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CANDELABRE A SEPT BRANCHES
DANS L’ÉGLISE DE LFlAU
Trois formes, aussi variées que distinctes, furent données à cette classe d'ustensiles. — La première procède du type primitif, c’est-à-dire du candélabre du temple de Jérusalem, dont les Romains nous ont laissé, dans les sculptures de l'Arc de Titus, une copie plus ou moins fidèle. Ici , le monument est composé d’un pédicule supportant ou donnant naissance à une tige verticale, d’où s'élancent, à droite et à gauche, six branches ou autres tiges coutbes et s'arrêtant sur une seule et même ligne. Le luminaire est placé à leur extrémité. — La seconde variété présente une différence notable. Le pédicule se retrouve encore; mais, les branches ont été disposées autour de la tige centrale, dont l'extrémité supérieure est ou de la même hauteur ou plus élevée que les autres; — enfiu, la troisième espèce s’écarte encore plus, comme composition, des deux types précédents. On a disposé le luminaire sur une poutre horizontale, qui est soutenue par deux supports verticaux en forme de piliers ou de colonnes.
C’est aux monuments de la deuxième classe ou espèce qne se rattache le candélabre de Léau. Son ensemble affecte d'abord une forme de pyramidation, puis il nous paraît offrir une autre particularité également digne de remarque; je veux dire que cet ustensile, indépendamment de sa destination comme candélabre <i sept branches , servait encore, selon les besoins et par la disposition de sa lige centrale, de candélabre pour le cierge pascal, ce qu'indiquerait, suivant nous, la présence d'un lutrin, destiné sans doute au chant de l'Eau //et.
Le randélabre de Léau est certainement une des (ouvres les plus considérables de la tonte flamande au XV* siècle. Mais, a-t-il été produit à Dinaut, qui est peu éloignée de cette ville, ou bien doit-on l’attribüer à l'école de Tournai? Je ne puis le dire; car, en consultant mes notes, je n’y ai trouvé aucune copie d'inscription , et cela m’a d’autant plus surpris que plusieurs autres candélabres en possèdent, et il m’étonne qu’un ouvrage de celte valeur n'ait point été signé. Quoi qu’il en soit, j'appelle sérieusement l’attention sur celte magnifique pièce du mobilier ecclésiastique, parce qu’elle occupe une place très-importante dans la classe des ustensiles propres au luminaire , et parce qu’on doit y voir encore un des beaux résultats de la fonte monumentale vers la fiu du moyen âge.