Le temple d'Athéna Niké sur l'Acropole d'Athènes
débute vers le milieu du ive siècle et que caractérise un déplacement de l'axe de l'architecture grecque, reporté aux lieux où il avait été d'abord, sur les rivages occidentaux de l'Asie Mineure.
La demande architecturale de la Grèce propre reste minime et modeste. Athènes, sous la bonne administration financière d'Euboulos (354-339), élève — l'un et l'autre sur les plans de Philon — l'arsenal du Pirée, commencé en 346, achevé en 328, un des monuments les plus
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célèbres de l'architecture grecque, un des mieux connus grâce à la découverte des devis de sa construction, et le frontipisce du « télestérion » d'Eleusis, édifié de 340 à 311. Le gouvernement réparateur de Lycurgue (334-327) fut marqué par l'entreprise du théâtre de Dionysos, d'un Stadion pour les jeux panathénaïques, tandis que l'amour-propre intelligent d'un chorège vainqueur faisait les frais du charmant « monument » de Lysikrate ,33 i) (F. 199). Puis la commande se raréfia, réduite à celle d'édicules commémoratifs de victoires choràgiques, comme les « monuments » de Thrasyllos (320) et de Nikias (319). Au ne siècle, elle reprit un peu, grâce à la munificence d'étrangers : vers 1 7 i . le roi de Syrie Antiochos Epiphanes remit en train les travaux de l'Olympieion qu'avait projeté et commencé Pisistrate et dont l'achèvement devait tarder jusqu'à l'époque d'Hadrien ; de leur coté, les rois de Pergame Eumène II (197-159) et Attale II (159-138) dotèrent la cité chacun d'un superbe portique. Une horloge hydraulique et solaire dite Tour des Vents, œuvre du Syrien Andronikos de Kvrrhos, au cours du premier siècle, et un Odeion, bâti aux frais d'Ariobarzane II, roi de Cappadoce, à la place de celui de Périclès incendié en NO. ferment la série des édifices antérieurs à l'ère chrétienne.
Il n'est point imposant non plus, le bilan monumental du reste de la Grèce et de l'Archipel pour la même époque.
La part du iv' siècle comprend : à Delphes, un temple d'Apollon élevé entre 305 et 330 en remplacement de celui du m' siècle, qu'avait renversé un tremblement de terre; à Mégalopolis et à Messène, des constructions consécutives à la fondation de ces deux villes, en 370 et en 369 : dans la première, le plus grand théâtre de l'Hellade entière et une vaste salle d'assemblée, le Thersilion ; dans la seconde, un petit temple consacré à Artémis Laphria ; à Lykosura, un sanctuaire de Despoina. commun à toute l'Arcadie ; à Ere tria en Eubée, un théâtre; à Olympie, un hôtel pour visiteurs de marque dit Leônidaiôn, la rotonde dite Philippeion, dédiée par Philippe II de Macédoine en 336.
Au compte des in' et n" siècles figurent, essentiellement, les embellissements de Délos, devenue un des plus importants entrepôts maritimes de la Méditerranée orientale : un troisième temple d'Apollon, le plus grand du groupe ; un théâtre, un portique, cadeau de Philippe V de Macédoine (vers 200). et un édifice singulier, abri d'une des sept merveilles du monde antique, I « autel aux cornes » d'Apollon, et qui doit à la conformation de ses chapiteaux sa dénomination de « Hall des tau-
CHRONOLOGIE ET TOI'OliKAI'IME MONUMENTALES
reaux » ; des Propylées « dits méridionaux », don des Athéniens dans la deuxième moitié du if siècle; deux monuments de Samothrace : l'Arsinoeion et le Ptolémaion, construits, l'un par la fille du premier des
Cliché Alinari.