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RÉSISTANCE DES MURS

Réglutance de* murs.

En considérant le mur comme une masse solide , , l’effet de résistance de son poids à une poussée destructive sera directement comme la distance horizontale EH de sa base extérieure à une ligne verticale tirée à travers G, centre de gravité du mur fig. 151 ; ou bien en nommant la résistance R et le poids du mur W, alors R = W X EH. EH sera directement comme EB, les proportions du mur étant constantes; c’est pourquoi un mur d’une coupe triangulaire offrira plus de résistance qu’un mur rectangulaire dont le profil aurait la môme sbrface, la base d’un triangle étant le double de la base d’un rectangle de hauteur et de superficie égales.

Si la face apparente du mur a une surface courbe et concave, EH sera plus puissant que dans le cas d’un mur triangulaire en coupe, les deux à surfaces en coupe I égales ; et si le mur était une masse solide, à -- l’abri de toute fracture, cette forme courbe offrirait plus de résistance qu’un mur en coupe triangulaire. Mais comme cela n’est J k t pas le cas, considérons une portion quel- / conque du mur comme séparée du pied par / une ligne horizontale, portion que nous ad-

/ j___ mettons comme étant un mur pour soi, re-

H 3 posant sur la partie inférieure comme une fondation. Qu’on se figure que A eb est un mur entier pouvant tourner sur e, comme point* d’appui. La résistance serait considérablement plus faible que celle d’une partie triangulaire correspondante d’un mur. Dans le cas d’un mur triangulaire les proportions de la résistance à la poussée seront les mêmes dans toute sa hauteur. Dans le cas d’un mur rectangulaire, la résistance sera plus considérable à la poussée, plus la distance du pied sera étendue. Dans le cas d’un mur avec une paroi courbe concave, le contraire aura lieu.

La valeur de EH sera la plus considérable si EH = EB, et alors le mur sera exactement équilibré sur H; mais on ne devrait jamais arriver à ce cas dans la pratique, de crainte que le mur ne devienne pendant ou corrompu et dépendant

LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS

de la terre pour se soutenir. La valeur de EH sera la plus petite possible si H coïncide avec E, dont la limite opposée n’est jamais atteinte en pratique ( pour des causes évidentes), car dans ce cas le mur surplomberait sur sa base et serait sur le point de s’écrouler en avant.

L’augmentation de puissance de levier n’est pas le seul avantage qui résulte de la forme triangulaire d’un mur. Dans les recherches précédentes nous avons considéré le mur comme une masse solide qui tourne sur sa ligne longitudinale de base. Cependant, en pratique, la difficulté ne consiste pas tant à empêcher le mur de pencher et de tomber en avant, qu’à prévenir les assises de glisser les unes sur les autres.

Dans un mur d’aplomb, bâti en assises horizontales, la principale résistance au glissement provient de la dureté et de l’adhésion du mortier ; mais si le mur est élevé avec une face en pente, avec une paroi inclinée, comme les assises sont inclinées vers l’horizon, la résistance à la poussée de la rive ou du talus est augmentée en proportion de la tendance des assises à glisser vers le talus, en rendant ainsi l’adhésion du mortier simplement un surcroît de sécurité.

Il est de toute impossibilité, dans la pratique, de déterminer exactement la poussée exercée contre un mur d’une hauteur donnée, parce que cette poussée dépend de la cohésion de la terre, de. son état plus ou moins humide ou sec, de la manière dont le dos du mur sera élevé et d’autres conditions qu’il est inutile d’énumérer ici. Toutefois, l’expérience a montré que la base ou le pied du mur ne doit pas avoir moins du quart, et l’inclinaison pas moins d’un sixième de la hauteur verticale , quoique néanmoins ces

proportions soient encore douteuses.

Les résultats des calculs faits précédemment sont reproduits d’une façon plus facile à saisirdans les fig. 1S3, 154', 155 et 156, qui montrent aussi la superficie en coupe de murs de différentes formes , formes demandées pour résister à la pression ou poussée d’un talus de 3 mètres

Fig. i53. 6,57 centimètres d’élévation.

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