celte forme , qui satisfait le goût , est en même temps la plus favorable à la solidité et à l’économie ; elle parait donc préférable toutes les fois que les données peuvent le permettre. On ne peut cependant se dissimuler qu’elle n’est pas propre à l’écoulement des grandes eaux, parce que l’étendue des tympans diminue la largeur du débouché, surtout au moment où il faudrait pouvoir l’augmenter. Les avant-becs (1), tels qu’on les construit, ne ■ (1) On nomme ainsi les deux éperons de la pile d’un pont.

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