Types de tombeaux néolithiques
I. Dolmen de Kériaval (Carnac). — II. De Manc Lud (Loemariaquer). — III. Du Rocher (P)ougoumelen). — IV. De Kercado (Carnac). — V. De Keroed-Kerzu (Crach). — VI. De Kervilor (La Trinité-sur-Mer). — VII. De Bé-er-Groah (Locmariaquer). — VIII. De Rochguyon (Plouharnel). — IX. De New-Grange (Irlande). — X. De Kervihan (Carnac). — XI. Giganteja (Gozzo). — XII. Coupe du lumulus et plan du dolmen de Gavr'inis (Morbihan). — XIII. Allée de la Justice (Presles, S.-et-O.). — XIV. Fermeture dudit tombeau. — XV. Crypte de Castellet (Arles). — XVI. droite du Courjonnet (Vallée du P' Moi in .
galeries du bassin parisien et celles du sud de la France, — l'allée de la Justice à Presles et la Grotte des Fées près d'Arles pouvant être données comme spécimens respectifs des premières et des secondes (3, xm, xv). Mais le type normal est une construction à la surface du sol. Seulement, comme les galeries sus -mentionnées, elle était généralement masquée par
LES PROGRAMMES ET LEURS REALISATIONS 7
une butte de pierrailles, enclose ou non par une ceinture de pierres : tel le tuniulus de New-Grange, avec son diamètre de 115 mètres, ou encore celui du mont Saint-Michel breton, avec son cube d'environ 3.500 mètres (3, xu). Dans la plaine de l'Europe septentrionale, dolmens et allées couvertes sont fréquemment enfermés dans une enceinte de pierres, à tracé rectangulaire.
Les monuments de l'ère néolithique dont la destination [tarait ne pas être sépulcrale, ont pour élément constitutif la pierre levée. Tantôt il n'y en a qu'une — on la dénomme menhir — en forme de fuseau ou d'obélisque grossier; tantôt plusieurs sont groupées soit en cercle, soit par
Cromlech de Stonehenge, près Salisbury.
rangées déterminant, dans le premier cas, un enclos dit cromlech et, dans le second, des allées qu'on appelle alignements. Parfois deux pierres voisines d'un cromlech sont unies par un monolithe transversal; il arrive aussi que de petits couloirs précèdent les entrées.
Les menhirs abondent, surtout en Bretagne : celui de Plésidy mesure 11 mètres; la Pierre delà Fée à Locmariaquer, renversée et brisée, culminait à plus de 22 mètres ; celui de Penmarcb que nous reproduisons (2) émerge de 7m,50.
Les cromlechs sont nombreux en France, en Angleterre, en Suède, en Danemark; comme exemples, nous citerons: dans le premier de ces pays, à Er-Lanic, une paire de cercles tangents, dont les diamètres sont respectivement de 55 et de 60 mètres, et les deux de la Gan-de-Ceyrac mesurant transversalement 95 et 98 mètres, avec de petites avenues devant les portes ; dans le second, celui d'Avebury qui couvre plus de 100.000 mètres carrés, et celui de Stonehenge, large d'une trentaine de mètres, avec deux couronnes concentriques (4).
Quant aux alignements, ils sont propres à la Bretagne ; la plaine de Carnac en possède trois qui se font suite, d'est en ouest, sur une longueur de trois kilomètres ; ils comportent de dix à treize rangées groupant un total de 2.700 menhirs. Deux d'entre eux sont, comme cela se voit parfois, associés à un cromlech.
LA CONSTRUCTION
Bien misérables étaient les ressources techniques des constructeurs de l'ère néolithique. Sans doute, ils possédaient, faits de silex ou d'une autre matière lapidaire polie, le pic, la hache, l'herminette, la gouge, la scie (5) ;
y. — L'outillage du constructeur néolithique.
1. Masse. — 11. Pic. — 111, IV. Haches (pierre, corne de cerf, bois). — V. VI, XI. Hermine t tes. IX. X. Ciseaux (os ou pierre). — XII. Gouge.