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DES COMBLES EN DÔME ET DES COMBLES A SURFACES

tenir les fermes dans le sens de la longueur du bâtiment.

« Entre les moises , qui ne pouvaient ôtre multipliées sans «augmenter inutilement le poids delà charpente, sont des liens en fer et des boulons qui pressent les feuilles de l’arc et qui s’opposent au glissement de ces feuilles. L’expérience a prouvé que ces boulons ne coupent point le fil du bois d’une manière nuisible. On voit que les moises , les liens et les boulons rendent les feuilles d’un arc pour ainsi dire solidaires les unes des autres, et qu’ils s’opposent avec une grande force à leur redressement. Dans un arc de cinq feuilles et de 20 mètres d’ouverture, le développement de l’extrados a 60 centimètres de plus que celui de l’intrados ; le redressement est par conséquent impossible.

« Dans chaque ferme , trois grands triangles sont formés extérieurement à l’arc par les jambes de force , les arbalétriers, les aisseliers et la moise-entrait. Leur combinaison avec l’arc et les moises normales compose un réseau aussi invariable que le permet la flexibilité des bois et le jeu des «assemblages ; mais dans ce système , et notamment dans la charpente du hangar de Marac, dont il s’.agit ici, c’est principalement la roideur ou le ressort des «arcs qui produit l’invariabilité de forme, et qui détruit entièrement la poussée sur les murs.

« Les feuilles ou madriers qui entrent dans la composition d’un arc ont 55 millimètres d’épaisseur, 13 centimètres de largeur et 12 à 13 mètres de longueur. Deux longueurs et demie, mises bout à bout, à joints carrés, suffisent «au développement de l’arc. Les joints sont distribués de façon qu’aucun d’une feuille ne répond à un «autre joint d’une feuille du môme arc , et que tous sont couverts par les moises normales. Les feuilles ne peuvent avoir chacune que trois joints , le plus souvent elles n’en ont que deux; «ainsi il ne peut y avoir que dix à douze de ces joints dans un arc.

« Toutes les pièces des fermes ont 13 centimètres comme l’arc et les arb*alétriers, excepté les jambes de force, dont l’épaisseur a été porlée à 20 centimètres.

« Les fermes sont entretenues à la distance de 3 mètres , de milieu en milieu, par des moises bernes horizontales, qui em-

LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS

brassent les moïses n# 4 , par le faîte et la moise sans faîte , et enfin par les pannes (1). a

Une charpente du même genre a été exécutée pour le manège de Libourne et a 21 mètres de largeur sur 48 mètres de longueur.

Une des plus grandes coupoles élevées en Allemagne dans les temps modernes ( de 1822 à 1827 ) et selon le système des courbes en planches , est celle de l’église catholique de Darms* tadlquia un diamètre de 33 mètres cinquante centimètres; Georges Moller en fut l’architecte. La fig. 242 indique la liaison longitudinale des courbes de ce dôme.

Si Rondelet avait déjà proposé de substituer aux liernes de De L’Orme et qui traversaient les courbes , d’autres liernes non interrompues, entaillées à mi-bois et clouées au-dessus et au-dessous des planches, Moller double ces liernes entaillées tout en conservant les liernes transversales.

L'adhésion des planches formant une courbure est d’abord effectuée au moyen de clous et ensuite de coins en bois de chêne a, a, chassés dans les liernes transversales. Les liernes jumelles

b , b, sont maintenues et consolidées par des boulons à écrou

c, c, posés en dessous des coins d, d, qui traversent les doubles liernes, ainsique l’indique la fig. 242. Les autres trois détails de la fig. 243 , donnent les plan , coupe et face latérale

(1) Description d'un nouveau système d’arcs pour les grandes charpentes, exécuté sur un batiment de 20 mètres de largeur, etc., par A. -R. Émy. 1828 , in-folio.

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