Structure du mur égyptien
I. Bois et briques crues. — II. Elévation en briques. — III. Arasement au moyen île carreaux posés d'écliarpe. IV. Arasenientau moyen de carreaux inclinés. — V. Armature au moyen de nattes d'alfa. — VI. Elévation d'un mur mince. — VII. Elévation d'un mur épais.
au mur. A. différentes hauteurs, des assises d'arasement étaient constituées au moyen de carreaux, généralement dressés de champ, parfois inclinés plus ou moins, à proportion des corrections de nivellement qu'il importait d'effectuer (39, n, m, iv).
Sur un sol comme celui de l'Egypte, un mur en briques crues est exposé à plusieurs sortes de détériorations. Pendant la période d'inondation, il s'imprègne, durant le jour, des vapeurs issues du terrain échauffé, jet, la nuit, il est gonflé par le liquide né de leur condensation ; lors de la baisse, il se gerce et se lézarde par suite des contractions consécutives i. 5
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à son assèchement. En outre, r argile humide étant savonneuse, il suffit qu'une assise soit un peu inclinée, pour que s'ensuive un glissement de la masse qu'elle supporte ; pareil accident menace d'ailleurs une maçonnerie de pierre sur assiette glaiseuse. Communs aussi aux deux sortes de construction les risques d'affaissement par suite d'un affouillement du sous-sol imprégné d'eau. Contre ces divers périls les architectes égyptiens se défendirent à l'aide d'un de ces expédients, simples et ingénieux à la fois, dont ils étaient coutumiers '.
40. — Image de maison égyptienne en briques crues et en bois. (Sarcopbage de Mykérinos.)
D'abord ils divisèrent la longueur du mur en sections absolument indépendantes, alternativement longues et courtes. Chacune des premières dépassait l'alignement des secondes et ses assises étaient concaves tandis que pour les deux travées collatérales le profil longitudinal était horizontal ou convexe. On voit les avantages du système : la division de la muraille lui assurait une certaine élasticité et localisait les mouvements ; l'incurvation des assises s'opposait aux glissements, en constituant de distance en distance, un butoir fixé dans une sorte d'encoche du sol2 (41).
Pour ce qui est des dégradations que peuvent causer aux parements d'une construction en briques crues la pluie, le vent, le contact de l'homme,
1 Nous empruntons cette explication au travail de A. Ghoisy sur la construction égyptienne. ■ Cf. dans le tome II un parti pris analogue de la construction japonaise.
LA CONSTRUCTION
LES PROCEDES