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DEUXIEME SECTION LES ARCHITECTURES SYRIENNES

Malgré l'émiettement de sa population en clans hostiles et la fréquence des guerres, la Syrie atteignit, au moins dés le début du IIP millénaire, un assez haut degré de prospérité et de civilisation. Pressée par l'expansion économique et politique de la Mésopotamie du côté de Test et du nordest ; de l'Egypte, vers le sud ; du monde égéen à l'ouest ; de l'empire hittite vers le nord, elle subit nécessairement leur influence, d'abord et surtout celle de la première. Du point du vue qui est le nôtre on v distingue deux provinces ; la cananéenne et la phénicienne.

Aux constructeurs syriens la nature offrait, sur les hauteurs des régions septentrionale et entière, des ressources forestières exceptionnelles : c'étaient du cèdre, du cyprès, de l'olivier. Les matériaux lapidaires abondaient, sous l'espèce de calcaires médiocres mais tendres, et de quelques laves.

'J9. — Aire de l'architecture cananéenne.

Un monument égyptien du temps de la Ve dynastie ' atteste qu'aux

1 Représentation du siège de la ville syrienne des Sati par le général Anti, dont le tombeau est à Deshasheh.

environs du xxvne siècle avant notre ère, les populations gîtées aux parages du Jourdain étaient déjà expertes aux constructions militaires ; la continuité de leur activité architecturale au cours du IIP et du IIe millénaire et son apogée aux alentours des xv-xm siècles ont été révélées par l'exploration toute récente des tells, de décombres constitués par les

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