DES CLOISONS
quels de glaces , et qui ne sont jamais apparentes, mais se placent dans les traverses du parquet, dans lesquelles leur tête est entaillée jusqu’à ileur, pour qu’elle ne porte pas sur le tain de la glace.
Des cloisons.
Les distributions nécessaires des appartements se font par des cloisons, dont les plus simples sont celles qui sont formées avec des planches brutes clouées sur des bâtis de charpente, telles que les clôtures en planches et les cloisons brutes pour former des séparations dans les caves. Pour les cloisons qui demandent plus de soin, on dresse convenablement les planches.
Les cloisons pour la distribution des appartements se composent de poteaux et de traverses, et d’huisseries de 0”,08 environ, carrés, en chêne , dressés et corroyés avec une feuillure au droit des ouvertures de portes, et une double nervure du côté opposé , pour recevoir le bout de la latte.
Les cloisons de distribution portent dès traverses en haut et en bas, clouées au plafond et fixées sur le plancher; au milieu on y place des entre-toises. Quand l’appariement a une certaine élévation , on met deux rangs d’cnlre-toises. On emploie communément le bois de sapin à leur construction; on les recouvre de toile, et sur la toile on collejdu papier.
Quelquefois ces cloisons sont laltées des deux côtés en lattes de chêne, et hourdées comme les pans de bois, en petits plairas, et recouvertes des deux côtés d’un enduit de plâtre ou de chaux qui affleure les bois. Pour construire les cloisons il convient de choisir du bois sec et sans aubier.
Les alcôves, invention du dix-septième siècle, sont des espèces de niches rectangulaires et destinées.à recevoir un ou deux lits. La mode des alcôves commence à se passer, parce qu’on a reconnu qu’il était malsain de coucher dans un espace où l’air ne se renouvelle pas. Si cependant , malgré cette observation, on voulait en établir, leur profondeur et leur élévation sont presque toujours déterminées par la dimension de la pièce. Toutefois l’alcôve ne doit pas avoir moins de profon-
386 LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
deur que O"1, 98 sur 2'", 10 de longueur : car, si elle était plus res- Ireinte, les lits les plus petits ne pourraient point y trouver place commodément. Il va sans dire que l’alcôve peut être de dimension plus grande que celle que nous venons d’indiquer. Son ornementation est une affaire de goût.
A droite et à gauche de l’alcôve, on pratique souvent un petit cabinet , séparé de l’alcôve et de la chambre à coucher par une cloison en menuiserie. Ces cloisons doivent se composer de planches jointes à rainure et à languette. On pratique quelquefois une porte de communication du cabinet dans l’alcôve; alors, quand la place est très-restreinte, on fait cette porte à coulisse. On peut aussi la rendre tout à fait invisible en la construisant en panneau qu’on recouvre de la même tenture d’étoffe ou de papier employé pour l’alcôve elle-même.
Lorsqu’une pièce a des armoires sans tenture , on en construit la menuiserie dormante, c’est-à-dire les bâtis en sapin de O™, 027 d’épaisseur et mêmes panneaux à l’intérieur ; mais arrasés du côté de la pièce, pour recevoir la toile et le papier. II faudra avoir soin que ces armoires ouvrent directement audessus de la cymaise ôu corniche du lambris d’appui, s’il y en a , ou entre la cymaise et la plinthe , dans le cas oh elles ne seraient que basses et dans le lambris d’appui.
Des fenêtres.
Les fenêtres sont une des parties capitales de la construction. Ce sont des ouvertures pratiquées dans les murs des bâtiments et destinées à introduire l’air et la lumière dans l’intérieur des pièces et salles. Sous le rapport de leur construction, les fenêtres peuvent être considérées comme l’ouvrage le plus difficile et le plus compliqué , comme le plus ingénieux et le plus délicat de la menuiserie.
C’est au constructeur et non au menuisier à déterminer la dimension des fenêtres. Le menuisier remplit avec son ouvrage la baie réservée par le maçon, baie dont les proportions ont été fixées par l’auteur des projets d’un bâtiment, ou par l’architecte, si le propriétaire en a consulté un. Nous parlerons ailleurs des proportions en question.
Digittzed Bÿ Güogle
DES FENÊTRES, 387
La fenêtre se compose de deux parties distinctes : 1° d’un bâti, ou dormant ; 2° de vantaux, ou châssis vitrés mobiles, mais assujettis sur un côté de leur élévation.
Le dormant est un encadrement en menuiserie, composé de deux montants et de deux traverses, assemblés à angle droit ou carrément à tenon et mortaise, fixés d’une manière invariable dans la baie de la fenêtre, à 0"',0o0 ou 0m,080 au moins, de la paroi intérieure des murs. Sur la face intérieure , celle qui se présente quand on est dans la pièce, ces dormants portentles feuillures dans lesquelles s’emboîtent et s’appliquent les châssis vitrés. Ces dormants reçoivent aussi les ferrures qui maintiennent ces derniers: de telle sorte que le châssis dormant porte et soutient les deux chàâsis vitrés mobiles. Le mot dormant indique assez l’office de ce cadre immobile. On nomme pièce d’appui la traverse infé- Fig. 2-0. rieure que la fig. 270 donne en coupe. La fig. 271 donne la pièce d’appui surmontée de la traverse inférieure d’un des châssis vitrés mobiles. La pièce d’appui porte à l’intérieur une feuillure, et à l’extérieur elle a une forme ronde, donnée par un quart de cylindre sur lequel l’eau peut facilement glisser et s’échapper sur l’appui en pierre de la fenêtre. Un listel (a) s’élève à l’extérieur au-dessus de cette partie cylindrique et forme dans l’intérieur la face verticale de la feuillure (b).
La traverse inférieure (c) du châssis mobile , ap- ■ pelée aussi jet d’eau , a une disposition à peu près Flg' 371‘ pareille; elle est saillante comme la première et extérieurement curviligne comme elle; mais la feuillure, au lieu d’être tournée dans l’intérieur de l’appartement, est tournée à l’extérieur, et enfin la surface verticale arrive d’aplomb sur celle de la pièce d’appui. Cette combinaison de feuillure est destinée à empêcher l’introduction de la pluie et du froid. Mais ce système serait encore insuffisant quant à l’introduction de l’eau de pluie , si l’on n’avait pas imaginé un moyen pour empêcher l’eau de glisser à l’intérieur. On a donc creusé dans la face inférieure de la traverse mobile un petit canal déformé triangu-
388 LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
laire, formé d’une face verticale et d’un quart de cercle. On conçoit que l’eau, arrivant à l’extrémité gauche, ne peut remonter dans le canal, et, quand elle augmente en volume, l’effet de sa pesanteur la fait tomber sur la pièce d’appui d’où elle s’échappe facilement sur l’appui en pierre.
Les deux battants ou ch;\ssis mobiles tiennent au dormant par des fiches. Chacun des deux battants forme la moitié de la fenêtre. 11 est rare qu’on soit dans l’obligation de faire un des deux châssis mobiles plus grand ou plus petit que l’autre, et on doit l’éviter avec soin.
Chacun des châssis vitrés mobiles se compose de deux montants et de deux traverses, une en haut et l’autre en bas. Les deux montants portent, sur leur tranche extrême, c’est-à-dire sur celle qui joint les montants fixes du bâti dormant, une saillie , dite languette circulaire, qui entre dans ce que l’on nomme la noix, vide également creusé dans ces montants et aussi circulaire. L’arête interne est également creusée en congé; la traverse supérieure porte sur sa face extérieure une feuillure; ainsi que nous l’avons dit, la traverse inférieure est taillée comme la barre d’appui, elle n’en diffère que par la position de sa feuillure et s’appuie sur elle par sa face de dessous et forme enfin une saillie ou sorte de toit en avant du listel, ainsi qu’on peut le voir dans la figure 271.
Les montants et les traverses des châssis mobiles sont unis entre eux à enfourchement; on nomme enfourchement un assemblage dont la mortaise et le tenon occupent toute la longueur de la pièce et qui n’a point d’épaulement ou petit espace de bois plein Fl» 273 • réservé après une mortaise. La fig. 273 indique un assemblage en enfourchement, et la fig. 274 un assemblage à épaulement.
De cet assemblage il résulte un parallélogramme à jour, dans lequel se placent les glaces ou le verre double. Par économie, on divise aussi le grand parallélogramme en plusieurs parties, de manière cependant à ce que chacune des subdivisions soit toujours plus
Fig. 272.
DES FENETRES
Fig. 275.
haute que large. Ces subdivisions sont assurées par ce qu’on nomme 'petits bois, qui sont ornés de moulures sur leurs deux faces intérieure et extérieure, fig. 275.
Il s’agit maintenant de décrire les deux montants du milieu, les deux montants intérieurs des deux châssis mobiles. Là il y a encore une précaution prise pour empêcher la pluie et l’air de passer et de pénétrer dans l’intérieur des appartements. L’épaisseur libre d’un des montants des châssis mobiles , le montant de gauche du châssis de droite, par exemple, quand on est dans l’intérieur de la pièce, est creusée en noix ou rainure creusée en moitié de cylindre vide. L’épaisseur de l’autre montant libre a ses arêtes intérieures arrondies également en forme de demi-cylindre, mais plein, dont la division est en lout semblable à celle de la noix. Ces deux pièces s’emboîtent donc réciproquement Mais il faut toujours donnerai! montant dans lequel est creusée la noix plus de largeur et d’épaisseur qu’à l’autre. Il faut plus de largeur, pour que, indépendamment de la noix, il reste assez de place pour assembler les traverses avec ce montant : il faut plus d’épaisseur, car ce montant doit contenir l’autre. On peut donc diminuer l’épaisseur de ce montant , à partir du point où est creusée la noix , de façon que les deux tranches internes des deux montants aient la même dimension, ainsi que le montre la fig. 276.
La dimension des montants dormants doit être de environ 0m,054 au moins d’épaisseur sur 0m,08 à 0m, 10 de largeur. Les pierres de taille, briques ou enduits sur moellons qui forment la baie de la fenêtre, portent habituellement une feuillure dans laquelle on place les montants; la baie par conséquent est plus grande à l’intérieur, mesurée entre les deux saillies de la feuillure, qu’à l'extérieur, mesurée entre les deux tableaux; il suffit donc que les montants en bois et la traverse supérieure dépassent la pierre de taille, la brique ou l’enduit sur moellon, d’environ 0m, 135; on peut néanmoins les faire dépasser davantage sans inconvénient, et alors on orne le pourtour d’une moulure. Mais celte façon est une chose de luxe
Fig. 278.
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
et une augmentation de dépense. A l’intérieur la largeur des montants dormants n’est réglée que parla considération de les tenir assez larges pour qu’ils offrent assez de force. (On doit toujours donner au menuisier les mesures des fenêtres prises pour la largeur, dans le tableau, et pour la hauteur de l’appui au-dessous du linteau. ) Toutefois, si l’on devait fixer des volets brisés à l’Intérieur, comme cela arrive quelquefois, il faudrait que la largeur des montants fût telle que l’épaisseur des volets repliés n’empêchât pas d’ouvrir les fenêtres.
La dimension des fenêtres est toujours fixée en raison de l’étendue et surtout de l’élévation des étages. Pour les étages élevés, la hauteur des fenêtres est de deux fois et même deux fois et demie leur largeur. Mais on les fait à peu près carrées pour les entre-sols et pour les attiques : là elles sont quelquefois mêmes oblongues , c’est-à-dire plus larges que hautes.
On donneaux croisées ordinaires de l,a,20à 1 ,30de largeur; les dormants doivent avoir 0m, 054 et les châssis 0m,048.
Depuis 3“,2ojusqu’à 3m,90 et 4“', 90 de hauteur de fenêtre, on met ordinairement des impostes, afin de diminuer autant que possible, pour la facilité de l’usage, la dimension et le poids des châssis ; les fenêtres sont souvent garnies de volets à l’intérieur, et celles qui n’en doivent point avoir sont toujours disposées de manière à pouvoir en recevoir plus tard si on le juge convenable.
Les impostes sont des traverses qui servent à diminuer, ainsi que nous venons de le dire, la trop forte élévation des châssis : elles doivent avoir de 0m,08à 0m,10 de hauleur, sur même largeur que les battants de dormant au fond de la feuillure , à moins cependant que, comme dans les fenêtres cintrées, les volets ne montent que jusqu’à la naissance du cintre ; alors elles devront s’aflleurer avec la côte. L’imposte doit porter, en dessous à l’intérieur, une feuillure dans laquelle se loge l’épaisseur du châssis , et à laquelle on donne 0m,043 à 0"“,015 de hauteur. L’espace compris entre le dessous de la traverse d’en haut et l’imposte est fermé par des châssis dormants, arrêtés haut et bas dans des feuillures; pour celle du bas on suit la même disposition qu’aux pièces d’appui et aux rejets d’eau des châssis
Fig. 277.
DES FENÊTRES
mobiles. Ces deux petits châssis sont séparés par un montant de même largeur que la côte saillante ménagée sur le battant meneau , assemblé haut et bas à tenon et mortaise.
Pour les fenêtres cintrées par le haut, les impostes se placent au niveau de la naissance de cintre et même à quelques centimètres plus bas; mais, quand les fenêtres se terminent carrément, après avoir fait le compartiment total des carreaux, en y observant l’élévation des impostes, des jets d’eau et des traverses , on doit placer l’imposte à la hauteur d’un carreau en contre-bas du linteau de la fenêtre. Dans toutes les fenêtres les carreaux doivent être de forme oblongue en hauteur, comme nous l’avons déjà fait remarquer; ils peuvent avoir en hauteur depuis un quart jusqu’à un tiers en sus de leur largeur.
Les portes-croisées ne diffèrent des fenêtres qu’en ce qu’elles ouvrent toujours à doucine ou àchanfrein, fig. 278, et parce qu’elles ont par le bas des panneaux autour desquels règne en parement la même moulure qu’audessus. Ces panneaux sont arrasés par dehors, ou bien ils font corps sur le bâti, ce qu’on nomme panneaux recouverts. Il faut rapporter ou ravaler, sur les traverses d’appui des portes-fenêtres , des cymaises méplates de 0m,030 à 0m,060 de largeur, selon la dimension des portes, lesquelles régneront d’épaisseur avec la côte pour servir à porter les volets.
Avant de sceller et arrêter une fenêtre, il faut avoir soin de mettre, entre les châssis et les traverses des dormants, de petites cales de l’épaisseur du jeu qu’il doit y avoir entre deux, pour qu’on ne les fasse pas ployer en les scellant; il faut aussi mettre des coins de bois entre le dormant et le mur pour maintenir la fenêtre immobile pendant qu’on la scelle. Mais il faut seulement placer ces coins au droit des traverses et des impostes, pour ne pas faire fléchir les battants.
Les fenêtres s’arrêtent au moyen de pattes à scellement, entaillées de leur épaisseur sur les dormants , où elles doivent être fixées par des vis à tête fraisée.
Fig. 279.
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
Afin d’augmenter la solidité, on donne à l’extrémité de la patte la forme d’une queue d’aronde. Le jeu qui pourrait se trouver entre les fenêtres et le fond des feuillures, ce qui est presque inévitable, se remplit avec du plâtre ou autre matière qui le remplace. Cette opération doit être faite par un ouvrier habile et soigneux.
Res volets.
Les volets, vantaux de menuiserie, se composent de battants, de traverses, de panneaux et de frises disposés par compartiments, comme dans les lambris. Ce sont des espèces de portes suspendues en l’air, dont toutes les pièces sont beaucoup plus minces et plus délicates que celles qui sont employées dans les portes réelles. On soutient les volets par des fiches fixées sur les montants des châssis dormants.
Les volets peuvent être brisés en deux ou trois parties , selon la dimension des châssis qu’ils ont à couvrir et selon l’épaisseur de la muraille qui forme ébrasure. Pour qu’ils soient d’une seule pièce, c’est-à-dire, sans brisure sur la largeur, il faut que les ébrasements soient assez larges pour les contenir, ce qui n’arrive guère dans les habitations particulières de nos jours.
La brisure des volets se fait de deux manières différentes , soità rainure et languette , soit à feuillure. Les dernièresfeuilles des volets brisés doivent être plus étroites de 0m, 03a au moins, pour que la saillie de la boule de l’espagnolette ne nuise pas en les brisant, et qu’on ne soit pas obligé de faire des entailles dans le dormant pour faire entrer les ferrures. On donne engénéral aux battants de voletsqui portent les fiches depuis0ra,067 de largeur, plus les feuillures et la moulure, et0m,007 et même 0m,013 de moins à ceux des rives. Ceux de brisure doivent avoir ensemble 0'",08 à 0™, 10 de largeur, et leur épaisseur doit être de 0m,034 à 0m,038. Les traverses des volets doivent avoir de largeur, tant celles du haut que du bas, et que celle du milieu, 0m,067 à 0m,08 de champ, plus la longueur des mou-
ris. 280.
DES PEHSTENNES. .193
lares et des feuillures. Leurs assemblages doivent toujours être placés, autant que cela est possible, au derrière de la rainure et avoir les f d’épaisseur de celle des volets. On doit faire passer ces assemblages au travers des battants de brisure pour plus de solidité.
Dea persiennes.
Les persiennes sont des fermetures composées d’un bâti ou châssis, comme ceux des fenêtres, dans le vide duquel viennent s’assembler parallèlement entre elles des lattes ou feuilles de bois minces, éloignées les unes des autres de l’épaisseur du châssis et disposées diagonalement en abat-jour, ou sous un angle de 4a degrés, de manière à abriter l’intérieur des appartements contre les eaux pluviales et les rayons du soleil, tout en laissant à l’intérieur un libre passage à l’air et à la vue.
Les persiennes doivent toujours ouvrir ou battre en dehors; elles peuvent être posées sans battants, ajustées seulement dans des feuillures pratiquées sur l’arête extérieure du tableau, fig. 281.
Les bois des châssis peuvent avoir depuis 0m,08 jusqu’à 0m,10 de largeur, sur 0m, 034 et même 0m,045 d’épaisseur, selon que l’exige l’élévation des fenêtres. Les lames sont assemblées dans les bâtis de différentes manières : on peut les faire entrer en entailles dans les battants , en observant de faire les entailles plus profondes par le haut pour que les lames se serrent en entrant. On les fixe par le bas avec une petite pointe de chaque côté. On peut encore les faire entrer en entailles comme les premières et ménager un goujon saillant de la lame et qui entre dans un trou que l’on pratique au milieu de l’entaille. Enfin on peut supprimer les entailles et les goujons et faire à chaque lame un tenon de 0m,01i à 0m, 013 de largeur. Cette dernière manière est la plus convenable et la plus solide, et elle est préférable parce qu’on n’est pas obligé de mettre de traverse large dans la hauteur 'du châssis ; dans ce cas on laisse seulement aux tenons de deux ou trois lames réparties à distances égales, une longueur suffisante afin de pouvoir être chevillés.
Si l’on emploie des traverses, quand par exemple on exécute
Fig. 281.
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
les persiennes en sapin du Nord , on abattra haut et bas le champ de ces traverses à l’intérieur selon l’inclinaison donnée aux lames; il en sera de môme à l’égard de celles du milieu, auxquelles on pourra donner l’épaisseur de plusieurs lames en raison de l’élévation de la baie.
Quelquefois une portion de ces lattes ou lames est mobile, et particulièrement celles qui se trouvent à hauteur d’œil; alors elles sont montées sur une crémaillère ( tringle de bois dentelée ) à tourillons ( pivots placés en bas et en haut de la partie mobile), qui les fait mouvoir de manière à les fermer entièrement, puisqu’elles sont disposées à recouvrement les unes sur les autres, et à les ouvrir tout à fait, c’est-à-dire horizontalement ou obliquement en l’air du dedans à l’extérieur en les tournant en sens inverse. Pour les rez-de-chaussée il convient de faire les persiennes en bois de chêne, surtout si l’on ne met pas de volets intérieurs. Le chêne résiste mieux à l’el'fraêtion.
L’épaisseur des lames peut être façonnée en doucine ou en feuillure, ce qui est plus solide que les chanfreins ordinaires qui présentent une arête très-aiguë. Les chanfreins sont cependant généralement pratiqués. L’épaisseur des lames peut être de 0m,009 à 0m,014. Il faut que le bois employé aux lames de persiennes soit parfaitement sain et surtout sec; il faut surtout ne jamais souffrir de nœuds ni de gerçures. Autrement elles se détérioreraient en peu de temps; car les persiennes sont constamment exposées aux intempéries de l’air.
Des portes d'intérieur.
La combinaison des assemblages des portes dites pleines ne diffère que peu de celle des planchers de frise. Ces portes, les' plus simples et les plus économiques qu’on puisse établir, ne se composent que de planches assemblées entre elles , à rainures et languettes et à clef ( espèce de tenons de rapport) pour les empêcher de se désunir, et parleurs extrémités, dans des. traverses nommées emboUurcs. Lorsque les portes ont plus de 0m,034 d’épaisseur, et qu’elles doivent servir à l’extérieur, on les joint à plat, et on y rapporte des languettes que l’on fait le plus minces possible, afin de conserver plus de soliditéaux joinls.