lbid., p. 3n, fig
INDE
numcnts. Nous en avons parle dans notre brochure sur Angkor Vat, mais il n'y a la qu'une simple coïncidence, car dès le Yi e siècle, nous trouvons en Egypte des balustrcs à peu près semblables, à des lits en bois i . D. Toits. — L influence chinoise se fit parfois sentir aux Indes dans la forme des toits à l'époque bouddhique, a moins que ce ne soit au contraire la forme des toits
bouddhiques de l'Inde qui ait été adoptée en Chine. La question est
discutée. On croit
Vig. 3*2. — Balustre Kcnaissanc art cliam (vi e siècle) (?)
I , I , I , IZT
TT
Hir. -').'). — Toils chinois du n<' sirclc A. 1). (Cliu\umir<. — La seiifplure sur pierre en Chine.)
généralement que les toitures chinoises ont toujours été relevées aux: extrémités, et que lorigine de cette disposition bizarre remonte aux premiers temps de la civilisation mongole, alors que les peuples pasteurs faisaient usage delà tente. La chose
est fort possible, mais il n'existe en Chine, à notre connaissance, aucun document, ni ruines, ni sculptures indiquant I adoption des toits superposés, aux angles relevés, avant le \i° siècle
Fis. S'i
Toit chinois du u ( ' sieele A. I).
(Gha\ aunes. — Lu sni/plnre sur pierre en Chine.)
de notre ère \ Les ouvrages ou manuscrits dont le texte est
i. Joscf. Strzvgowski. Catalogue général des antiquités égyptiennes, art. Ropte. p. i32 et suiv.
2. Chavarmes. Le défilé e/j Long nien (Journal asiatique, juillet-août J ()(>:>,).
INFLUENCES EXERCÉES OU REÇUES PAU l'aRT HINDOU 3q
antérieur à cette époque sont des rééditions dont les illustrations ont été mises au goût du jour et ne sauraient être invoquées comme preuves. Au deuxième siècle de notre ère, les sculptures sur pierre de la dynastie des Ilan ' représentent, il est vrai, des pavillons à deux étages, recouverts en tuiles, portant aux
Fig. 35. — Tour népalaise.
(Lcbon. — Les civilisations de l'Inde.)
deux extrémités du faite, de petits appendices triangulaires, lesquels, avec de la bonne volonté, peuvent être considérés comme les premiers essais des toits aux angles retroussés, mais ces exemples ne paraissent pas suffisamment probants (fig. 33 et 3/|). Il en fut de même au Japon où la civilisation chinoise ne pénétra qu'au vi° siècle 2 et n'apporta qu'à cette époque ses toits si caractéristiques dits à la chinoise. Or, il semble que les toits « à la chinoise »
i. Chavannes. Les sculptures sur pierre en Chine, du temps des deux dynasties Han, planches XX, XXXVI et XXXIX.
2. Histoire de l'art du Japon, publiée par la Commission impériale du Japon à FEsposition universelle de Paris, kjoo. Voir les planches relatives au vl° siècle.
'[O INDE
existaient aux Indes, notamment clans le Nord de l'Inde, bien avant qu'ils n'aient apparu en Chine: « Le Népal, dit Sylvain Lévi 1 , présente encore un autre genre d'édifices religieux disparu de l'Inde actuelle, mais répandu dans tout l'Extrême-Orient, et populaire aujourd'hui dans l'Occident : la pagode. La pagode a pour caractère essentiel une enfilade de toits qui se superposent d'étage en étage,
Fig. 30.
(Foucher. — Art rjrèco-houddliiqne du Gundlulm, p. 121.)
le long d'une construction rectangulaire, le plus souvent disposée en retrait graduel... Les coins sont retroussés à la danoise... (( Les pagodes ne peuvent pas prétendre à rivaliser d'antiquité avec les caityas; aucune d'elles ne paraît remonter au delà du xv ( siècle, mais leur architecture reproduit sans doute des formes de date immémoriale; peut-être se rattachent-elles à la primitive architecture en bois qui précéda dans l'Inde, et qui inspira même les plus anciens monuments de pierre. Une construction du même style se retrouve figurée sur la plaque de Sohgaura, qui remonte à l'époque