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L'ascenseur oscillant et sa manœuvre

1 Ces berceaux figurent communément au nombre des objets que les Egyptiens enfermaient dans les fondations de leurs édifices. Lps musées en conservent de nombreux exemplaires.

LES CONDITIONS TECHNIQUES

soin, plusieurs servants peuvent associer leurs pesées ou leurs tractions. Pratiquement, pour élever l'appareil chargé de 1.500 kilogrammes à une hauteur de 12 centimètres, il suffit d'un effort équivalent à 200 kilogrammes1.

La mise en place des masses colossales qu'affectionnaient les Égvptiens, d'obélisques ou d'architraves comme celles de Karnak qui pèsent plus de 40.000 kilogrammes, n'était pas moins remarquable. Interprétant les dispositions que présentent les m o n u m e n t s , M. Choisy en a donné une explication lumineuse .

Sur la face supérieure de la base on é viciait des rainures ou des poches.

On y logeait des boyaux ou des sachets pleins de sable d'une contenance inférieure à la capacité de la cavité, mais suffisante pour que le sac fît

saillie au-dessus de la sur-

o i i> ' tt r - 18. — Mise en place de gros blocs.

lace de 1 assise. Une lois

1. Les sacs de sable A retardent le cootact. — 11. Leur crevaison a UT, SUperpOSltlOn exacte- déterminé la descente du bloc ; la résistance du boyau B a permis de ti-

rer les toiles; son épanchement achèvera l'opération. — 111. Descente ment repérée, il SUllisait, lente d'un couvercle de sarcophage ménagée par la fuite du sable en I).

pour obtenir la descente

lente et sure du bloc à poser, de crever les toiles : comprimé, le sable

coulait dans les vides, dès lors recouverts et invisibles (18).

Dans leurs entreprises d'architecture, les Égyptiens faisaient une large application du principe de la division du travail. Ils répartissaient la

1 Du coup se trouve éiucidé ce passage, jusqu'alors obscur, du texte d'Hérodote relatif à la construction de la grande pyramide... « on élevait sur le premier étage de degrés les pierres à l'aide de machines faites de bois courts. On les montait du premier au second étage au moyen d'une autre machine, et ainsi de suite ; car il y avait autant de machines que de gradins, ou bien il y avait peut-être une seule machine, quon transportait facilement de degré en degré. » (Livre II).

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besogne entre de nombreux chantiers auxquels ils accordaient assez d'indépendance pour qu'une même partie d'édifice révèle, suivant les sections, des procédés d'exécution divers. Pour le creusement des souterrains, ils étageaient plusieurs fronts d'attaque : à l'hypogée de Ramsès III, on n'en compte pas moins de quatre. A son tour, chaque équipe partageait l'ouvrage entre une escouade de professionnels exercés, qui mettait le travail en train, une section d'artisans qui le poursuivaientet une troupe nombreuse de manœuvres qui servaient les uns et les autres.

En somme, les méthodes égyptiennes annoncent une grande dépense d'ingéniosité, une prodigieuse consommation d'efforts inintelligents, une très stricte discipline du travail.

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