‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 211 sur 266 · L'arc de Titus sur le Forain romain · texte numérisé non relu

L'arc de Titus sur le Forain romain

i lliché .Ylinari.

impériales, du loyalisme d'une cité,... consistait soit en un trophée, soit en une colonne, soit surtout en un arc triomphal .

Le premier de ces types, qu'illustrent une réalisation par Auguste, près de Nice et surtout une par Trajan, à Adamklissi, avait pour élément essentiel une grosse tour cylindrique érigée sur un soubassement et surmontée d'un tronc de cône sur la plate-forme duquel était planté le trophée proprement dit.

La colonne, dont la hauteur pouvait approcher d'une quarantaine de

mètres ', se dressait sur un socle cubique et était sommée d'une calotte qui servait de piédestal a une statue. Son fut, à l'intérieur duquel tournait un escalier menant au sommet, avait pour parement une spirale historiée (292) ; il était hérissé d'éperons de navire (rostra), quand il s'agissait de rappeler une victoire navale (332).

Proprement romaine, au point que ses applications connues apparaissent comme des symboles de la grandeur de Rome et de l'Empire, la formule de l'arc comportait l'érection d'un massif oblong, percé primitivement dune baie unique2, plus tard de plusieurs — exceptionnellement deux, d'ordinaire trois marqué au front d'une inscription, enfin souvent couronné d'un groupe statuaire. Parfois, — témoin l'arc de Caracalla à Tébessa — les petites faces étaient traitées comme les grandes. D'abord, l'arc fut réellement une porte largement ouverte ; puis la part du plein alla toujours croissant, surtout vers le haut, tellement qu'au début du me siècle l'édicule original se trouve réduit à la condition de support d'un monument statuaire et d'une exposition d'inscriptions, d'emblèmes et de représentations (331, 314).

A la suite de ces trois types de réalisation courante, il faut en mentionner un quatrième, l'autel monumental, que l'art romain emprunta à son émule hellénistique. L'Ara Pacis qu'Auguste consacra, à Rome, en l'an IX avant notre ère, à la commémoration du rétablissement de la paix, consistait en une plate-forme de 120 mètres carrés portant au centre d'une cour rectangulaire fermée par des murs, un autel haussé sur un soubassement à degrés.

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