DANS L’ÉGLISE CATHÉDRALE, A COLOGNE
Du moment où l’Eglise eut adopte la lumière artificielle pour rehausser la pompe de ses cérémonies, et du moment encore où, i chaque nouvelle institution religieuse, à charpie nouveau culte ou pratique, elle poursuivit celte voie d’application, il devait s’ensuivre que le brillant fluide se verrait bicntùt approprié et employé dans beaucoup de cas, ce qui exigerait un certain nombre de supports que l’art fut spécialement chargé de trouver et de produire. Ces différentes appropriai ions de lu lumière donnèrent, en cfict, naissance à une multitude de monuments, d'appareils ou d’ustensiles dont l’emploi, l'usage ainsi que l'ensemble devaient, ou le pense bien, faire l'ornement du temple, et c’est précisément ce qui avait lieu aux grandes fêtes ; car, eu ces jours, l’Église s’eu servait ou en faisait un vaste système d'illuniiiiatiou solennelle et tout à fait propre à jeter de l’éclat sur les cérémonies. Sous l'iulluence de cette pensée, ou créa donc des appropriations nombreuses pour lesquelles les artistes durent composer tics mouuineuts de formes très-diverses. La vue de toutes ces pièces offrait, sans doute, uu grand intérêt; mais, depuis les pejles nombreuses qu'a subies le mobilier ecclésiastique, il n’est guère vraisemblable que l'on se fasse jamais une idée de cet ensemble. Toutefois, eu rapprochant et en étudiaul ce qu’il en reste, on est encore étonné du nombre cl de la variété des monuments. Leur étude révèle à l’ investigateur toute une série de faits relatifs à l'application et à l'emploi du luinimdro dans les églises, en même temps qu'elle fournit des renseignements précieux sur la composition, les formes, le décor et l’exécution même de toutes ces œuvres. Sur ce poiul, je u’eutre dans de plus lougs détails ; l'un trouvera, ailleurs, tous les développements qu’il faut abréger ici.
Ou vient de voir que les appropriations du Itimiuairc ecclesiastique fureut très-variées, et que le uornbre des ustensiles, destinés à les porter, fut très-considérable ; il s’agit maintenant de se rendre compte des principaux systèmes. Quant à l’examen des monuments, plusieurs familles ou quelques individus du chaque classe oui ici leurs notices à part.
Nous avons déjà dit que le luminaire honorifique.se divisait, suivant les vues de l'Eglise, eu deux catégories distinctes : celui qu'ou consacrait aux personnes divines, telles que Dieu, la Trinité , la Vierge , — et celui qu'on affectait aux personnages d’un ordre inférieur , tuais cependant illustres, c’est-à-dire aux Saints; puis, nous avons ajouté, en traitant des matières propres à l'éclairage , quelles furent les deux espèces : l’huile et la cire, et , à propos de cette dernière, nous- avons dit que les objets éclairauls avaient reçu la forme de tiges, plus ou moins longues et grosses, que l'un plaçait sur des monuments ou ustensiles spéciaux. Nousavous encore catégorisé ces ustensiles selon l'importance de leur emploi; mais, on a vu qu’il y avait une distinction à faire au sujet des tiges eu cire, nommées ciergn, distiuc-