‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 112 sur 266 · I. AHCHITECTURE ËGEENNE HELLENIQUE · texte numérisé non relu

I. AHCHITECTURE ËGEENNE HELLENIQUE

pour les exercices physiques et l'entraînement des athlètes : île stades pour les courses d'hommes et d'hippodromes pour celles de chars et de cavaliers ; de théâtres pour les représentations, à'odéons pour les auditions musicales. La vie politique des républiques nécessita des tribunes aux lieux d'assemblée, des maisons communes (prytanées) et des salles de délibération (bouleuteria) : la vie sociale et économique créa le besoin de portiques stoai) à usage de promenoirs et de bazars dont l'élévation asso-

Le temple de Poséidon à Paestum.

ciait à l'utilité l'agrément d<' I aspect ; de même, un arsenal connue celui du Pirée était conçu dans le goût monumental et des fontaines, des horloges avaient tournure d'édicules : enfin, la vie intellectuelle suscita, à partirdu m' siècle, l'édification de locaux appropriés à l'enseignement et à la conservation des monuments de l'art et de la pensée, musées, bibliothèques.

Cependant, la grande affaire des architectes grecs fut toujours l'érection d'édifices sacrés. Jusqu'à son déclin, la civilisation hellénique fit large part à la religion el fut riche en cultes divers. Chaque cité en pratiquai! plusieurs, qui avaienl pour objet des dieux, souvent envisagés sous plusieurs faces de leur nature, et des héros, avec dévotion spéciale à une

CHRONOLOGIE ET TOPOGRAPHIE MONUMENTALES 243

divinité patronne, dont le sanctuaire était le centre mystique de la patrie, l'intime abri <lc son trésor et de ses archives. C'est ainsi, pour prendre un exemple. qu'Athènes honora : d'une part, Zeus, Poséidon, Dionysos Eleuthéreus, Asklépios, Héphaestos, Artémis Brauronia, Aphrodite Pandémos... ; de l'autre, Kékrops, roi fondateur de FAttique, Pandrose sa tille, Erechthée, Thésée, illustres entre ses successeurs...; enfin et surtout Athéna, sous les vocables de Polias, de Promachos, de Lemnia, de Niké, d'Ergané, d'Hygieia, etc. En outre, de toutes les parties du monde hellène convergeaient vers des lieux saints consacrés, celui d'Olympie à Zeus, ceux de Delphes et de Délos à Apollon, les adorations et les offrandes votives des Etats, des souverains, des particuliers. De là, par centaines, des commandes de temples, d'oratoires, de trésors, de monuments. Sans doute, plus d'une entreprise traîna en longueur, — telle celle de la « tholos » d'Epidaure qui, en dépit de ses petites proportions, exigea un tiers de siècle — ou même resta inachevée — ■ ce tut le cas pour celle du temple d'Apollon à Didymes, dont quatre siècles ne vinrent pas à bout. Néanmoins, dans l'ensemble, l'effort fui considérable, soutenu et fécond en réalisations grandioses.

CHRONOLOGIE ET TOPOGRAPHIE MONUMENTALES. LES ÊPOOUES

Avant le VIe siècle.

Un petit nombre de monuments, datables du vne siècle, constituent les éléments d'une préface de l'histoire monumentale de la Grèce. Ce sont, œuvres de l'Ionie éolienne et de la Grèce propre : d'une part, en Troade, à Néandria, sur le Tschigri Dagh, les ruines d'un temple à colonnade centrale et, trouvés dans l'île de Lesbos à Napé près de Kolumdado, à Messa, à Mitylène, des fragments de colonnes qui sont des documents capitaux pour l'étude des origines de l'ordre ionique; de l'autre, deux édifices de style dorique : dans le Péloponnèse, à Olympie, un temple de Héra, i'Héraeon, primitivement en bois et en briques crues, dont les colonnes furent restituées en pierre au furet à mesure de leur consomption, et, en Étolie, à Thermos, un temple d'Apollon, curieux par sa distribution en deux nefs et son décor en terre cuite peinte ; ajoutons d'importants travaux hydrauliques exécutés à Mégare, pour le compte du tyran Théagènes (630-000) .

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