‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 8 sur 266 · VII, VIII · texte numérisé non relu

VII, VIII

mais le tranchant défectueux de ces instruments excluait la faculté de conformer à volonté la pierre et même le bois. Ils ne pouvaient songera tailler la première, contents s'ils parvenaient à la dégrossir sommairement en faisant, à coups de masse, sauter des éclats. Il ne leur était pas moins interdit d'atteindre la franchise d'exécution qu'exige le moindre assemblage de charpente.

Néanmoins, à force de patience, d'ingéniosité, de temps et d'effort collectif discipliné, ils conquirent un pouvoir relatif. C'est ainsi qu'ils connaissaient le moyen de percer ou de scier les matières dures en les soumettant à l'action rongeante de crains de sable animés d'un mouvement

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rotatif ou alternatif; de pratiquer le sectionnement de la pierre, en soumettant l'emplacement de la fissure désirée aux effets d'un chauffage énergique, suivi d'un brusque refroidissement.

Pour le transport, — parfois à des distances de plus de trente kilomètres; pour le levage et la mise en place de blocs monstres dont le poids atteignait fréquemment de quarante à cinquante tonnes et parfois plusieurs centaines, ils durent suppléer au manque de moyens mécaniques par l'embrigadement de milliers de forces individuelles et par l'artifice de déplacements progressifs à l'aide d'opérations combinées de remblai,

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