DES CHAINES EN PIERRE
servir enfin de points d’attache pour la boiserie ou décoration intérieure.
A. Paris et dans les grandes villes de France, on se sert de poitrails en fonte pour supporter les murs au-dessus des ouvertures ou des vides d’une grande largeur, commepour les boutiques , les portes cochères et les magasins. Toutefois, ces poitrails ont un grand vice, c’eslque chauffés par le feudansun incendie ils sont sujets à se fendre dès qu’ils sont atteints par l’eau des pompes. Leur bon usage est donc très-problématique, puisqu’on ne peut plus compter sur leur solidité après avoir été rafraîchis ainsi par l’eau froide, quand même ils ne se seraient point rompus ou fendus sur le coup.
lira chaînes en pierre.
Quand on est forcé de bâtir des murs en briques ou en autres petits matériaux, on a recours à ce qu’on appelle des chaînes en pierre, élevées verticalement et par assises. Ces chaînes ont l'avantage de donner à la maçonnerie plus de stabilité et de
Fig. 119.
résistance, aux points où elles se trouvent , que dans les parties en petits matériaux hourdés en mortier ordinaire; mais, d’un autre côté, l’inégalité de tassement, qu’il est impossible de prévenir, a quelquefois de graves inconvénients. Le tassement est proportionnnel à l’épaisseur totale des joints en mortier, laquelle est beaucoup plus grande en maçonnerie
de petits matériaux que dans celle de pierre de taille , où les joints sont moins épais et infiniment moins nombreux.
Les pierres formant ces chaînes s’étendent ordinairement dans toute l’épaisseur du mur; il faut avoir la précaution de les alterner en longues et en courtes, en commençant à en poser une longue sur la fondation. La seconde pierre à poser sur la précédente doit être plus courte de 35 à 40 centimètres environ que la première, afin que son déharpement ou saillie sur celle-ci ne soit pas inférieur à 18 ou 20>centimètres. La
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
troisième pierre doit être de môme longueur que la première , afin de jeter harpe sur la deuxième qui est en-dessous, et ainsi de suite jusqu’au sommet du mur, où l’on termine par une pierre longue fig. H9.