U UT
pq
Tu” LD(OHB/A
BTILG-DVODa dim RALAPOAR sf is 2e À
DA
D 5 SN) NEA 0-INTO-BIS5/1DB SN 25] NN Fig. 9. — Trois exemples de dalles tumulaires d'architectes du moyen âge. De gauche à droite, anonyme de Rouen, Richard de Gainsborough (f1300) et William de Wermington s.d. D’après G. BINDING, Beiträge über Bauführung und Baufinanzierung im Mittelalter. Cologne, 1974, p. 108 (6. Verôffentlichung der Abteilung Architektur des
kunsthistorischen Instituts der Universität Kôln).
Notons au passage que l'outillage manuel du lapicide et du maçon, comme d’ailleurs du charpentier, soit donc des acteurs principaux de la construction, est illustré par des miniatures et des monuments funéraires !°. Or, il n’a pas varié durant tout l'Ancien Régime, sauf à s'enrichir de quelques instruments complémentaires 2°. D'où la vali-
7° G. BINDING, Romanischer Baubetrieb in zeitgenôssischen Darstellungen, Cologne, 1972; F. VAN TYGHEM, Op en om de middeleeuwse Bouwwerf, 2 vol., Bruxelles, 1966: W.P. DEZUTTER et M. GOETINCK, Tentoonstelling : Op en om de bouwwerf. Ambachtswezen, oud gereedschap, Bruges, 1975.
20 K. MAIER, Mitielalterliche Steinbearbeitung und Mauertechnik als Datierungsmittel. Bibliographische Hinweise, dans Zeitschrift für Archäologie des Mittelalters, 3 (1975), p. 209sv; P. VARÈNE, Sur la taille de la pierre antique, médiévale et moderne, Dijon, 1974 (coll. «Centre de recherches sur les techniques gréco-romaines », fasc. 3); L.F. SALZMAN, Building in England down to 1540. À documentary History, Oxford,
dité des collections d’objets postérieurs au moyen âge lui-même, comme celles de «La maison de l'outil» à Troyes, parce que justement, ces objets où passe quelque chose de l’âme des artisans, sont restés pareils à eux-mêmes durant des générations.
L'appareil d’un mur peut être révélateur. Bien entendu, chaque époque ou presque à eu sa stéréotomie, c’est-à-dire sa façon de tailler la pierre et d’y laisser une empreinte dans une intention parfois ornementale. Enfin, le répertoire de la modénature, soit l’ensemble des profils en relief ou en creux, qui animent des blocs, claveaux ou même briques moulées, d’un larmier, d’une nervure, d’un jambage, d'une archivolte, d’un modillon, etc., a connu des changements plus ou moins nombreux au cours des siècles. La modénature est particulièrement significative en vue de la datation, voire du pistage des courants d'influence, mais elle n’a pas encore fait l’objet, le plus souvent, de compilations générales ou régionales satisfaisantes ?!.
C’est ici l’expérience individuelle patiemment accumulée par l’observateur, qui gonfle son bagage scientifique. La mémoire visuelle est son maître-atout. Quelques exemples suffiront à illustrer ce qu’on pourrait appeler la «paléographie du mur», et à dire le genre de remarques qu'elle peut susciter chez le lecteur.
La rugosité d’un appareil préroman n'est pas l’expression d’une malhabileté professionnelle ou d’un quelconque «barbarisme» du goût. Ses moellons vaguement équarris créaient, spontanément pourrait-on dire, les aspérités et les irrégularités
1952; J.P.M. PANNEL, Man the Builder. An illustrated History of Engineering, 2° éd., Londres, 1977; L. R. SCHELBY, The geometrical Knowledge of Mediaeval Master Masons, dans Speculum, 67 (1972), p. 395-421; M. AUBERT, La construction au moyen âge, dans Bulletin monumental, 118 (1960), p. 241sv., et 119 (1961), p. 7sv. — Au point de vue de l’outillage traditionnel : P. PELLER et F. TOURRET, L'outil. Dialogue de l'homme avec la matière, Bruxelles, 1978; P. NoËL, Technologie de la pierre de taille, Paris, 1968: B. HENRY, Des métiers et des hommes, 3 vol. Paris, 1975-1978; K. FRIEDERICHS, Die Steinbearbeitung in ihrer Entwicklung vom 11. bis 18. Jahrhundert, Augsbourg, 1932. Sur les difficultés d’identification de l’outillage, voir p. ex. J. DAvip, Notes sur trois outils du charpentier : le bondax, la bisaiguë, le piochon, dans Rev. des archéologues et historiens d'art de Louvain, 10 (1977), p. 162-178.
21 Exemples rares: L. DEVLIEGHER, Les maisons à Bruges. Inventaire descriptif, 2° éd., Tielt-Amsterdam, 1975, p. XL-LII; E. LICHT, Ortonische und frühromanische Kapitelle in Deutschland, Stuttgart, 1935.
— +8 8 V2. 2 rS 26 ÊFS If BA Le Ca 1 nes BB Ie ÆBib MMla PRO SAONE PSE 0IT [TI FRAGLICHE ERGANZUNG Fig. 10. — Une élévation schématique indique les étapes de construction d’un bâtiment. Ici, la cathédrale ottonienne de Spire. D’après H.E. KUBACH, Der Dom zu Speyer, OP CIL D: 39!
aptes à bien accrocher l’enduit ??, souvent généreux, qui couvrirait l'intégralité des parois pour servir de support ou de couche de préparation au décor, spécialement à la peinture murale. Au reste, les bases et les chapiteaux traités parallèlement avec soin attestent la capacité des mêmes ouvriers à raffiner dans le détail lorsque l'esprit du bâtiment le requérait à tel et tel endroits.
L'appareil dit en «opus spicatum», en arêtes de poisson, constitue un critère d'ancienneté. Oui, pour autant qu'il soit développé, et pas employé une fois ou l’autre, comme au hasard, dans la mise en œuvre de zones réduites. Par ailleurs, il réapparaît quelquefois avec anachronisme : la forte tour d'Oostham, en Limbourg, n’est pas antérieure à la fin du X° siècle, sinon au XI°?*.
2? Entre autres : T. WILDEMAN, Die Farbe in der Aussenarchitektur und die Frage des Aussenputzes, dans Jahrbuch der Rheinische Denkmalpflege, 17-18 (1941), p. 223- 292; J.J.F. W. VAN AGT, Het pleisterwerk in middeleeuwse kerkgebouwen, dans Bulletin van de Koninklijke Nederlandse Oudheidkundige Bond, 55 (1956), p. 53-66: H. KREISEL, Die Farbgebung des Ausseren alter Bauwerke, dans Deutsche Kunst und Denkmalpflege, (1963), p. 111-124; H. Kisky, Die ehemalige Augustinerinnenklosterkirche in Merten an der Sieg, dans Jahrbuch der Rhein. Denkmalpflege, 26 (1966), p. 160.
23 J,J. M. TIMMERS, De Kunst van het Maasland, Assen, 1971, p. 37-40.
L’alternance assez régulière de moellons pierreux et de briques plates, sortes de «tegulae», dans les claveaux d’un arc est souvent réputée, à bon droit, comme le signe d’une maçonnerie très vieille, comme la marque d’une appartenance au haut moyen âge, redevable aux traditions romaines. Mais un regain d'intérêt vis-à-vis de cette technique s’est manifesté seulement au XI° siècle en certaines contrées comme la Touraine 24 Ou bien, des prolongements s’en sont conservés sur le tard, par exemple dans la «Frankenturm» du XII° siècle à Trèves, ancienne cité impériale du Bas-Empire, qui en avait gardé nombre de témoins.
On a soutenu que la brique, dont l'introduction, du reste, s'est produite inégalement du XIIS-XIII au XV*-XVI° siècle selon les endroits, avait évolué dans le sens d’un rapetissement graduel et, conjointement, d’une maniabilité accrue. Son calibre aurait ainsi diminué peu à peu, depuis les énormes «mouffen » du XIII siècle scaldien jusqu'aux briquettes du XVIII siècle. En fait, on est encore trop mal renseigné sur ce déroulement pour soutenir qu’il s’est bien opéré partout ?*. Les méthodes de laboratoire auront un jour leur mot à dire là-dedans (voir plus loin p. 66).
A nouveau, 1l convient donc de manier des critères d’apparence indéniable avec prudence. Et de se garder d’extrapolations osées, voire indues.
L’équarrissage des pierres a certainement connu des progrès de l’âge roman à l’époque gothique tardive. Il a gagné en netteté, l’appareillage s’est amélioré, sa texture s’est égalisée, les joints sont devenus «secs ». D'accord pour des pierres tendres, mais le quartzite ou le calcaire dur ont bénéficié en moindre mesure de ces perfectionnements. Leur appareil n’a
24 G. PLAT, L'art de bâtir en France des Romains à l'an 1100, Paris, 1939: F. LESUEUR, Saint-Martin d'Angers .… et autres églises à éléments de briques dans la région de la Loire, dans Bulletin monumental, 119 (1961), p. 211-242.
25 N. ZASKE, Mittelalterliche Backsteinbau Norddeutschlands als Geschichtsquelle, dans Neue hansische Studien, 17 (1970), p. 59-81: J. HOLLESTELLE, De steenbakkerij in de Nederlanden tot omstreeks 1560, Assen, 1961. Il y a beaucoup à trouver, entre autres pour la bibliographie, dans le bel ouvrage de J.P. SOssoN, Les travaux publics de la ville de Bruges, XIV*-XV* siècles. Les matériaux. Les hommes, Bruxelles, 1977 (coll. «Histoire. Pro Civitate », n° 48).
(8+ 98e] ‘orios ,p ‘alSojopryd op jo a1107sy,p xneaer S9P [9n99#) 0S ‘d ‘TLGI ‘UIBANOT 9P AISISAIUN ‘998 ,JX NP Seupsow
S25139 S2T ‘LODINAO ‘AT SEP pou ‘S saide,G (A) S601-9LOI U9 SIUSUWIAIUBUIII 79 (D) A[O8IS ,IX ‘(4) SOII-9LOI ‘(V) 0€S SI2A : 2p suon1od sp a11odwo9 a180jouo1uo eS ‘s9qq07 & Jounsif-jures 281189,7 ‘onbiSojouoiyo 219 8 juoanos ou8e8 1o119)-uejd UN) — ‘[[ ‘814
nc à
DORE HESnS AD
| | E ie ch |]
no ., D?7771 N2221 VZXKR à 4 ps k A A EN El £
EX r, Ca
, ; e 2 , : ; # PPLLPS SEE
er LS
PR: Mens m © mn
TI | mn]
NP E il
? , 7 HN © E P OI LRLLA… V2 — Z 4 2 £ dl o” [| co DCI DO à Ô e fe DS RUES EXPO . ESS F + on Le LKd L2 Q ss # ® LORS | Kio Lai D =
pas gagné dans les mêmes proportions. Pourtant, il est contemporain des précédents.
On comprendra que la modénature ait pu se diversifier avec les techniques d’ossature et de couverture gothiques. Elle s’est travaillée au fur et à mesure du développement de l'architecture en général. Elle s’est même amollie au moment d’une certaine baroquisation dans le flamboyant ?f. Ici encore, on se gardera de généralisations hâtives. La diffusion d’un répertoire s'opère diversement. Identité n’égale pas simultanéité.
D'un lieu à l’autre, les conditions changent. Ici, un progressisme s'oppose à un retard, là. L’anachronisme d’un genre n'implique pas qu'il en aille de même dans un autre. Divers facteurs entrent en ligne de compte : organisation du chantier, recrutement de la main d'œuvre, conditionnement du matériau, type d’édifice, catégorie de clients, sensibilité de l’époque, etc.
A cet égard, une importance particulière sera accordée à la disünction ville-campagne. Autant la première constitue un milieu favorable à l’éclosion d'expériences novatrices et aux coups d’éclat, autant la seconde demeure souvent à la traîne et répète ses modèles. Affaire de mentalités à nouveau, par conséquent de moyens et d'informations, dont les écarts se retrouvent, sur un plan élargi, dans les remarques
suivantes.
Qu'on ne perde jamais de vue, en effet, l’incidence notable des
remplois. De tout temps, les gens ont cherché à réutiliser ce qui existait sur place. Non point tant par motivation symbolique, quand bien même celle-ci n’était pas négligeable, — elle est d’un autre ordre, sur lequel on reviendra —, mais d’abord en vertu d’impératifs économiques. Bâtir coûtait gros. Rogner sur les prix, épargner des débours, serrer l'investissement a été tenté, et obtenu, en de fort nombreuses occasions. Il ne s’est pas agi des fondations uniquement, à partir desquelles il était possible de monter à nouveau une maçonnerie, mais encore de tronçons de murailles en élévation, sinon de volumes plus ou moins entiers, auxquels il devenait loisible de superposer, greffer, adosser, amalgamer des portions neuves. Il en allait aussi de la réutilisation pure et simple d'éléments de petit format, déjà taillés : chaînage, linteau, cordon, sommier, etc., dont
26 R. SANFAÇON, L'architecture flamboyante en France, Laval, 1971.
40 CHAPITRE II la remise en œuvre, ou le «repiquage», au-dessus du sol, n'est souvent décelable que par un oeil un tant soit peu averti.
On ne dira jamais assez l'importance de cet aspect financier de l'histoire du bâtiment et, par contrecoup, de ses répercussions matérielles. Pour pas mal de budgets, le remploi était la seule manière de contourner la difficulté, d’affronter ses obligations, d’avoir l'air de moderniser, de sauvegarder une construction chère.
Sans doute ce point de vue peut-il se conjuguer à d’autres. L'étonnante permanence des lieux du culte, spécialement au niveau paroissial, est renforcée dans cet aspect économique par l'absence de contraintes fonctionnelles résolument neuves en matière liturgique, — la salle d’une église mononef et le chœur qui la suivait suffisaient à l’exercice plénier du culte dans le cadre villageois, sans qu'il ait fallu réviser ses composantes architecturales avant longtemps —, comme par le caractère bénit du terrain dévolu au cimetière.
Il n’en reste pas moins que cette église paroissiale était entretenue par plusieurs personnes physiques ou morales, dont les intérêts et les moyens ne se rencontraient pas nécessairement, loin s’en faut. Aussi la contribution de la communauté paroissiale qui n’était guère riche, misait-elle volontiers sur les remplois afin de rester supportable. Au demeurant, d’autres parties, par exemple le gros décimateur, ont fréquemment tenu le même raisonnement. D'où le caractère plus ou moins hybride, mais incompréhensible sans référence à cet état de choses, d’un pourcentage respectable de nos vieilles églises.
On connaît assez les procès interminables, les injonctions répétées des visiteurs ecclésiastiques, les atermoiements des commanditaires, relativement aux obligations faites, selon certains partages immémoriaux, et variables dans l’espace, aux différents bénéficiaires d'entretenir ou de «restaurer» les églises. Il y a là des règles coutumières qui n’ont pas encore été bien exploitées, mais dont les résultats furent naguère de première importance ??.
2? Bibliographie dans N. COULET, Les visites pastorales, Turnhout, 1977 (coll. «Typologie des sources du moyen âge occidental», fase. 23); L. F. GENICOT, Les records synodaux et l'histoire de l'architecture, dans Revue des archéologues et historiens d'art de Louvain, 3 (1970), p. 31-34.
LE
dk
Et
(2) Là Ê £ ie << > à NE Do ee 0 Ci > :
(v Q ° SAVE