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CHAPITRE VI

La plastique secondaire d'un édifice grec se trouvait, nous l'avons

220. — Temple d'Athéna l'olias à Priène. F.açade restiluée par A. Thomas. (D'après Rayet et Thomas, Milet et le golfe latmique.)

déjà noté, strictement commandée par le choix que l'architecte faisait d'une des formules usuelles d'élévation : pour chacune, en effet, étaient également réglés le nombre des éléments, leur conformation générale et leurs places respectives : d'où leur nom d'« ordres ».

Elles étaient deux : la dorique et Y ionique. L'adoption de la première

soumettait à une discipline rigoureuse ; l'application de la seconde comportait quelques libertés pour le détail.

A coté de ces modes généraux d'ordonnance existaient quelques types particuliers d'éléments dont le principal était le corinthien.

Couramment, surtout pour constituer les claires-voies des temples à plusieurs nefs et des portiques à deux étages, les Grecs superposaient deux rangs de soutiens isolés séparés par un entablement (167, 181, 200). Le plus souvent les deux rangées étaient réalisées selon le même mode. Quand celui-ci était le dorique, les colonnes supérieures étaient conformées de façon à ce que leur parement prolongeât celui des inférieures.

Cependant l'architecture bellène ne répugnait pas à associer en un même monument, voire à grouper en série des soutiens d'ordres différents. C'est ainsi, par exemple, qu'en des édifices de style dorique comme le Parthénon et les Propylées, des colonnes ioniques portaient, là le plafond de la salle des Vierges, ici celui du vaisseau arrière du portique antérieur ; à l'intérieur du temple de Phigalie une colonne corinthienne voisinait avec des ioniques, tandis que des doriques s'alignaient au péristyle; au péribole du temple d'Athéna à Pergame, la galerie haute était ionique et celle en rez-de-chaussée dorique, etc..

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