Foucher. L'art Gréco-Bouddhique du Gandliara, p
igo
SIAM ET TAOS
Renaissance européenne. Ces galeries sont, comme Ions les monuments siamois, en brique et en stuc; elles ne sont pas anciennes. Les stupa d'Avuthia ne sont pas entourés de galeries.
Ce genre de monument se décompose de la manière suivante, au point de vue des styles, en commençant par le haut : i° L'ornement en bronze formé par des tiges divergentes qui termine le monument est bien spécial au pays et d'origine siamoise 1 . 2° La partie
Fig. il)l). — Phra Prang ù Saxanalav (xin L> sirclc; A. 1).).
conique à cercles concentriques qui vient au-dessous est népalaise et hindoue et se rencontre dans tous les pays indo-bouddhiques ; Népal 2 , Birmanie, Cambodge, Siam, Ceylan. Nous ne l'avons pas rencontré dans l'ancien Java. 3° L'entablement carré du sommet du dôme est népalais et du Nord de l'Inde. 11 n'existe ni en Birmanie ni au Cambodge, mais on le trouve au Népal, au Siam, à Java (Boro Boudour) et à Ceylan ; la petite colonnade qui relie le cône a cercles concentriques à l'entablement du sommet du dôme est spéciale au Siam. /i° Le corps du stupa, en forme de cloche avec
i. C'est un trident peu visible sur le croquis. 2. Et en général dans l'Inde septentrionale.
gradins concentriques circulaires et petite chapelle d'axe, est plus exactement talain et birman mais il existait avec des nuances dans le Nord de l'Inde. Il diffère en revanche par la base des gradins octogonaux de Rangoon et P
egou .
Les galeries concentriques sont franchement Minières.
2° Prang . — Le prang a été primitivement une tour côtelée, brahmanique, imitée des tours khmères (iig. iG/|).
Nous donnons une photographie de deux prangde Saxanalay(hg.
iG5-i6G) qui peuvent être considérés comme les prototvpes du genre.
Les stupa et les prang 1 apparaissent au Siam à peu près à la mtMiie époque, c'est-à-dire vers les xm e et xiv° siècles, mais les prang, et spécialement les prang avec avant-corps et chapelle que nous reproduisons, ont passé, peu de temps après leur construction, du culte çivaïte au culte bouddhique.
i. La Jonquicre. Communication verbale.
Fi g. 167. — Un odiculo moderne (Bangkok).
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On construisit ensuite, indifféremment, des prang ou des stupa sans grande notion de leur destination primitive.
Ces prang et stupa occupèrent d'abord la place que les stùpa occupent encore dans les temples de la Birmanie. Considérés comme reliquaires, ils étaient le point central, celui vers lequel convergeaient toutes les constructions. Déjà, cependant, on trouve à Saxanalay
Kij:. il»S. — Paklat (Siam).
des édifices religieux où la nef et les statues colossales de Gautama ont pris la place de la tour centrale.
La nef centrale est généralement entourée d'une série de petites constructions pleines en forme de stupa ou de prang. Ces sortes de constructions très variées, destinées surtout à servir de reliquaires ou de tombes pour de saints moines, sont disposées par rangées sur chacune des faces de la nef ou dans les angles des préaux.
Ces petits édifices en forme de cloche ou de prang côtelés sont des « cheddi » (pâli cetiya).
Les prang sont très souvent surmontés du trident en métal, comme les stupas ; c'est un emblème civaïte et bouddhique ou môme un symbole des premiers âges de l'humanité, comme le dit Goblet d'Alviella dans sa « Migration des symboles 1 ».
Fig. 169. - Un édicule moderne do Vat Racl.ab ossit(?). Siam.
Dans le genre stûpa, prang et chedi, il existe une foule d'édifices modernes, reproduction probable d'édifices plus anciens, uniquement inspirés par Y art birman qui lui-même dérive de l'art du nord de l'Inde. Nous donnons a cet effet quatre dessins (fig. 167 à 170) que le lec-