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Transport d'un colosse

LES CONDITIONS TECHNIQUES

leur poids. Sur la voie de terre. on utilisait des traîneaux, tantôt tirés par des attelages de bœufs ou d'hommes, tantôt poussés par l'effort de leviers, sur une piste préalablement aplanie et arrosée (15). Y avait-il une différence de niveau, on la compensait par l'exécution d'une rampe d'accès. A Gizeh, on reconnaît encore aujourd'hui celle qui servit à l'approvisionnement des chantiers des grandes pyramides et dont il est fait mention dans le récit d'Hérodote, sous l'espèce d'une chaussée en pierres polies, longue de 925 mètres et large de 19.

L'institution de la corvée, condition nécessaire de pareils travaux d'approche, favorisait également l'application d'une méthode de construction que la rareté du bois imposait aux architectes égyptiens, et que recommandaient d'ailleurs de sérieux avantages pratiques. Dans la presque totalité des cas, on évitait tout échafaudage en charpente. S'agissait-il d'un mur isolé, on profitait de la faculté que donne une pose des briques ou des pierres par tiles transversales, pour élever une de 16 ses extrémités en escalier : par cette voie s'effectuait dans les meilleures conditions, à dos d'homme, l'approvisionnement du chantier. La besogne achevée, on avait vite fait de combler le vide i (16 i, 37). Entreprenait-on un édifice, à mesure que montaient murailles et colonnes, on remblayait le vide avec des terres, que soutenaient les parois déjà dressées ou des rideaux de briques ; par ce moyen on ménageait aux ouvriers, à toutes les étapes de leur travail, une plate-forme vaste et ferme.

L'accès de ces terrasses était assuré par des rampes et, chaque fois que le recul était insuffisant, par des groupes d'escaliers, dont il subsiste des spécimens sur les faces des pylônes inachevés du grand temple d'Amon, àRarnak (16, n). L'einmarchement de chacun s'obtenait pari' érection

— Expédients pour suppléer aux échafaudages.

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