Procédés primitifs de levage, de transport, d'érection
de déblai et de bascule (6). En particulier, la succession de celles qui réalisaient un dolmen ou une allée couverte se conçoit comme suit : premièrement, levage des pierres formant soutiens latéraux ; en second lieu, enterrement complet de ces monolithes dans la masse d'une butte artificielle prolongée par une rampe douce, procédé qui rendait le double service de les caler et de ménager une voie d'accès pour la table couvrante ; ensuite, mise en place de celle-ci; enfin, vidange du réduit et, si le programme ne comportait pas de tumulus, déblaiement total.
Nécessairement, le bois et la terre furent les premières matières utilisées et, pour la construction domestique, elles restèrent les préférées : une hutte s'érigeait au moyen d'un clayonnage enduit de boue ; une habitation lacustre ne comportait que des poutres avec assemblages ligaturés.
Vers la fin de la période, tout au moins dans les régions orientales, égyptienne et égéenne, apparaît l'usage de la brique crue et de la pierre, cette dernière constituant le soubassement indispensable à un mur d'argile.
Pour des fins monumentales, on n'employait que des matériaux lapidaires. Longtemps on les choisit aussi grands que possible, afin de réduira au minimum le travail redouté de la taille. Toujours on réalisait la hau-
L ARCHITECTURE PREHISTORIQUE
teur totale et parfois toute la largeur d'une paroi avec un seul bloc, dressé de champ et légèrement incliné vers L'intérieur. De même, on était heureux d'obtenir la couverture d'une chambre au moyen d'une table unique (7, i) ; il «mi existe — à Bagneux par exemple — dont la surface dépasse 50 mètres carrés (7, h). Naturellement, on limitait économiquement le dégrossissement des pierres à leur face apparente.
Cependant, grâce sans doute à des perfectionnements techniques, le constructeur de la dernière époque de l'ère néolithique put diminuer les