Conformations hittites <lu soutien isolé
I, II. Base de colonne (Sendjirli). — LU, IV. Tète de mur [ibid.). — V. Base de colonne (ibid.). — VI. Fragment de lût (ibid.). — VII. Edicule figuré sur une paroi du sanctuaire d'Yasili-Kaya.
oppositions de pleins et de vides — vestibules, portiques, galeries ; à des raffinements «le taille ; à des enduits de mortier de terre avec ou sans chaux; à des lambris de bois précieux et à des applications de métaux; enfin, à des rehauts île sculpture. Les portes étaient particulièrement soignées. A Ptéria, à Sakje Geuzi. à Sendjirli et à Euijuk, des figures rehaussaient les pieds droits : là des lions, ici des sphinx débouta la façon des Kéroubs assyriens et perses (97) et des sculptures animaient le soubassement des murs de T avant- cour (97; 98, ni, iv).
Los motifs préférés étaient des animaux passant, dans le goût babylonien et ninivite : lions, taureaux, griffons : un arrangement héraldique d'aigle à deux têtes, des scènes de cliasse, de guerre, de culte ; enfin divers ornements tels que rosette, torsade, disque ailé. Rude, fruste, souvent grossier, le style trahit de fortes influences méisopolamiennes, surtout après les invasions assyriennes du viue siècle.
Un relief de Yasili-Kaija(98, vu) nous apprend que l'architecture hittite d'Anatolie constituait un support isolé au moyen d'un fût conique cannelé et d'un chapiteau à volutes, d'origine mésopotamienne et dont nous aurons à faire état quand nous établirons la g-énéalogie de l'ordre ionique.
Pour ce qui est de la Syrie, les fouilles de Sendjirli ont révélé un échantillon de fût très ouvragé (08, vi) et deux types de base. L'un qui de loin annonce la formule grecque ionique, se décompose en cinq disques : celui du centre très épais et saillant, les autres minces, les trois médians profilés en tores, les deux extrêmes en listels (98, v). L'autre (98, i, h), aussi décoratif qu'original, recevait le fût sur un coussinet qui pesait sur le dos d'un ou deux monstres quadrupèdes, motif que nous avons déjà rencontré dans la production architecturale de la Mésopotamie et que nous retrouverons, par la suite, dans l'œuvre du moyen âge islamique et chrétien comme dans celle de la Renaissance.