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DES CINTRES

forme elliptique, et l’ellipse, quelle que soit sa dimension , présente l’apparence la plus solide pour les voûtes.

L’ellipse peut être considérée comme le résultat de la section oblique d’un cylindre.

Nous avons déjà précédemment indiqué une méthode pour tracer l’ellipse page 220 : . mais cette méthode n’est bonne que pour faire des études sur le papier, et elle serait d’une trop grande difficulté dans l’application pratique des travaux. Voici donc une autre méthode pour le tracé des ellipses qui peuvent servir à l’épure des voûtes et de leurs cintres.

C’est la meilleure et la plus simple des méthodes pour tracer l’ellipse ; elle consiste à en trouver le contour au moyen de deux foyers.

Tirez une ligne horizontale , reportez-y la longueur de l’ellipse, soit ab. Au milieu de ab élevez une perpendiculaire , reportez-y la moitié de la largeur de l’ellipse. 11 s’agit ensuite de déterminer les foyers mn. Prenez la longueur cb comme rayon, et du point d comme centre faites à droite et à gauche deux petites sections sur le grand axe ab, aux points mn : ces points seront les foyers qui vont servir pour continuer l’opération. Divisez comme vous l’entendrez le grand axe en ire les foyers, en n’importe combien de parties, ainsique l’indique la fig. 261, par les nombres 1, 2, 3, 4 ; prenez la distance de a en 1 comme rayon, et, des foyers comme points de centre, dérivez les sections a' a" : prenez ensuite b 1 sur le grand axe, et, des foyers mn comme points de centre, dérivez les sections d'd ” en coupant les sections a' a”. Prenez successivement a 2, a 3, a 4, b 2, b 3, b 4, et opérez avec ces rayons comme vous l’avez fait avec les rayons «1,6 1. Plus vous aurez divisé le grand axe ab en un grand nombre de parties, plus vous aurez aussi tout naturellement de points indiqués pour faire passer la courbe de l’ellipse.

LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS

Une des principales propriétés des foyers consiste en ce que la somme des lignes tirées d’un point quelconque de la courbe à chacun des foyers est toujours égale à la longueur du grand axe; de sorte que mo ajouté à on représentera la même Iongueur que ub.

C’est sur cette propriété de l’ellipse qu’est fondée la manière de tracer l’ovale du jardinier, avec un cordeau et deux piquets. On place ces piquets aux foyers, et on y attache les deux bouts d’un cordeau dont la longueur doit être égale au grand axe ; ensuite, avec une pointe ou un autre piquet, mis dans le pli du cordeau, toujours on trace la courbe en observant de tenir le cordeau également tendu. Par ce moyen on obtient une ellipse véritable. Mais cette pratique n’est suffisante que pour les opérations de jardinage, et elle n’offre pas assez de précision pour le tracé des épures. C’est pourquoi la manière de déterminer cette courbe par un nombre indéterminé de points est préférable.

De* étalements.

On nomme étalement la combinaison de plusieurs pièces de bois de charpente servant à supporter une partie de bâtiment qui menace ruine , ou qui est destinée à maintenir dans un état normal des portions de construction auxquelles on veut apporter des modifications. On se sert d’élaiements quand on veut pratiquer une baie de fenêtre ou de porte dans un mur existant, ou établir une porte cochère, en supprimant un trumeau qui se trouve au rez-de-chaussée.

Les pièces de bois de l’étaiement servent encore temporairement d’appui aux parties supérieures d’un bâtiment, dans le cas où l’on a l'intention de reprendre certains murs ou une partie quelconque de mur en sous-œuvre quand il menace ruine. Enfin l’étaiement sert de point d’appui à des portions de maçonnerie au dessous desquelles on veut supprimer celles qui existent pour les remplacer par un poitrail ou par une poutre armée.

Les étalements sont principalement employés pour les remaniements de vieux bâtiments, pour y pratiquer de nouvelles

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