‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 151 sur 266 · II. Id. du temple d'Apliaia à Egine · texte numérisé non relu

II. Id. du temple d'Apliaia à Egine

ni. id. au Parthénon. - '.v. Naos du un pilier carré couronné par un chapiteau plus

Parlhénon. — V. Id . du Théseion. — . r ,„-„ > T ,, ,

vi. oiympieion à Agrigente. ou moins développé (222, il, ni). L ère des

tâtonnements close, le modelé de l'ante s'apparenta étroitement à celui du mur : à peine faisait-elle saillie sur son nu et pas toujours sur ses deux parements; ses assises correspondaient

222. — Solutions doriques du problème de l'ante. 1. « Basilique - de Pœstum. — II. Temple D à Sélinonte. — III. Temple d'Apliaia à Egine. — IV. Parthénon. V. Propylées à Alhènes. — VI. Temple de Phigalie. — A. Temple GT à Sélinonte. — B. Temple D. ibid. - G. Temple de Zeus à Olympie, d'Egine, etc. — D. Temple de Poséidon à Paestum. — E. Parlhénon.

aux siennes et elle était inclinée comme elle ; elle avait même base et même corniche, sauf que celle-ci était souvent un peu plus accidentée et ■ouvragée (222).

Quant aux portes, c'est «à peine si la simplicité de leur encadrement était relevée par une modeste moulinai ion à ressauts.

Lu façade sur portique .

La mise en proportion des diverses grandeurs que doit combiner l'ordonnance d'une façade sur portique — hauteurs respectives de la colonnade et de l'entablement, plein des soutiens et vide des entrecolonnements, dimensions verticale et horizontale des fûts — se trouvait conditionnée par une limitation et par une liberté : limitation par l'impossibilité d'exagérer la portée d'une poutre en pierre; faculté, pour une même élévation totale, d'accroître ou de réduire la part de la colonnade et, en raison de l'excellence de la construction, de démaigrir largement le soutien isolé. Elle fut encore influencée par ce progrès du goût de la sveltesse que manifeste la carrière de toutes les écoles de l'Architecture.

La colonnade. — Comparées sous le l'apport de la stature, les colonnes doriques conservées se classent en trois catégories : les trapues, dont la hauteur mesure moins de cinq fois leur diamètre à la base et dont il n'existe pas d'échantillons postérieurs au milieu du ve siècle1 (223, s, c)] les moyennes dans la taille desquelles l'épaisseur au pied se compte entre cinq fois et un tiers et six fois2 et qui sont généralement contemporaines de la deuxième moitié du ve siècle (223, p) : enfin, les sveltes, dont l'altitude équivaut à une somme d'au moins six à sept diamètres et dont le iv- siècle inaugura la mode : {"2'2'.\, n).

Une progression de même tendance et à peu près synchronique développa la colonnade aux dépens de l'entablement, à ce point que pour une même élévation totale, ce dernier n'obtint plus de l'architecture du ive siècle que les cinq douzièmes de la part que lui attribuait celle du vic"' (223).

Par contre, abstraction faite de quelques édifices archaïques — tel

' Artémision de Syracuse; temple de Corinthe; temple de Poséidon, de Déméter à Paestum ; Rasilique, à P.estum ; temples C, D et d'Apollon à Sélinonte; temple de Zeus à Olympie.

2 Temple d'Apollon à Phigalie; Partliénon. Théseion et Propylées, à Athènes; temples d'Aphaiaà Egine; d'Athéna à Tégée ; de Poséidon, à Sounion.

:i Temples de Némée, d'Athéna Polias à Pergame, de Dionysos à Pergame.

" Alors qu'au temple de Corinthe (vie siècle), le tantième de la colonnade se chiffre par 63, il monte à un peu plus de 66 au temple de Poséidon à Psestum, à 73 au temple d'Olympie, à près de 77 au Partliénon, à 78 au Métroon d'Olympie, à près de 80 au temple de Némée.

338 l'architecture égéenne hellénique

l'Héraeon d'Olympie — où l'emploi d'architraves en bois permit d'écarter les soutiens — et d'autres — tel le temple dit d'Artémis à Syracuse (223, s. ; 224, a) — où la timidité d'une construction lapidaire à ses débuts exagéra

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