RELATION DE LINDE ANCIENNE AVEC LES PAYS VOISINS
vers le Khoraçan. Un autre koreichite de la branche de Habbar, fils d'El-Aswad, règne dans le pays d'El-Mansourah; la couronne de Moultan est héréditaire dans la même famille depuis la naissance de l'islamisme 1 . »
En 63y, les Arabes, les Persans et les Indiens établis à Canton se révoltèrent et pillèrent la ville.
En 678, la colonie de 120000 Musulmans, Indiens, Persans, Juifs et chrétiens établis à Kan-Sou, à l'embouchure du fleuve Bleu, non loin du Shanghaï actuel, fut entièrement massacrée au cours dune révolte des indigènes (d'après Abou-Zeyd-el-Hassan de Siraf, cité par Reinaud).
Les Indiens en outre jouaient un rôle important a la cour des khalifes, comme médecins, philosophes et mathématiciens. C'est à eux que l'on doit le chiffre arabe qui n'est autre que le mode de numération de l'Inde.
Nous n'avons parlé, jusqu'ici, ni del'Indo-Chinc, ni del'Insulindc (Inde néerlandaise), immenses pays qui doivent, d'une façon absolue, leur civilisation et leur religion, dans la période qui nous occupe, à la civilisation et aux religions de l'Inde. Nous traiterons cette question plus en détail dans un autre chapitre de cet ouvrage.
Disons toutefois dès maintenant que la Birmanie, le Siam, le Cambodge, le Champa (ancien Annam du temps des Chams), Sumatra, Java et les îles les plus proches de Java, ont été entièrement colonisés par les Hindous dans les premiers siècles de notre ère.
Tous ces pays restèrent toujours indépendants politiquement de l'Inde et suivirent leur évolution propre sous l'impulsion des classes dirigeantes venues des Indes et d'afflux successifs de prêtres et d'ouvriers d'art ou d'exilés politiques.
1. Maçoudi. Les prairies d'or, traduction Barbier de Meynard, t. I, p. 207.
INDE
Fig. 8. — Colonnes d'Asoka au profil persi'polilain.
INFLUENCES EXERCEES OU REÇUES PAR L'ART HINDOU JUSQU'A L'ÉPOQUE DES INVASIONS MUSULMANES.
Le lecteur aura pu se rendre compte, d'après le rapide exposé
que nous venons de faire dans le chapitre précédent, de l'intensité du mouvement intellectuel et commercial que l'Inde a entretenu de tout temps avec les pays du monde oriental.
(Choisy. - Histoire de l'architecture, ier vol., p. iG.',.) ]\ ous a H 0nS eSSajCr de
montrer, sans avoir l'espoir d'être complet, que l'art monumental et les arts qui en dérivent ont donné lieu de leur coté, et par la même occasion, à de multiples échanges.
i° Influences reçues par l'art hindou. — A. Colonnes. — Les nombreuses colonnes commémoratives qu' Açoka fit élever dans toute l'Inde sont franchement persanes et par leur profil en campanule, et par les palmettes de leur ornementation (fig. 8). Il en est de môme des colonnes des grottes de
Fie
9. — Chapiteau tlu genre persépolilain Amaravali (n e siècle À. J).).
Karli(iG3ou 78 avant J.-C.)
et d'Amaràvati (11 e siècle ap. J.-C.) (^i\g. 9) qui rappellent avec plus de
CH.BMONTS
Fig. io. — Chapiteau indo-corinthien provenant do Jamàl Garhi. Musée de Calcutta. (Foueher. - Art gréco-bouddhique du Gandluira, p. 2 34.)
Fig. il. — Portique de Sanchi (i er siècle A. D.). Style chinois.
(Ghoisy. Histoire de l'architecture.)
Fig. 12. — Mont Àbou (ix e siècle A. D.). Aisselier en
écharpe de caractère chinois.
(Ghoisy. — Histoire de l'architecture, I er vol., p. 161.)