‹ L'Architecture (volume 2)Chapitre 26 sur 97 · CUSTODE , DANS L’ÉGLISE DE NOTRE-DAME, A L’ÉPINE · texte numérisé non relu

CUSTODE , DANS L’ÉGLISE DE NOTRE-DAME, A L’ÉPINE

ne le pense pas. On le voit cependant divisé en deux capacités : la plus considérable est ornée de peintures, à l'intérieur; ses ouvertures sont dans la basse nef; elles se comiKisent d'une porte et d'une baie; celte dernière était vraisemblablement pourvue d’une clôture métallique, à travers laquelle on pouvait voir la statue miraculeuse ainsi que les reliques données naguère |>ar les villes de Vendôme et de Chatons. Autant qu’on en .peut juger par les sujets des peintures, celles-ci se rapportent à la Vierge et représentent les divers motifs des Litanies.

On y remarque donc la chaste mère du Christ entourée des symboles qui figurent et traduisent toutes ses ineffables qualités : Région Angelurum, Turrit Davidica, Jutiua Cœli , Stella malutina, etc. (*). — L'autre, beaucoup moins grande et non décorée à l’intérieur, a une petite ouverture sur le sanctuaire ( l ).

Reste à fixer, autant que possible, l'âge ou la date de ce monument. Si l’on tient compte ’ qu'il fut fait après la consécration de l'édifice, laquelle eut lieu en 1420, et si l'on se rappelle que nos rois Charles VII et Louis XI y vinrent en pèlerinage, on pourrait, d’après le style de l'édicule et en remarquant surtout la présence de celle couronne fleurdelisée qui décore la pyramide ou le clocheton central, ou pourrait, dis-je, en conclure qu’il doit être un présent ou un ex-voto dont l’un de nos rois fil les frais. Au reste, et à défaut de telles notions, le caractère de l'architecture accuserait presque une époque que je crois peu postérieure à celle de ces pèlerinages royaux. Toutefois, des traces d’art de la Renaissance, visibles dans les consoles et dans l’évidement, du côté du chœur, de certaines parties des contre-forts, indiquent, peut-être, un remaniement ou l’action de cet art naissant à l'époque où certains architectes croyaient devoir continuer, dans les constructions religieuses, l'emploi de l’ancien style. Qui sait même si l'édicule n'a point été fait par ce Guichard, auteur de la flèche méridionale de l’église où se retrouve l’idée du clocheton avec couronne à fleur de lis ! C’est là une hypothèse que suscite le rapprochement, sans toutefois pouvoir l'affirmer.

ft; Les peintures du premier compartiment se sont assez bien maintenues; mais, il n’en est pas de mente des a ut rts . elles ont été restaurées ou plutôt refaitts, à ta moderne, par un artiste de disions, qui n'a pas su respecter le raractcrr et le stvie de nette œuvre, vraisemblablement du X V' siècle ou du commencement du XVI*. C'est un prend malheur, parce que le sujet des Litanies est un de ceux que l'on rencontre assez rarement, soit en peinture ou en sculpture monumentales. — A Lu Ferté-Bemard. dans la chapelle de la Vierge. l'artiste-décorateur a célébré les louanges de la Reine descioux à l'aide d'inscriptions qu'il a fort ingénieusement placées sur les nervures de cette partie de l'église.

Elle si* trouve pratiquée, dans la travée de gauche, b mi-hauteur du panneau et coupe ainsi la colonnette de séparation. Il en résulte un mauvais effet, que je ne saurais prendre pour une disposition primitive. A mes yeux, cette ouverture indiquerait plutôt une destination, faite postérieurement par des personnes qui. pour des convenances particulières, n'ont pas craint de dénaturer l'harmonie de i'cnsrmbie. tVcst. peut-être alors, qu'on lui donna l'office de tabernacle.

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