SECTION UNIQUE LES ARCHITECTURES CRETOISE ET MYCÉNIENNE
Par sa configuration insulaire qui la préservait «les misères de la guerre et des entraves d'un régime militariste ; par la nature hospitalière de son littoral et par sa position au voisinage d'un archipel, à distance à peu près égale et, grâce à la régularité de vents orientés à souhait, à portée de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe; enfin, par la qualité d'une population douée pour l'art comme pour l'industrie, la Crète était prédestinée à une brillante prospérité et à une haute civilisation1.
LUS CONDITIONS HUMAINES, NATURELLES ET TECHNIQUES. — LES INFLUENCES
L'architecture Cretoise rencontra des conditions très favorables.
Sans doute, elle ne fut pas plus sollicitée vers des entreprises de fortification (jue vers des œuvres de destination religieuse : à celte Angleterre avant la lettre qu'était la Crète minoenne, il ne fallait point d'autre boulevard que sa flotte et elle n'avait point d'autres sanctuaires que de minuscules oratoires inclus dans les palais de ses princes.
1 Ci', l'application qu'Homère fait a la Crète de l'épithète « aux cent villes » et l'attribution par Thucydide à Minus d'un empire sur la plus grande partie de la mer « hellénique », notamment sur 1rs Cyclades dont il aurait colonisé la plupart.