Le Panthéon a Rome. — II. Temple de Vesta à Tivoli
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dominant les autres (310, xvi). Notons encore L'accotement; réalisé par le temple de Rome et de Vénus, de deux sanctuaires adossés à l'intérieur d'un péristyle commun (310, xvn).
L'architecture religieuse romaine aimait les plans circulaires, surtout quand il s'agissait de loger Vesta ou Hercule. Tantôt c'était un pavillon sur colonnes, tantôt une rotonde sans péristyle — le Panthéon en olïre un spécimen colossal, plus souvent entourée d'une galerie — témoin les temples de Vesta à Rome et à Tivoli, le Serapeum de Pouzzoles, le petit temple rond de Baalbek (312).
Parfois, mais le cas était plutôt rare, le plan d'un temple romain comportait une ceinture de portiques à la mode hellénistique — le temple d'Apollon à.Pompéi en offre un exemple — voire une somptueuse ordonnance d'éléments préliminaires : terrasses étagées comme à Palestrine; propylées, vestibules extérieurs, comme à Baalbek.
PROGRAMMES FUNÉRAIRES
Au programme de la maison de rapport correspondait, dans le domaine de larchitecture funéraire, celui du columbarium, autrement dit du tombeau commun, sous l'espèce d'une grande salle carrée et voûtée, dans les murs de laquelle étaient évidées par centaines des alvéoles propres au logement d'une ou de plusieurs urnes cinéraires.
Pour la tombe individuelle, plusieurs types étaient en concurrence.
Tantôt le sépulcre était souterrain, signalé par une stèle, une colonne, un cippe ou par un édicule à apparence d'autel ou de chapelle. Rare avant le ne siècle de notre ère, la sépulture dans un sarcophage se fit, par la suite, de plus en plus fréquente (329). L'époque impériale affectionna l'aménagement d'une chambre sépulcrale dans la masse d'un monument : la conformation de celui-ci était souvent celle d'un tambour posé sur un socle et surmonté d'un tertre planté ou d'un tronc de cône déprimé, au sommet duquel se dressait une statue du défunt; tels, dans des proportions colossales, les mausolées d'Auguste et d'Hadrien à Rome (330, m), et encore celui de Gœcilia Metella sur la voie Appienne: ou bien c'était un édicule dont l'élévation compliquée sera étudiée plus loin \ Au ne siècle de notre
1 Cf. le monument d'Igel près de Trêves, celui des Jules à Saint-Rémy, celui de Dougga, celui d'Absalon dans la vallée de Josaphit. Cf. p. 490-497 et fîg. 330, 313.
ère commença la vogue d'un tombeau en forme de temple, dont on peut citer comme exemple celui des Flaviens sur le Quirinal, le « temple du dieu Rediculus ». le grand tombeau de Torre dei Schiavi près de Home, le mausolée de Dioclétien à Spalato, l'église romaine de Sta Costanza, tom-
, i 1 j . lu- des Monuments Historiques.
Monument funéraire à Saint-Rérav en Provence.
beau désaffecté de Constantia, fille de Constantin... Le plan en était plutôt polygonal ou circulaire que carré; une chapelle affectée aux cérémonies funéraires surmontait une crypte sépulcrale. Il convient de mentionner à parties tombeaux rupestres de V Arabie Pétrée, composés d'un caveau nu évidé dans le roc et d'un grand frontispice sculpté à l'image d'une
MONUMENTS CO M MEMO HATIFS
façade (335). Notons enfin que, là où l'incinération étaitde règle, le complément nécessaire d'un tombeau de famille était un ustrinam, c'est-àdire un enclos aménasré en vue de la combustion des cadavres.