‹ L'architecture hindoue en Extrême-Orient;Chapitre 85 sur 96 · Ptolémée écrivait au il'' siècle ap. J.-C · texte numérisé non relu

Ptolémée écrivait au il'' siècle ap. J.-C

HISTOIRE

En 769 A. D., le roi Agraboclhî IV, pour fuir une invasion indienne, évacua Anuràdhapura cl fonda une nouvelle capitale a Po-

Fig. 33 1.

(Leelcrcq. — Un séjour dans l'île de Ceylan. Plon-Nourrit.) Carte n° 3.

lonnaruwa au sud-est de Tancienne métropole singalaise. En 1028, les Malabars 1 apparurent de nouveau, s'emparèrent de Polonnaruwa

[. Par Malabars il faut entendre les populations du sud de l'Inde.

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et y installèrent même pendant quelques années un vice-roi. En 107 1 le roi Vijaya-Bàhu chassa les Malabars, rétablit l'ordre dans le royaume et fit venir de Birmanie de saints missionnaires bouddhistes afin de remettre la religion dans la vraie voie. En 1 153 le roi Parâkrama-Bàhu monta sur le trône. Ce grand roi construisit les principaux temples de Polonnaruwa, chassa les Malabars de l'île et porta ses armes victorieuses jusque sur le continent. Il se brouilla toutefois avec la Birmanie qui s'était emparée de force des ambassadeurs qu'il envoyait au Cambodge, alors à son apogée. Ce fait, signalé par Pelliot 2 , montre qu'au milieu du xn c siècle Ceylan était en relations continues avec l'Indo-Chine.

Après ce roi commença la décadence. Les Tamouls envahirent de nouveau le pays. Le siège du gouvernement fut tranféré en 12/io à Dambadeniya, puis à Japahu, et en dernier lieu à Kandy. En i525 arrivèrent les Portugais. Les Hollandais remplacèrent ceux-ci en i656, mais ils furent chassés en 1799 parles Anglais qui achevèrent la conquête de l'île dans le courant du xix° siècle.

L'architecture ancienne de Ceylan, bien plus qu'en Indo-Chine et à Java, fut une architecture de reflet sans originalité absolue dans les grandes lignes. Les stupas et les chedis sont du modèle en usage dans le nord de l'Inde ; les vihâras, les temples et les monastères ne diffèrent que faiblement des édifices analogues du sud de l'Inde. Ils sont de style drav idien ; tous ces monuments présentent cependant un intérêt considérable, tantôt par leur ancienneté respectable et certains caractères locaux, tantôt par les détails des bas-reliefs qui viennent combler fort heureusement les lacunes de l'archéologie

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