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d Orissa avec sikra et vestibule avancé (fig. 269) mais avec ornementation flammée khmère. L intérieur est couvert de fresques en bon état de conservation, on peut y lire une inscription votive de /2 10,
qui donne la date de la construction.
Au fond, se trouve un grand Bouddha assis au centre d'une niche avec makara et flammes du genre kmèr. Ce pagodon attire peu l'attention ; espérons qu il échappera au traitement au lait de chaux et que les fidèles le laisseront intact. — Nous donnons à cette occasion un autre pagodon de date intermédiaire qui se trouve à Pagau et dont les stucagesde la base rappellent un peu le style khinèr (fig. ^70).
A quelques centaines de mètres a l'Est de Kyank Ku U 11min on rencontre une grande quantité de petites cellules et de chapelles creusées dans les flancs de la vallée. Certaines de ces cellules sont habitées par des moines bouddhistes. D'après flipper Burma Gazetteer (Pt. I, vol. 1, p. 178) citant Forchammer, ces grottes
Fig. 269. — Chapelle; voisine île Kvank ku L Hmin (ijio A. D.)
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auraient servi d'habitation aux moines de la secte de Chapada, un moine talain qui fit schisme à la fin du xn e siècle.
On nous a signalé depuis une chapelle de style khmèr qui se trouverait dans la même région. Nous regrettons de n'avoir pas été amené à la visiter, mais nous comptons compléter ces études plus tard.
E. Bodh Gayà (1200 A.
D.). — Cet édifice est une copie un peu libre, faite au début du xm e siècle du célèbre temple de Bodh Gayà de la vallée du Gange (fig. ^71).
On remarquera les pagodons qui s'élèvent a chaque angle de la terrasse qui supporte la pyramide.
Ces pagodons existent également dans une copie du môme genre qui a été faite
anciennement au Népal (temple de Mahâbuddha) l . Il semblerait résulter de ce fait que la restauration du monument initial de Bodh Gayâ qui a été tentée par Cumingham et qui a été tant critiquée, est conforme à la vérité. Une photographie ancienne de Bodh Gayâ, de la vallée du Gange, antérieure à la restauration (fig. 3, p. 12) montre cependant qu'il ne restait pas trace des pagodons au moment où la restauration a été entreprise.
Le sanctuaire de base du Bodh Gayâ de Pagan est beaucoup plus élevé que dans le monument original ; il est déjà dans le goût bir-
Fig. 3-0. — Pagan. — Style khmèr.
i. Sylvain Lévi. Le Xépal, i rv vol., p. 194.
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man des pagodes d'Ananda, Cùlàmani, etc.. et il ne serait pas impossible que ces divers temples aient indue sur la copie... à moins toutefois que ce soit 1 original du Bengale qui ait donne l'idée des pyramides superposées sur un sanctuaire de base. Cette réédition de Bodh Gava à Pagan montre une fois de plus la grande influence
Fig. 271. — Bodh Clayà (xn° et xm c siècles A. D.).
que l'édifice primitif, dont la construction est, croyons-nous, du v e siècle de notre ère, a dû avoir sur l'architecture hindoue en général. Les tours et gopuras du sud de l'Inde, du Cambodge et du Tchampa ont probablement été inspirés par la tour pyramidale de Bodh Gayà qui succédait elle-même a bien des tours en bois du
même genre.
UU1NES DE PAC.AN
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Le Bodh Gayâ de Pagan a été restauré comme son aïeul. Il en dilïere toutefois par la couleur. Le Bodh Gava du Bengale est badigeonné en jaune, celui de Pagan l'est en blanc, suivant le goût bien marqué qui semble décidément régner dans les bonzeries birmanes anciennes et modernes.
F. Porle Est de la ville de Pagan (85o A. D.). (?) — Par un heureux hasard la porte Est de la ville de Pagan subsiste encore. Quant aux remparts eux-mêmes qui étaient en briques, comme les portes,
Portos do 1
a vilhî de
Pagan (85o. A. !).)•
ils n'existent plus que par places, sous forme de levées de terre recouvertes de végétation.
La vue de la porte Est de Pagan, dont nous donnons une photographie, est absolument défigurée par l'adjonction de deux guérites lort laides, probablement modernes 1 , destinées à servir d'abris aux statues des gardiens symboliques de la ville. Toutefois on peut encore se rendre un compte très exact de la forme générale de la porte et môme de son ornementation en stuc qui n'a pas entièrement dis-
i. \ule les considère comme modernes.
BIÎUIANIK
paru et dont l'ossature en briques est en partie visible. C'est ainsi que l'on peut constater que la façade du portique d'entrée, dont la voûte a disparu, était du style que nous avons qualifié de Renaissance italienne (fig. 272). Ces détails ne ressortent malheureusement pas sur la photographie. — Au-dessous de la corniche court la décoration en forme de chapelet formant guirlande, que nous avons déjà rencontrée et qui est, croyons-nous, d'origine gréco-romaine.
Fig. 2^3. — Couvent près de Gotapallin (xn c siècle A. T).)(?)
io° Monastères. — Nombreux sont les anciens couvents de Pagan. Ce sont des bâtiments carrés comportant une cella intérieure à deux étages, entourée d'une gaine voûtée en demi-berceau. À ces bâtiments étaient adossés d'un seul côté deux autres édifices en bois se faisant suite, dont on voit encore très bien sur les photographies la ligne de soudure. C'est le modèle courant ; il existait cependant un autre modèle tout en briques ne formant qu'un seul corps de bâtiment. Nous n'avons rencontré qu'un seul édifice de ce genre.
Couvent à base carrée. — Ces couvents se rencontrent dans le voisinage des principaux temples ; ils appartiennent à toutes les époques, les plus anciens sont du x e siècle.
ttUÎNKS DE PAGAN
Nous donnons la photographie d'un temple voisin de Gotapallin (xu e siècle). Ce bâtiment servait évidemment de centre à une agglomération d'habitations en bois. A l'intérieur se trouve une cella à étage et une gaine (lig. 2y3).
Un autre couvent beaucoup plus intéressant et plus complet,
Fig. 27/j. — Couvent du xvi° siècle à Pagan. — Face est. Porte nord de l'enceinte.
mais dont nous ignorons le nom, se trouve entre Choué Zigon et le vieux Pagan. M. Taw Sein Ko, chef du service archéologique, estime que le couvent peut être du xvi e siècle, mais qu'il a été construit sur le modèle de tous les couvents anciens. C'est aussi notre avis. Il est précédé à l'est par une cour dont la porte est dans le genre des édifices népalais, en forme de huche à pain, dont nous avons déjà parlé.
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Nous donnons deux photographies des (aces est et nord (fig. 27/i et 275), un croquis de la face nord (fig. 27G), plus un plan et une coupe très sommaire. Un édifice de hois était adossé à la face nord et servait probablement de couvent aux moines ; c'est pour cette raison que cette façade a moins de fenêtres. La porte centrale qui apparaît sur la figure 27G est une niche plus ou moins démolie.
A l'intérieur se trouve une cella à deux étages et une gaine de deux mètres de large voûtée en demi-berceau (fig. 277 el 278), Le
Fi g. 37"). — Couvent du xvi ( * sirclc à Pagan. — Coté nord.
rez-de-chaussée de la gaine était séparé de l'étage supérieur par un plafond en bois aujourd'hui disparu.
Le prieur du couvent demeurait probablement dans la gaine, a l'instar des prieurs actuels du couvent de Pagan. D'autres moines demeuraient dans l'édifice en bois (disparu) servant aussi de salle de réunion et de repos dont on voit la trace sur le mur nord ; puis devait venir la salle d'école pour les novices. La demeure du prieur était seule en briques parce qu'elle servait de chapelle au monastère. Cette disposition se retrouve dans les monastères modernes ; autour de ce groupe central se voyaient symétriquement disposées d'autres maisonnettes de moines.
RUINES DE PAG AN
L'édifice était couronné par des créneaux jointifs ogivaux stuqués ; il n'en subsiste que trois ou quatre. Au-dessous de la corniche régnait une frise de chapelets à trois rangs de grains formant guirlande suivant le système indien ; chaque feston étant soutenu
Fig. ^7<). — Couvent du xvi e siècle à Pagan. Vue du coté Est.
Fig. 278. — Couvent du xvi c siècle.
Coupe.
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