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S'y A BIRMANIE
nous retrouvons dans les sarongs birmans et malais. Nous sommes assez enclin à penser que pour les vêtements, comme en beaucoup d'autres choses, les Malais ont simplement copie les Birmans.
Fig. 23/|. — Ananda (xi e siècle A. D.). Panneau en bois sculpté.
Nous croyons que ce dessin ornemental remonte à l'antiquité la plus reculée et qu'il constituait un modèle courant en Mésopotamie i5oo avant J.-C. La reine Napir Asou (fouilles de Morgan à Suzc, Musée du Louvre) porte une ceinture et une écharpe de ce «•enre ; on rencontre la même particularité sur le personnage d'une borne
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limitative de 1228 av. J.-C, dans les fouilles Dieulafoy 1 . La célèbre frise des archers du palais d'Artaxercès et la rampe d'esca-
Fig. 235. — Gotapallin (1160 A. D.).
lier du même palais, en briques émaillées, qui se trouvent au Louvre dans les salles delà Mission Dieulafoy, sont encadrées entre deux bandes de briques émaillées en dents de scie. Les anciennes poteries chaldéennes présentent le même dessin. Le soubassement du palais de Machita (époque sassanide, vn e siècle) sur les confins de la Syrie et de Y Arabie (fig. 2^0) est décoré de la môme façon, enfin M. Griin- Avedel dans ses fouilles récentes près de Turfan, dans l'ouest du Turkestan chinois, a mis au jour des tablettes à bas-reliefs décorées de dents de scie 2 .
Les photographies que nous donnons de Gotapallin (fig. s35 à
Fig. 2 36. — Plan de Gotapallin d'après Yulo.
1. Dieulafoy. L'art antique de la Perse ; vol. 1 et 2, pi. IX.
2. Grunwedel. Bericht ùber archàologische Arbeiten in Idikutscharî und Umgebung im Winter, 1902-1903. Tafel xtiii.
239) valent mieux qu'une description du monument et suffiront pour
Fig. 2.^7. — (iotapallin (11(10 A. T).).
en donner une idée générale. Nous parlerons un peu plus en détail
de Cûlâmani (fig. 2 /il). La porte est, avec son fronton central et ses deux demifrontons, du style de la renaissance italienne. L'édifice était orné de fresques intéressantes dont une partie subsiste encore dans le sanctuaire du bas. M. Taw Sein Ko, Directeur du service arcliéologique, a veillé a ce que les parties encore intactes des fresques ne fussent pas atteintes par le badigeon de chaux. Les voûtes étaient couvertes de rosaces jointivcs comme dans la
plupart des temples de l'Inde, le bas des voûtes est souligné par des
Fig. ^38. — Gotapallin (1160 A. D.).Lnc des portes.
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boutons d'où pendent des feuilles de ficus indica ; les tons sont
Fig. 23g. — Gotapallin (1160 A. D.).
généralement neutres, gris, jaunes, bruns ; sur certains murs sont
peints des personnages et des
Apsaras. Au milieu de fresques
indiennes sont intercalées des
fresques franchement chinoises
du xyiii 6 siècle.
Un nâga colossal est peint sur le mur du fond du vestibule, le long du pied-droit de la porte d'entrée ; il indique bien, ainsi que dans de nombreux temples de l'Inde, une des survivances de l'ancien culte du serpent.
Les voûtes ne sont pas construites suivant la méthode indienne à encorbellement, mais suivant les procédés de la Perse ancienne, par briques minces appliquées sans cintrage. Des pierres de couleur grise viennent en outre renforcer par intervalles
Fig. a/jo. — Soubassement du palais de Machita (Epoque sassanide) d'après Dieulafoy.
réguliers les murailles et l'extrados des voûtes en briques (fig. 2^2 et 2^3), ce qui leur donne l'aspect des appareillages en usage dans l'architecture musulmane.
Fig. 2/1 1. — Cùlàmani (xn c siècle A. D.).
Ces diverses influences ont pu se faire sentir par l'intermédiaire du ïurkestan chinois.
Nous donnons un croquis sommaire de l'escalier qui conduit de la terrasse du premier étage au sanctuaire supérieur. Le procédé de construction est tout à lait moderne (fig. 2/i/i).
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Fig. 242. — Gûlâmani. Appareil des voûtes. Fig. 2 r i3. — Cùlàmani. Appareil des murs.
Un couvent est adossé au mur d'enceinte du temple. Trois des côtés de cette cour sont garnis de cellules ogivales aujourd'hui ruinées. A l'intérieur se trouvent un bassin et deux édifices, l'un de ces deux édifices a deux étages.
Thabbahna (1100 A. D.). — Le bâtiment de base a deux étages
RUINES DE PAGAN
(fig. 2/^5, 2/16, 2/17). C'était à proprement parler un temple monas-
Fig. 'i(\!\. — (Jùlàinani. Uampcil'cscalicr au i L ' r éla
tore. Les moines couchaient, paraît-il, dans les couloirs, comme
Fig. 2/j5. — Thabbaîiiïu (1100 A. D.).
dans les anciens monastères souterrains. Il est fâcheux que les bon-
zes et les gens du pays aient barbouillé de chaux les fresques qui
TH APINYU
BASEM ENT