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L'autre groupe de deux bas-reliefs dont nous avons parlé fait partie d'un petit escalier de temple à 200 mètres au sud du Thùpàrâma (fig. 34 1). Chaque bas-relief représente un temple de style dravidien pur d'une époque antérieure au vm e siècle de noire ère et un édifice fantaisiste à clochetons qui ne sont que des huttes
Fig. 3/47. — Rampe d'escalier près de Thùparàma.
stylisées. Dans chacune de ces huttes sont de petits personnages et parfois des animaux (fig. 3/|G, 347). ^ ous avons négligé de les faire figurer sur notre modeste croquis qui du coup a pris l'aspect d'un tas de champignons. Dans le compartiment central se trouvent deux lions placés comme ils le sont dans certains chapiteaux d'Ellora et d Amarâvatî. Ils sont visiblement d'origine persane.
Nous avons insisté sur ces divers bas-reliefs parce qu'ils n'ont jusqu'ici attiré l'attention de personne, bien qu'ils soient des spécimens fort curieux de monuments anciens dont il ne reste nulle trace.
MATALE
MATALE
La ville de Matalé est actuellement le point terminus dune petite ligne de chemin de fer partant de Kandy et se dirigeant vers le Nord. Cette ville n'offre rien de particulier par elle-même, mais à trois kilomètres plus loin sur la route de ïrinquemalé se trouvent des grottes fort intéressantes et très anciennes dont les fresques méritent d'être étudiées. Ces grottes sont de simples surplombs transformés en temple au moven d'un mur en briques ; elles portent le nom de : temples d'Aluvihàra. Elles servirent de refuge ainsi que les grottes de Dambulla au roi Walagambahu chassé de son trône par les Malabars au commencement du i er siècle avant J.-C. Lorsque ce prince eut pris possession de son royaume il convertit en temples les grottes où il avait si longtemps trouvé un abri et les couvrit de fresques. C'est a lui que l'on doit la première transcription en pâli des enseignements bouddhiques apportés par Mahindo au in° siècle avant notre ère, et qui n'avaient été conservés jusque-là que par la tradition orale. 11 confia les livres sacrés aux prêtres d'Aluvihàra, et c'est là qu'en 1826 l'Anglais ïurnour retrouva le « Mahàvansa » ou la « Grande Généalogie », dont il fit la traduction.
On visite généralement deux grottes couvertes de fresques et contenant chacune un grand Bouddha couché. La plus vaste et la plus rapprochée de la route est la plus intéressante, et c'est aussi la seule dont les peintures souvent remises à neuf ont conservé leur caractère archaïque. La seconde a été rajeunie d'une façon déplorable par les bonzes de la localité, et ce n'est pas sans une certaine surprise (pic nous avons distingué parmi les génies gardiens du temple figurés sur le mur extérieur, un soldat anglais avec son casque et son fusil. Bien que les bonzes nous aient affirmé que les
Fig. 348.
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peintures de la première grotte n'avaient jamais été remaniées dans leurs formes essentielles, nous conservons encore quelques doutes sur leur authenticité.
Nous n'avons pas constaté dans les scènes figurées dans cette grotte la présence de toits à la chinoise, mais bien de simples bâtiments à toits superposés. Le toit de l'un de ces édifices se termine par une sorte de volute de caractère chinois (fig. 3/|8, 3/|8 bis , 3^8 ter ).
. Les makaras ont la même forme
qu'à Dambulla et dans quelquesuns des plus anciens monuments des Indes ; ce sont des crocodiles ou des animaux fabuleux qui ont la gueule tournée vers l'intérieur et la queue roulée et stylisée vers l'extérieur (fig. 43, p. t\l\). Les niches à bouddha des fresques sont couronnées d'un arc à fleurs stylisées sans makara que l'on rencontre couramment dans toute rindo-Chine. Ce motif décoratif est d'origine indienne.
Il est à remarquer que les maisons de Ceylan et les édifices modernes de style hindou n'ont jamais de toits a la chinoise ; il est donc à présumer que les rares crochets que nous avons signalés a Aluvihàra et que nous signalerons à Dambulla et k Polonnaruwa sont des motifs voulus et résultant d'une tradition.
Cette réflexion nous est surtout venue au sujet des fresques du temple de Kelani près Colombo, et d'autres temples relativement peu anciens où, au milieu de détails franchement européens, tels qu'une sorte de landau au marchepied en fer, on voit des toits in-
Fig. 348 bis .
Fig. 348*".
Fresques des grottes d 'Aluvihàra (i er siècle av. J.-G. ?).
DAMBULLA S^ê
diens à crochets d'un caractère absolument archaïque dont les modèles n'existent pas à Ceylan et qui sont certainement la réproduction d'anciennes formules décoratives .
DAMBULLA
Les grottes de Dambulla se trouvent sur le côté gauche de la route postale qui conduit à Trinquemalé, à une quarantaine de kilomètres au Nord de Matalé. Elles sont au nombre de 5. Ce sont, comme a Matalé, de simples surplombs de rochers fermés par un mur dont les fenêtres obstinément closes maintiennent une obscurité mystérieuse et voulue à l'intérieur des temples. Ces grottes ont longtemps servi de refuge ainsi que celles de Matalé au roi Walagam-Bahu vers Tan 90 ou 80 avant notre ère. Elles ont été consacrées au culte par le même monarque, le jour où il parvint à remonter sur le trône. Les parois très inégales du temple, c'est-à-dire du rocher, sont couvertes comme à Matalé de peintures fort curieuses, mais malheureusement remaniées.
La dernière réparation, au dire de M. Bell, directeur du service archéologique, daterait du xvm e siècle. Il est admis que ces peintures qui m'ont paru singulièrement fraîches dans certaines grottes, n'ont jamais été modifiées dans leur dessin et dans leurs couleurs. On aimerait toutefois avoir a cet égard une certitude basée sur des preuves réelles. La restauration la plus importante, citée par les Annales, daterait de 1192 de notre ère. Elle fut l'œuvre du roi Kîrti Nissanka qui voulut réparer les dégâts causés par une invasion de Malabars. Les temples renferment des statues de Bouddha, debout ou couché, mais la grotte principale est dédiée à Vichnou dont la statue particulièrement vénérée du public et des bonzes semble faire très bon ménage avec les autres effigies du Bouddha. 11 est singulier de rencontrer à Ceylan, l'île sainte, ce
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mélange de brahmanisme ou plutôt d'hindouisme et de bouddhisme ; nous aurons encore l'occasion de faire la même remarque à Polonnaruwa .
Certaines fresques de la grotte principale offrent un intérêt de premier ordre ; elles se trouvent dans le coin le plus obscur de la partie droite. Certains indices nous font croire qu'elles sont la reproduction assez ancienne de fresques datant du 1" siècle avant notre ère. On v voit des scènes historiques, telles que l'arrivée du prince Vijava à Cevlan. la prédication de Mahincla et le célèbre combat où le roi Dutthagàmanî, en l'an 16/1 avant J.-C, battit le prince Elàra, usurpateur venu de ïanjore, et lui coupa la tête. Chose étrange et inquiétante, le roi Dutthagàmanî est représenté dans la circonstance avec des bottes mousquetaire, genre Louis XIII (déjà !), en cuir jaune avec des bouts recourbés à l'indienne. Les armes sont du modèle antique, les étendards ressemblent à nos gonfalons du moyen âge ; ils sont ornés clans le haut du soleil et de la lune, dans le bas d'un lion rampant tenant un sabre dans une patte de devant. Ce sont la des motifs persans ajoutés certainement après coup * ..
Le palais du prince est un édifice à trois étages en retraits successifs, avec vérandas, sans crochets à la chinoise, Les colonnes et balustrades paraissent être en bois et sont peintes en jaune ou en
EL
Fig. 349. — Fresques des grottes de Dambulla (i er siècle av. J.-C).
1 . JLétendard au lion rempant se trouve dans une autre série de scènes au milieu de la porte principale. Les personnages de celte dernière scène sont de grandeur paturelle.
DAMBULLA 377
rouge. Les fenêtres sont fermées par de simples barreaux en bois. Les balustrades des vérandas sont également de simples barreaux. Nous donnons le croquis sommaire de l'édifice (fig. 34<)). Dans la salle du bas, il y a divers personnages. Le roi Dutthagâmanî est assis sur un trône et reçoit un sabre que lui donne un jeune homme, à moins que ce ne soit l'inverse. Au dehors du palais, de nombreux cadavres auxquels on a coupé la tête symbolisent naïvement la grande bataille dans laquelle le roi a reconquis son trône. Lui-même est à cheval, chaussé de ses fameuses bottes ; il coupe vaillamment la tête de son adversaire.
Dans le même coin de la grotte sont représentés deux autres édifices : l'un est un simple pavillon d'habitation, un Bouddha dans une niche occupe la position centrale de la salle à colonnes du rez-de-chaussée (fig. 349 bis ), l'autre est un pavillon à trois étages en
retrait les uns des autres avec crochets h la chinoise, qui fait partie d'une scène de la prédication de Mahinda. Les crochets des toits ne sont pas franchement indiqués dans la restauration et apparaissent sous la peinture. C'est du moins notre impression. Il serait a désirer que des photographies de ces scènes historiques fussent prises et publiées. La lumière serait suffisante, à condition que l'on fît ouvrir une fenêtre condamnée qui donne sur ce réduit obscur.
Une autre peinture de palais, fort curieuse, se trouve dans la dernière grotte. Nous en avons fait le dessin simplifié (fig. 35o). Il y a des personnages à tous les étages. Au rez-de-chaussée un Bouddha assis trône au milieu de la salle centrale. L'édifice était probablement construit en briques et bois. Les colonnes et les balustrades
Fig. 3V h
— Fresques des grottes de Dambulla (i"" siècle av. J.-C).
3^8 CEYLAN
,sont généralement de couleur jaune, ce qui signifie, suivant l'usage indien, qu'elles étaient dorées comme le sont encore les palais de Mandalay. Nous avons omis de noter sur place, la couleur des toits. Il est probable qu'ils étaient dorés également. Dans chaque entrecolonnement sont suspendus des ornements dont il nous a été impossible de reconnaître la nature, en forme d'éventail ou de chasse-mouche, ou peut-être de fleurs de lotus. Le peintre a probablement voulu représenter des fleurs. Cette ornementation se rencontre constamment au Boro Boudour.
Nous croyons que ces palais sont bien la répétition des anciennes
Fig. 35o. — Fresques des grottes de Dambulla (i cr siècle av. J.-C).
fresques. Un examen minutieux a l'aide de bougies nous a permis de constater sur les parois les plus obscures de la grotte principale, au fond, adroite, dans une partie non remaniée, et aux trois quarts effacée, les lignes principales de palais analogues peints en blanc avec colonnes et balustres jaunes et rouges.
Du haut du rocher de Dambulla, on aperçoit à une dizaine de kilomètres, au nord-est, le bloc de rocher sur lequel se dressait la célèbre forteresse de Sigiri. Malgré l'immense et mystérieuse attraction que ces ruines produisent sur les touristes nous n'en dirons que quelques mots.
SIGJRI 879
SIGIRI
Sîgiri est un énorme rocher abrupt de i^o mètres de haut, qui émerge, seul, au milieu de la foret tropicale qui couvre tout l'intérieur de Cevlan. Voici son histoire succincte, d'après le Mahâvansa. L'an ^78 après J.-C. le roi Kâçyapa ayant détrôné son père, le fit mettre a mort, puis se réfugia à Sigiri où il se fortifia. Dix-huit ans plus tard, il fut vaincu et tué dans la plaine voisine par son frère. La ville fut ensuite abandonnée (lig. 35 1).
Fig. 3,"ïi. — Sigiri (V sitcle A. D.)
La forteresse offre peu d'intérêt au point de vue de l'archéologie comparée. La ville basse a disparu, il ne reste que des vestiges du parapet. Le chemin de ronde, les escaliers et les échelles de fer — ces dernières naturellement modernes — qui permettent d'atteindre le sommet du rocher sont curieuses et suffisent à la joie du touriste sportif. Deux plates-formes successives de 20 mètres sur 20 environ étaient occupées par les gens du prince ; les maisons dont on a dégagé les fondations étaient petites et construites probablement-
CEYLAN
en bois car il ne subsiste que quelques briques de soubassement. Le palais se dressait sur la plate-forme la plus baule du rocher ; il n'en reste que les fondations et la marque de l'emplacement des piliers. Quelques peintures, très bien reproduites au Musée de Cevlan, se voient sur une paroi du rocher : leur accès est particulièrement pénible.
Nous croyons qu'il existe d'autres peintures à une heure de marche plus au nord, dans une grotte formée par le surplomb d'un rocher. Nous n'avons pu v parvenir, le sentier étant complètement obstrué parla végétation depuis quelques aimées.
Le Service archéologique a trouvé à Sigiri 3ooo pièces de monnaie romaine des quatre premiers siècles de notre ère jusqu'à Julien l'Apostat inclus. On s'explique difficilement la cause de la présence de ce trésor dans une ville fondée à la fin du v ( siècle, c'est-à-dire plus d'un siècle après la mort de Julien l'Apostat. Un fait non moins curieux est la rareté, aussi bien à Sigiri qu'ailleurs, des monnaies bvzantines. On ne nous en a jamais montré.
POLONNARUWA
Les ruines de Polonnaruw a présentent un immense intérêt parce qu'elles sont en bon état de conservation. L'accès en est aujourd'hui très facile par une assez bonne route carrossable qui se détache à l'Est de la route de Trinquemalé.
La ville de Polonnaruwa fut fondée l'an 7G9 après J.-C. par AgrabodhilV qui y transporta le siège du gouvernement après l'abandon d'Anuràdhapura considérée comme trop voisine de l'Inde et trop accessible aux bandes de Tamouls. Dey à en 65o, le roi Siri-Sangabodhi II y avait édifié un palais, mais il ne semble pas que la nouvelle ville ait jamais joui d'une bien grande prospérité jusqu'à l'avènement du célèbre roi Paràkrama-Buhu (n53-ii8Gj.
POLONNARUWA
Les ïamouls, ainsi que nous l'avons dit plus haut, s'emparèrent de la ville en 1028 et y établirent une vice-royauté jusqu'en 107 1, c'est-à-dire pendant ^8 ans.
En 12/io, la ville de Polonnaruwa fut définitivement abandonnée. Elle se trouve aujourd'hui en pleine foret et complètement envahie par la brousse. On vient v chasser l'éléphant. Les principaux]monu-
Yivr. .Tn. — Dalada Miilipiva.
ments de la ville, soit une vingtaine de temples ou de stupas, sont en bon état, bien restaurés et absolument dégagés de la végétation qui les recouvrait et les cachait autrefois. Ce résultat est dû au zèle intelligent du Chef du Service archéologique de l'île, M. Bell.
La plupart des monuments encore debout datent du règne de Paràkrama-Bàhu ; ils sont en briques, de style franchement dravidien, et ont été construits par des architectes tamouls que le roi, au dire du Mahâvansa, fit venir de Madura, Tanjore, etc.. pendant la période glorieuse où il fit la conquête des districts Sud de l'Inde..
CEYLAN
Le souvenir d'Anurâdhapura se manifeste par deux stupas, quelques terrasses couvertes de piliers monolithiques et quelques pierres
Fig. 353. — Tliùpàràma à la Polonnaruwa, lace nord (xn (> siècle A. I).).
de lune, mais l'ensemble est dravidien. Les bas-reliefs en briques et stuc qui ornent les murs des principaux temples offrent de ce fait un
Fig. 35/|. — Thùparâma à Polonnaruwa (xn e siècle A. D.), face sud.
intérêt de premier ordre parce qu'ils permettent de se faire une idée des habitations de l'époque en matériaux légers, habitations qui ont
POLONNARUWA
disparu, comme nous Favoris déjà dit, et qui ne se retrouvent même pas aux Indes.
On arrive à Polonnaruwa par la route de Dambulla à Trinquemalé. On remarque à droite et à gauche de la route, dans une clairière, quelques ruines à piliers monolithiques semblables à celles d'Anurâdhapura. On distingue entre autres deux lingas encore debout. On ne tarde pas ensuite à rencontrer une terrasse de i5o mètres de long sur ioo de large environ et de 2 mètres de haut sur laquelle se pressent les principaux monuments de la ville.
Dalada Maligava (fig. 35s) est un temple en pierre de style dravidien édifie en 1 198 par le roi Kîrti Nissanka. Le temple proprement dit est précédé d'un vestibule quadrangulaire dont le toit est tombé. Nous n'insisterons pas sur ce temple fort bien conservé ; nous nous contenterons de faire observer que son plan et son style sont absolument hin-
Fig. 355. — Bas-relief en brique et stuc ClOUS . de l a f ace su d de Thûpâràma.
Thâpàrama. — Ce temple (fig. 353, 35/4) est bien conservé. Il porte le même nom que l'un des stupas d'Anurâdhapura : il est purement dravidien et pourrait tout aussi bien se trouver à Madura qu'à Polonnaruwa. Il est attribué au roi Parâkrama-Bahu.
L'édifice comprend deux parties : une sorte de vestibule et le sanctuaire ou cella. La voûte de la cella est ogivale et les briques qui la composent ne sont pas disposées en encorbellement, mais à la Persane, ainsi que nous l'avons souvent signalé h Pagan. Sur les
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murs se trouvent de curieux bas-i e!iefs en briques et stuc qui sont Timage des monastères de l'époque. Le toit d un petit édicule qui surmonte la porte centrale de l'édifice représenté dans le bas-relief est tout à lait de modèle chinois (fig. 355).
Fier. .37)6. — Sat Mnlial Pràsàda à l\>lonnann\a (xn e su c\o A. I).).
Une jolie frise de lions accroupis ou debout souligne la base du temple.
Sat Mahal Prâsâda. — C'est une pyramide quadrangulaire a six
Fi g. 33". — Wata Dagr.
Fi g. 358. — Polannarmva. Tomplc du xn c siècle.
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étages, de i5 mètres de haut sur 10 de large (fig. 350). Chaque étage est orné d'une niche de quelques centimètres de profondeur abritant un élégant bas-relief du Bouddha debout ! . Un escalier en briques avec un palier de o m ,2 5 a o m ,3o, permet de monter au premier étage ; il s'arrête là. La pyramide est pleine, mais les quatre niches intérieures du rez-de-chaussée, dépourvues de statues, sont
i .JflP^P'fc ^PWWIWJ!
Fig. 33(j. — Rankot Dagoba(xn c sirclc). Polonnaruwa.
entourées d'une gaine très étroite de o nl ,5o environ de large, formant corridor comme dans le petit pagodon de Lémiétna a Prome.
Cette pyramide a souvent été comparée aux tours khmères, et de fait elle est conçue dans le même esprit, mais il n'v a la qu'une simple coïncidence, qui provient de ce que toutes ces tours sont d'origine indienne, ou dérivées de types indiens.
Les bas-reliefs ont presque tous disparu.
POtONNAÎimVA 387
Wata Dagé, « le dagoba rond ». — C'est un édifice circulaire qui n'a probablement jamais été recouvert, ainsi que semblent l'indiquer les pierres qui forment la corniche du mur. Un petit stupa s'élève
Phot. Skeen, à Colombo.
Fig. 36o. — Jetavanàràma (xn c siècle).
en son milieu. L'escalier est du style d'Anurâdhapura (fig. 34i). La partie la plus intéressante du monument est une balustrade extérieure en pierre pleine, à dessins hindous, mais conçue dans l'esprit
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byzantin. C'est une vraie broderie sur pierre, dont nous avons
le regret d'avoir perdu la photographie (fîg. 35 7 ).
On identifie généralement ce temple avec celui qui fut édifié par Mahinda, ministre de Parâkramabâhu (116/1-1197) ! .
Il existe encore deux ou trois temples sur la terrasse qui constitue pour ainsi dire l'acropole de la cité. \ous donnons la photographie du mieux conservé d'entre eux.
C'est un temple du genre de ceux d'Anurâdhapura. Un Bouddha en pierre en occupe l'extrémité (fig. 358).
Fig. 36 1. — Plan approximatif de Jetavànàràma.
Échelle: i m = o m ,ooa.
Rankot-Dagoba. — A 1000 mètres environ plus au nord, dans la foret, se trouve un stupa en briques du stvle d'Anuràdhapura. Il a été construit par Parâkrama-Bàhu (fig. 309). La retombée des arcs
Fig. 30'*. — Bas-roliof on briques et stuc de Jetavànàràma.
des petits édicules qui se trouvent à la base du monument aux
1. H.-W. Cave. The ruined citics of Ceylon. London, 1904, p. 1 55.
POLONNARUWA 38$
extrémités des deux diamètres perpendiculaires, est en forme de makara, mais il ne reste que l'ossature en briques. Ces cbapelles sont ducs au roi Kirti Nissanka qui monta sur le trône en 1192. Le stùpa (a Geylan on dit de préférence : le dagoba) a 70 mètres de haut environ sur 60 de base.
Fig. 363. — Polonnaruwa (xn c siècle).
Jetavanàràmà. — Ce temple, le plus intéressant peut-être de Polonnaruwa (fig. 0G0) est de pur style dravidien. C'est une construction allongée de 35 mètres de long sur i5 de large et 20 mètres de haut environ ! comprenant trois salles, sur plan télescopique