Cathédrale de Soissons
Transsept sud.
Coupe de l'arc-boutant.
Fig.
L’ARCHITECTURE RELIGIEUSE. +g
et en même temps les dangers d’un rationalisme — plus apparent que réel, — qu’ils ont poussé à son extrême limite en s’affranchissant de tout principe traditionnel
et, par conséquent, de toute autorité. Il semble que les
i. Ces arcs-boutants dont la pierre était usée par l’action destructive des intempéries, insuffisants pour contrebuter les voûtes, s’etaient déformés par le travail incessant de leurs poussées, plus actives en raison de la forme semi-circulaire de l’edifice dont les voûtes intérieures s’étaient disloquées parce qu’elles n'étaient pas suffisamment contrebutées. Ils ont dû être reconstruits en 1880 pour arrêter la ruine totale du transsept sud.
La réfection de ces arcs-boutants, de même que celles qui ont été faites sur un grand nombre d’édifices du même temps, est U critique ad horninem de ce système de construction.
Fig. ji. — Vue perspective du transsept sud (cathédrale de Soissons)1.
*RCH. COTHICtUB.
constructeurs de ce temps, depuis Noyon, Soissons, Laon, Paris, Sens et Bourges, s'enhardissant à Reims, à Amiens, au Mans, jusqu’à la suprême folie architectonique de Beauvais, se soient ingéniés, en renchérissant les uns sur les autres, à créer des monuments aussi étonnants par leurs dimensions que par les problèmes d’équilibre qu’ils ont posés, sinon résolus.