DES COMBLES EM DOME ET DES COMBLES A SURFACES
Pour les combles de 7m,8ü de diamètre. De L’Orme fixe la largeur des planches qui forment les courbes à 21 centimètres de largeur, et leur épaisseur à 2 centimètres.
Pour llm, 70 il donne aux planches 27 centimètres de largeur sur 4 centimètres d’épaisseur. Pour 19”, 50, il fixe la largeur des planches à 35 centimètres- et leur épaisseur à 5 centimètres.
Pour asseoir ces combles, on formait, à 4 mètre du dessous de l’entablement des murs de face, une retraite de la moitié de leur épaisseur, sur laquelle on posait une sablière de 21 à 24 centimètres d’épaisseur. On creusait dans cette pièce des entailles de 65 en 65 centimètres, destinées à recevoir le pied des courbes formant chevrons. Le prolongement de la surface du comble, jusqu’au nu extérieur du mur de face, se faisait en ajoutant des bouts de courbes en forme de coyaux , fixés par le bas dans une entaille pratiquée au-dessus de l’assise formant corniche.
On ne peut cependant se dissimuler que le système de Philibert De L’Orme est désavantageux sous plusieurs rapports. Les planches débitées coûtent beaucoup plus cher que le bois de charpente : la façon des différentes pièces est également plus élevée : c’est pour cette raison qu’il n’y a pas d’économie à préférer les combles en planches aux combles en pièces de bois. Mais pour de petites constructions de fantaisie les combles en planches sont convenables, parce qu’ils sont légers et peuvent se poser sur des murs moins épais que ceux exigés pour des combles formés de chevrons , fortifiés en dessous par des liens cintrés formant voûte et qui offrent aussi plus de solidité.
Frappé des désavantages qu’offrait le système de Philibert De L’Orme , lorsqu’il est employé sur une grande échelle , le colonel Émy en inventa un autre composé de madriers longs et étroits , superposés les uns sur les autres , comme les feuilles d’un ressort de voiture , et courbés sur leur plat par leur flexibilité seule. M. Émy fit en 1825 l’application de son système dans le hangar de Marac, fig. 241 , près de Bayonne.
a Chaque ferme de la charpente du hangar de Marac, dit-il, est composée d’un arc en demi-cercle de 20 mètres de dia-
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
mètre, de deux jambes de force verticales , de deux arbalétriers, de deux aisseliersetd’une petite moise horizontale tangenj< te à l’arc et for-
mant entrait : le tout est lié par des moises normales à l’arc.
L’espace entre le sol et l’arc est libre. L’arc dont il s’agit est la pièce principale Fis. su. de chaque ferme,
et c’est dans sa
construction que résident la force et les autres avantages de cette charpente.
« Les faces planes des arcs, ainsi que les moises normales, sont entaillées à 1 centimètre de profondeur, de sorte qu’elles forment des assemblages de 2 centimètres, qui ont le double objet de tenir les arcs serrés et de former des arrêts qui empêchent le glissement des madriers les uns sur les autres. Deux recouvrements de 1 centimètre, sur les deux faces de l’arc, sont taillés dans les joints des moises , pour empêcher qu’il ne se fasse des éclats aux entailles des madriers ou feuilles.
« Les jambes de force sont éloignées des murs de 10 centimètres, mais les trois premières moises de chaque côté sont prolongées au-delà des jambes de force , et pénètrent de 20 centimètres dans des cases de 30 centimètres de profondeur, réservées dans les murs. Cette disposition n’a pas pour but de profiter de la résistance des maçonneries; car la charpente n’a pas de poussée : il s’agit seulement de main-