FERMANT LE SANCTUAIRE DES ÉGLISES ET DES CHAPELLES
L'auguste sainteté de ces enceintes, oit s'accomplissent les plus grands mystères du culte, fut toujours considérée comme le lieu ou l'endroit le plus vénérable des temples catholiques; aussi, l'entrée en était-elle défendue aux simples fidèles et réservée seulement aux membres des divers ordres de la hiérarchie sacerdotale. Telle fut, dès l'origine, la volonté de l’Eglise; car, en consultant l'histoire et les monuments, on acquiert, sur ce point, la preuve qu'elle en avait, dès lors, circonscrit l’espace, et qu’elle l'avait encore clôturé de manière que ses ordres ne soient pas enfreints. En effet, les premières basiliques chrétiennes, et surtout celles qui ont pu traverser les âges dans une intégrité plus ou moins complète, ont leur sanctuaire ainsi que le chorus psallcnlium fermés de chancels et de clôtures en riches matériaux. Plus lard, lorsque le chœur, par rétablissement du pourtour, subit une transformation, la clôture éprouva un changement notable : elle épousa la forme ou la figure du plan donné à cet espace; mais, on y employa toujours les marbres ou la pierre, et cet emploi, tout le fait croire, dura encore longtemps. Toutefois, un jour vint où l’art, par ses progrès dans toutes les branches, ne se contenta plus, comme matériaux de clôtures, des éléments mis eu œuvre; on avait sans doute d'autres vues, et, probablement aussi, certaines raisons y portèrent. C'est ainsi que, bien que sur quelques points, on voie se poursuivre l’usage des clôtures en marbre ou en pierre, ailleurs, à la même époque, ou en établit eu une tout autre matière : en métal, c’est-à-dire en fer. Nous devons cependant avouer qu’on n’en constate l’adoption, pour les plus anciennes, que dans des localités dépourvues de marbres, et, conséquemment, d’artistes décorateurs en ce genre.
lusqu'à ce moment, la clôture du chœur ou des chapelles forma comme une sorte de barrière solido et opaque qui, dès lors, se vit changée en une espèce do grillage ou de réseau métallique, à travers lequel l'œil put pénétrer. Différentes causes avaient, peut-être, conduit à ce genre de clôtures : les ordres de l'Église, une pensée do prévoyance contre les spoliateurs et le désir encore de rendre visibles aux fidèles les augustes cérémonies du sanctuaire. Quoi qu'il en ait été, toujours est-il qu'on y appliqua, comme matière, un nouvel élément, élément dont on avait fait un plus ou moins heureux usage dans la composition et le décor des vantaux de portes, où la propriété de sa nature augmenta la force et la solidité, et, dès lors, apparaît l’application du fer à la clôture, soit que celle-ci dût fermer les arcades d’un |K>urtour de sanctuaire, soit qu’il fût seulement question d'une barrière à établir à l'entrée d'un chœur apsidul ou d’une simple chapelle. Or, dès le XI' siècle, le talent qu’avait acquis le