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n'est pas impossible qu'ils aient été inspirés par les souvenirs des nombreux navigateurs et commerçants des premiers siècles de notre ère, qui faisaient la navette entre l'Egypte et les côtes du Coromandel, de Malabar et de Ceylan, mais nous sommes porté à croire qu'il n'y eut là qu'une simple transformation des formes déjà usi-
Fig. 27. — Arc m fer à cheval. Ivarli (11 e siècle av. J.-C).
tées dans le pays, à Bodh-Gayà et à Mahavellipur (vf siècle), (fig. 2 et 3, p. 1 1 et 12).
2° INFLUENCES DE LA11T HINDOU SUR l'aUT DES PAYS VOISINS. A.
Arcs en fer à clieval et à accolade. — Les arcs en fer à cheval et à accolade existaient à l'état courant, 200 ans avant notre ère. A Sanchi (bas-relief du premier siècle de notre ère) (fig. G7, p. 53), à Barhut (bas-relief du 11 e siècle avant notre ère) (fig. Gi, p. 5i), à Bhaja (11 e siècle avant notre ère), à Karli (11 e siècle avant notre ère) (fig. 27), etc.. la forme en fer à cheval et à accolade est exclusivement employée pour les pignons, lucarnes, fenêtres, portes, etc. . . Elle n'apparaît en Asie-Mineure, vers le ui <; siècle de notre ère, que
INFLUENCES EXERCEES OU REÇUES PAR l'âRT HINDOU 35
dans quelques églises signalées par M. Strzygoysski l . Elle se ren-
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Fig. 28. — Tclc de lîun stylisé cl makaras. — I.>oro-13oiulour (ix lî siècle A. ]).). Java (Musée du Trocadcro).
contre aussi a Ctésiphon, ce port d'importation des produits de
r. Slrzygowski. Kleinasien, p. 25.
INDE
Fig. 2{). — Tète de lion stylisé au sommet d'un arc (ruines khmères) (xii c siècle).
l'Inde, Palais de Chosroës (vi e siècle). Il est naturel de penser que dans ces conditions, Tare en fer à cheval est d'origine indienne.
Il doit en être de môme des arcs trilobés ou polylobés que nous voyons à l'époque gréco-bouddhique, puis au vi e et vm e siècle de notre ère, à Ellora, Magcla, dans les constructions khmères du ix e siècle au Cambodge, en Birmanie et à Ceylan (voir les chapitres de Birmanie et de Ceylan).
L'arc polylobé n'est que la ligne festonnée qui limite le faisceau de têtes multiples du cobra abritant le Bouddha, c'est aussi le corps ondulé du serpent
sortant de la bouche du Garuda ou du lion au sommet de l'arc, pour aboutir, a la retombée de l'arc, dans la bouche d'un Makara. Nous connaissons de nombreux cas de ces deux stylisations (fig. 28, 29 et 44).
Les arcs à ogives a crochets des églises du moyen âge et les arcs si caractéristiques de la façade de Saint-Marc de Venise ont évidemment beaucoup de
Fig. 3o. - Arc trilobé à crochets. Angkor Vat, xne siècle. P° ,nls ^C ressemblance (Fourncrcau.) ayec ] cs arcg s i m jl a i res
des édifices indiens et birmans des vi e et ix e siècles, chams du vi e siècle, khmèrs du ix c siècle et javanais des vm e et ix c siècles. Leurs archivoltes flammées, qui ne
sont que la stylisation de l'épine dorsale a crochets du dragon, peuvent être considérées comme les prototypes des archivoltes k crochets du moyen âge, mais cela ne prouve pas, bien entendu, qu'elles aient servi de modèle
B. Les chapiteaux et les piliers avec niches de saints personnages des temples du x e siècle du Mont Abou 1 , de Khajurao 2 Bhuwanesvar, du Cambodge et de la Birmanie, peuvent être considérés comme les précurseurs des chapiteaux de la cathédrale de Milan, et des piliers de nos églises gothiques. Ils ont existé en tous les cas, à l'état de système deux ou trois cents ans avant l'apparition de ces derniers (fig. 3i).
C . Les baltistres renaissance ont été précédés, 700 ou 800 ans plus tôt, par les balustres indiens dont les plus typiques sont les balustres chams du vi e siècle (fig. 82). Nous en avons remarqué un grand nombre dans les temples de Mison (vi e au vm c siècle) comme supports de
Fig. 3 1 . — Niches ogivales Pimcanakas (x e (Fourncrcau. — Haines khmères.)
iïcle).
mo-