La Basilique de Maxence et de Constantin à Rome
mentaire de la lixité de la croûte pendant son exécution, faculté de localiser les pressions, par suite plus grande facilité d'organiser la résistance. Généralement, on construisait les arceaux à claire-voie, de deux ou de trois chaînes de briques reliées à intervalles réguliers par de grands carreaux: il en résultai! non seulement une économie de matériaux, mais encore une plus grande solidarité des deux éléments de la voûte (324, xv, xvi).
En somme une application en grand de ce procédé, chef-d'œuvre de simplicité et de logique, n'exigeait qu'un petit nombre de contremaîtres, quelques maçons pour l'exécution des parements et de l'arma-
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ture, une équipe de charpentiers chargée de monter les cintres et les formes, quelques chefs de fabrication présidant à la confection des briques et de la chaux et une armée de manœuvres pour l'alimentation du chantier en matériaux. Par lui les Romains réalisèrent tous les types de couverture et dans des proportions colossales : des berceaux mesurant plus de 24 mètres de corde, tels ceux au-dessus des salles latérales de la basilique de Maxence ; des voûtes d'arête larges de 24m,50, comme celle qui surmontait la grande nef du même édifice ; des coupoles hémisphériques devisées sur un diamètre de 43'", 50, comme celle du Panthéon1 (280, 308, 325, 320, 328).
Ils savaient d'ailleurs — à preuve, par exemple, la grande rotonde des Thermes de Garacalla, le Canope et la Piazza d'Oro de la villa Hadriana — ménager la pénétration d'une voûte concrète par des secondaires. Ils en vinrent même, témoin le iMausolée de Conslantia (église Sta Costanza) à poser une coupole sur un tambour ajouré en colonnade (324, xm).
Le seul problème auquel l'architecture romaine n'ait point proposé une solution élégante, est celui du raccordement d'une calotte à une cage non circulaire. Les pendentifs que montrent l'édifice dénommé Minerva raedica et la salle octogonale des Thermes de Caracalla manifestent autant d'incertitude que d'inexpérience. Cependant ceux qu'on voit, réalisés en pierre, dans les ruines de Djerach font honneur à l'école de Syrie ".
Le système des toitures romaines révèle à l'analyse la même conception et la même maîtrise que les autres parties de la construction.
S'ils avaient voûté un édifice, les Romains étaient trop sensés pour ne pas éviter la superfétation d'un comble : ils se bornaient à appliquer sur l'extrados de la couverture un garni de mortier, à la surface duquel ils fixaient les tuiles. Dans le cas contraire, ils ménageaient à celles-ci le support d'une charpente à deux versants débordant largement les murs; ils la constituaient au moyen de deux fermes, dont nous avons signalé plus haut la structure, et qu'ils faisaient parfois de bronze. Le bouclier était de terre cuite, façonnée en plateaux rectangulaires légèrement concaves et à rebords (teguhe) et en couvre-joints (imbrices) dont la forme était celle dune moitié de tronc de cône sectionné dans le sens de son grand
1 Citons, comme spécimen de voûtes en arc de cloître, les salles octogonales de la maison d'Auguste sur le Palatin et, comme exemple de voûte en cul-de-four, l'exèdre des Thermes de Caracalla, dont le diamètre mesure \im.(M.
Cf., Dans le tome n. les pages consacrées a l'étude de la construction syrienne.
LA CONSTRUCTION
CES PROCEDES
axe : ceux-ci étaient souvent maçonnés au mortier sur leurs supports, et le dernier d'une file exposait au regard la tranche pleine d'une antélixe. Le faîtage et les arêtes du toit saillaient souvent sous l'espèce de murets
327. — Le prétoire de Mousmîye en Syrie. (D'après M. de Vogue. Syrie eenti
coiffés de tuiles; les angles rentrants étaient très pratiquement protégés par des plaques appropriées, en forme de losange. Les eaux égouttées étaient recueillies par des ehéneaux et éjectées par des gargouilles.
L'architecture monumentale substituait parfois à la terre cuite le marbre, ce qu'elle fit, par exemple, pour le temple du Soleil à Rome.